Le testament rédigé par Alfred Nobel en 1895 s'inspirait de sa foi en la fraternité humaine. Le prix de la paix devait être décerné à la personne qui aurait le plus contribué « à la fraternité entre les nations, à l'abolition ou à la réduction des armées permanentes, ainsi qu'à l'organisation et à la promotion de congrès pour la paix ».
Les Nations Unies, leurs agences spécialisées, leurs fonds, leurs programmes, leurs organisations apparentées, ainsi que leurs responsables actuels ou anciens, se sont vu décerner le prestigieux prix Nobel de la paix à treize reprises. Une agence, le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), a reçu ce célèbre prix à la fois en 1954 et en 1981.
Deux Secrétaires généraux, Kofi Annan et Dag Hammarskjöld, ont également été honorés pour leur travail par le Comité Nobel norvégien. Après s’être vu décerner le prix conjointement avec l’organisation mondiale, le Secrétaire général Kofi Annan a déclaré en 2001 au personnel de l’ONU qu’il espérait que l’obtention de ce prix « nous poussera à aller de l’avant et nous encouragera tous à nous atteler à nos tâches avec encore plus de détermination ».
« Depuis cent ans, le Comité norvégien du prix Nobel s’efforce de renforcer la coopération organisée entre les États. La fin de la guerre froide a enfin permis à l’ONU de remplir plus pleinement le rôle qui lui était initialement destiné. Aujourd’hui, l’Organisation est à l’avant-garde des efforts visant à instaurer la paix et la sécurité dans le monde, ainsi que de la mobilisation internationale destinée à relever les défis économiques, sociaux et environnementaux de la planète… [Le] Comité norvégien du prix Nobel souhaite, en cette année de son centenaire, proclamer que la seule voie envisageable vers la paix et la coopération mondiales passe par les Nations Unies. »
L’Institut norvégien du prix Nobel
Oslo, le 12 octobre 2001













