Une femme sur une chaîne d'usine
Une bénéficiaire du programme de partenariat pour l'emploi local du district de Cahul, en Moldavie, travaillant pour une entreprise qui produit des lingettes antibactériennes.
Photo :ILO/Ion Buga

Agir ensemble pour instaurer une culture positive de la sécurité et de la santé

Durant la pandémie de COVID-19, nous avons observé qu’un solide système de sécurité et de santé au travail, impliquant la participation significative des gouvernements, des employeurs, des travailleurs, des acteurs de santé publique et de toutes les parties concernées, à l’échelle nationale et dans les entreprises, est crucial pour protéger le milieu de travail et préserver la sécurité et la santé des travailleurs.

Par le biais d’un dialogue social efficace, les gouvernements et les partenaires sociaux participent activement à toutes les étapes des processus décisionnels en matière de SST. Cela est important dès l’élaboration et la révision des cadres politiques et réglementaires de sécurité et de santé au travail visant à remédier aux anciens et nouveaux problèmes de SST, jusqu’à leur application concrète sur le lieu de travail. Le dialogue social contribue à améliorer les politiques et les stratégies de sécurité et santé au travail mais il est également essentiel pour susciter l’appropriation et l’engagement, facilitant de ce fait une mise en œuvre rapide et plus efficace.

Sur le lieu de travail, une forte culture de sécurité et de santé au travail est une culture où le droit à un milieu de travail sûr et salubre est valorisé et promu par la direction et par les travailleurs. Une culture positive de la sécurité et de la santé repose sur l’inclusion, avec la participation significative de toutes les parties à l’amélioration constante de la sécurité et de la santé au travail. Sur un lieu de travail doté d’une forte culture de SST, les travailleurs se sentent à l’aise pour s’inquiéter ouvertement des risques ou des dangers éventuels en matière de sécurité et de santé au travail, et la direction collabore de façon proactive avec eux pour trouver des solutions adaptées, efficaces et durables. Cela nécessite une communication franche et un dialogue fondé sur la confiance et le respect mutuel.

Alors que nous restons confrontés à une crise sanitaire mondiale et à des risques persistants en matière de sécurité et de santé au travail, nous devons poursuivre nos efforts pour instaurer une forte culture de sécurité et de santé à tous les niveaux.

Historique

Célébrée le 28 avril, la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail promeut la prévention des accidents et maladies professionnels dans le monde entier. 

Le 28 avril marque également la Journée internationale de commémoration des travailleuses et des travailleurs morts ou blessés au travail, célébrée à l’échelle mondiale depuis 1996 à l’initiative du mouvement syndical. 

En 2003, le mouvement syndical a invité l’Organisation internationale du Travail (OIT) à prendre part à la campagne du 28 avril. En reconnaissant le 28 avril comme une journée de commémoration et de célébration, nous honorons les travailleurs blessés et décédés tout en célébrant les possibilités de prévention et de réduction de ces cas de blessures et de décès. Depuis 2003, l’OIT commémore la Journée mondiale de la sécurité et de la santé au travail le 28 avril en s’appuyant sur ses atouts traditionnels, à savoir le tripartisme (gouvernements, employeurs, travailleurs/travailleuses) et le dialogue social.

Le 28 avril offre donc l’occasion d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur les questions de sécurité et de santé professionnelles parmi les syndicats, les organisations patronales et les représentants du gouvernement. L’OIT reconnaît la responsabilité partagée des principales parties prenantes et elle les encourage à promouvoir une culture préventive de sécurité et de santé afin de s’acquitter de leurs obligations et de leurs responsabilités en matière de prévention des décès, des blessures et des maladies survenant sur le lieu de travail, en permettant à leurs employés de rentrer chez eux en toute sécurité lorsque leur journée de travail s’achève.

Sécurité et santé au travail

De nombreuses personnes meurent des suites d'accidents du travail ou de maladies professionnelles chaque jour pour un total de plus de 2,78 millions de décès par an. En outre, il y a chaque année quelque 374 millions d'accidents du travail non mortels, qui entraînent une absence du travail, selon l'Organisation internationale du Travail (OIT).

A training session on coronavirus testing takes place at the Best-dos Santos Public Health Laboratory in Barbados.

En 2020, la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) fut un important sujet de conversation. Outre le site Web de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui conseillait les pays et les individus sur les mesures à prendre pour protéger la santé et empêcher la propagation de cette flambée, les sites des fonds, agences et programmes des Nations Unies ont fourni aide, conseils et expertise dans leur domaine d'activités.

 

A seamstress sews a garment in a "Multiwear" factory at the Sonapi industrial park.

L’Organisation internationale du Travail (OIT) a pour principaux objectifs de promouvoir les droits au travail, d’encourager la création d’emplois décents, de développer la protection sociale et de renforcer le dialogue social dans le domaine du travail.

 

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.