L'engagement indéfectible des Nations Unies en faveur de la santé
Depuis la création de l'OMS en 1948, le monde a connu d'innombrables problèmes de santé publique menaçant notre santé et notre bien-être. Cependant, de nombreux obstacles ont été surmontés et des progrès remarquables ont été réalisés dans les domaines de la science médicale, des soins de santé et de la santé générale de la population.
Depuis le début du siècle, la santé de la population mondiale s'est considérablement améliorée. Les taux de mortalité infantile ont diminué de moitié, les taux de mortalité maternelle ont diminué d'un tiers et l'incidence de nombreuses maladies infectieuses telles que le VIH, la tuberculose et le paludisme a chuté.
En outre, les risques associés aux décès prématurés dus aux maladies non transmissibles (MNT) et aux blessures ont diminué. Grâce à ces résultats, l'espérance de vie mondiale à la naissance est passée de 67 ans en 2000 à 73,3 ans en 2024. Ces résultats positifs sont attribués à plusieurs facteurs tels que l'amélioration de l'accès aux services de santé essentiels et la réduction de l'exposition aux risques sanitaires tels que le tabagisme, la consommation d'alcool et la dénutrition infantile.
Le gardien mondial de la santé publique
Dès sa création, l’Organisation des Nations Unies a été activement impliquée dans la protection et la promotion d’une bonne santé à travers le monde. Au sein du système des Nations Unies, c’est l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
qui mène les efforts en ce sens. La Constitution de l’OMS est entrée en vigueur le 7 avril 1948 – date à laquelle nous célébrons chaque année la Journée mondiale de la santé
.
Les premières priorités de l’OMS ont été le paludisme, la santé des femmes
et des enfants
, la tuberculose
, les maladies sexuellement transmissibles
, la nutrition
et la pollution environnementale
. Beaucoup de ces enjeux restent à l’ordre du jour de l’OMS aujourd’hui, en plus de maladies relativement nouvelles, telles que le VIH/Sida, le diabète, les cancers et d’autres maladies émergentes telles que le Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), Ebola, le virus Zika et la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)
.
En 1948, l’OMS a commencé à établir la Classification internationale des maladies, devenue la norme internationale permettant de rendre compte des données de mortalité et de morbidité. Depuis sa création l’OMS a contribué à de nombreuses réalisations historiques
dans le domaine de la santé publique, parmi lesquelles :
- Les antibiotiques (1950) : Début de la période de découverte des antibiotiques tels qu’ils sont utilisés aujourd’hui. Dans le même temps, l’OMS commence à conseiller les États sur leur utilisation responsable.
- La polio (1988) : Mise en place de l’Initiative mondiale pour l'éradication de la poliomyélite 1988, alors que la polio paralyse plus de 350 000 personnes chaque année. Depuis, les cas de polio ont décliné de plus de 99 % grâce à la vaccination mondiale contre cette maladie.
- La variole (1979) : La variole est éradiquée à la suite d'une campagne ambitieuse de vaccination durant douze années, menée par l’OMS à l'échelle mondiale.
- La tuberculose (1995) : La Stratégie mondiale visant à réduire les nombre de décès causés par la tuberculose (TB) est lancée. Fin 2013, plus de 37 millions de vies ont été sauvées dans le cadre de cette stratégie grâce à un diagnostic et un traitement ad hoc.
- Le sida, la tuberculose et le paludisme (2001) : Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, un nouveau mécanisme de partenariat et de financement qui était à l'origine géré par l’OMS, est mis en place en collaboration avec d’autres agences onusiennes et des grands donateurs.
- La mortalité infantile (2006) : Le nombre d’enfants qui décèdent avant leur cinquième anniversaire est passé sous la barre des 10 millions pour la première fois de l’histoire récente.
- Les maladies cardio-vasculaires, le diabète, le cancer (2012) : Pour la première fois, les États Membres de l’OMS ont définis des objectifs globaux dans la prévention et le contrôle des maladies cardio-vasculaires, du diabète, du cancer, des maladies pulmonaires chroniques et d'autres maladies non transmissibles.
- L’épidémie d’Ebola (2014) : La plus grande flambée de la maladie à virus Ebola de l’histoire frappe l’Afrique de l’ouest. Le secrétariat de l’OMS met en place une réponse sans précèdent à cette épidémie, déployant des milliers d’experts et de l’équipement médical ; mobilisant des équipes médicales étrangères et coordonnant la création de laboratoires et centres de traitement mobiles. En 2016, l'OMS a annoncé qu'aucun cas d'Ebola n'avait été recensé en Afrique de l'Ouest, mais a averti que la résurgence de la maladie était probablement à craindre et que les pays de la région devaient rester vigilants et prêts à y faire face.
- Déclaration sur la couverture sanitaire universelle (2019) : les dirigeants mondiaux adoptent une déclaration politique issue de la réunion de haut niveau sur la couverture sanitaire universelle, qui constitue l’ensemble d’engagements en matière de santé le plus complet jamais adopté à ce niveau.
- COVID-19 Riposte (2020) : l’Organisation mondiale de la Santé (OMS)
a déclaré que l'épidémie de coronavirus constituait une urgence de santé publique de portée internationale. Les Nations Unies ont lancé un plan stratégique de riposte globale à l'urgence sanitaire, la pandémie de COVID-19, qui a provoqué une crise humanitaire et économique sans précédent. En mai 2023, le directeur de l'OMS a déclaré que la COVID-19 n’était plus une urgence de santé publique de portée internationale
, soulignant que cela ne signifiait pas que la maladie n'était plus une menace mondiale.
Le personnel de l’OMS, composé de médecins, de spécialistes de la santé publique, de scientifiques et d’épidémiologistes ainsi que d’autres experts, intervient dans de nombreux pays à travers le monde.
L’OMS travaille de concert avec les décideurs politiques, les partenaires mondiaux de la santé, la société civile, le monde universitaire et le secteur privé pour aider les pays à développer et à mettre en œuvre des plans de santé nationaux solides.
Les interventions de l’OMS couvrent tous les aspects de la santé globale, incluant les interventions en temps de crise et la réponse aux urgences humanitaires, l’établissement de règlementations sur la santé permettant l’identification et la lutte contre les épidémies et la prévention contre les maladies chroniques. L’Organisation œuvre également afin de parvenir aux Objectifs de développement durable.
Statistiques sanitaires mondiales : surveiller la santé pour les ODD
Alors que les objectifs du Millénaire pour le développement s’intéressaient à un ensemble restreint de cibles sanitaires spécifiques pour certaines maladies à l’horizon 2015, les Objectifs de développement durable (ODD) sont tournés vers 2030 et ont une portée bien plus large. Ils incluent, par exemple, un objectif général pour la santé, qui vise à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être de tous à tout âge. Ils appellent aussi à la mise en oeuvre d'une couverture sanitaire universelle
.
D’après le rapport sur les statistiques sanitaires mondiales de 2024
, les progrès vers les objectifs du triple milliard de l’OMS sont mitigés.
On estime que 1,4 milliard de personnes de plus étaient en meilleure santé fin 2024, et cet objectif a donc été dépassé. Les progrès en matière d’amélioration de la santé ont été favorisés par le recul du tabagisme ainsi que par l’amélioration de la qualité de l’air et de l’accès à l’eau et aux moyens d’hygiène et d’assainissement. Mais les progrès en matière d’extension de la couverture des services de santé essentiels et de protection face aux situations d’urgence sanitaire ne sont toujours pas atteints. En effet, 431 millions de personnes supplémentaires seulement ont eu accès aux services de santé essentiels sans rencontrer de difficultés financières, et près de 637 millions de personnes supplémentaires ont été mieux protégées face aux situations d’urgences sanitaire.
Le nombre de décès de mères et d’enfants ne baisse pas assez rapidement pour que les objectifs mondiaux soient atteints. La stagnation des progrès met en péril des millions de vies. Ce ralentissement intervient après deux décennies de progrès remarquables : entre 2000 et 2023, la mortalité maternelle a chuté de plus de 40 % et la mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé de plus de moitié. Mais les investissements insuffisants dans les soins de santé primaires, la pénurie de personnels de santé qualifiés et le manque de services comme la vaccination et l’accouchement sécurisé empêchent désormais les pays de progresser.
Si aucune mesure n’est prise d’urgence pour atteindre les objectifs fixés à l’horizon 2030, on risque de ne plus pouvoir éviter 700 000 décès maternels et 8 millions de décès d’enfants de moins de cinq ans supplémentaires au niveau mondial entre 2024 et 2030.
La sécurité des patients et patientes commence dès la naissance
Autres institutions et fonds œuvrant dans le domaine de la santé
Le travail du système des Nations Unies dans le domaine de la santé globale n’est pas uniquement conduit par l’OMS. Beaucoup d’entités de l’ONU y travaillent aussi. De nombreuses questions liées à la santé sont examinées directement par l'Assemblée générale et le Conseil économique et social (ECOSOC), mais également par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA)
. Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA)
se focalise sur la santé maternelle, adolescente et reproductrice, de même que le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF)
, qui apporte également une assistance médicale aux mères et aux enfants.
Qu'est-ce qui nous empêche de mettre fin au sida ?
Célébrations de l’ONU relatives à la santé
Outre la Journée mondiale de la santé
(7 avril), de nombreuses journées internationales annuelles touchant à la santé ont été proclamées par l'Assemblée générale, telles que :
- la Journée internationale du mieux-être (15 avril),
- la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail (28 avril),
- la Journée internationale pour l'élimination de la fistule obstétricale (23 mai),
- la Journée mondiale sans tabac
(3 mai), - la Journée internationale du yoga (21 juin),
- la Journée internationale contre l'abus et le trafic de drogues (26 juin),
- la Journée mondiale de prévention de la noyade (25 juillet),
- la Journée internationale de la cardiologie interventionnelle (16 septembre),
- la Journée mondiale de la santé mentale
(10 octobre), - la Journée mondiale du diabète (14 novembre),
- la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre),
- la Journée internationale de la couverture sanitaire universelle (12 décembre),
- la Journée mondiale de la méditation (21 décembre),
Ressources
- Organisation mondiale de la Santé

- Statistiques sanitaires mondiales 2025

- COVID-19 : riposte des Nations Unies
