Objectif 9 : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation

Objectif 9 : Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation2020-07-02T09:51:07-04:00

Une industrialisation durable qui profite à tous, allant de pair avec des innovations et des infrastructures, peut libérer des forces économiques dynamiques et compétitives qui génèrent des emplois et des revenus. Ces facteurs ont un rôle crucial dans l’introduction et la promotion de nouvelles technologies, le développement du commerce international et l’utilisation efficace des matières premières.

Cependant, il reste encore beaucoup à faire au niveau mondial pour exploiter pleinement ce potentiel. Les pays les moins avancés, en particulier, doivent intensifier le développement de leur secteur manufacturier s’ils veulent atteindre cet objectif d’ici à 2030, et doivent augmenter leurs investissements dans la recherche scientifique et l’innovation.

La croissance de l’industrie manufacturière s’est ralentie partout dans le monde, et ce même avant l’apparition de la pandémie de COVID-19. Désormais, la pandémie frappe de plein fouet les industries manufacturières et entraîne des perturbations dans les chaînes de valeur mondiales ainsi que dans l’approvisionnement des produits.

L’innovation et les progrès technologiques ont une importance capitale dans la recherche de solutions durables aux défis économiques et environnementaux, tels que l’utilisation optimale des ressources et de l’énergie. La part du produit intérieur brut (PIB) mondial investie dans la recherche­développement est passée de 1,5 % en 2000 à 1,7 % en 2015 et est demeurée pratiquement inchangée en 2017 ; toutefois, elle s’élevait à moins de 1 % dans les régions en développement.

S’agissant des infrastructures de communication, un peu plus de la moitié de la population mondiale utilise actuellement Internet, tandis que la couverture par des réseaux cellulaires s’est répandue et couvre maintenant presque la totalité de la population mondiale. On estime qu’en 2019, 96,5 % de la population mondiale était couverte par un réseau de deuxième génération (2G).

COVID-19  riposte

Les technologies de l’information et des communications sont au cœur de la riposte à la COVID-19. La crise a accéléré le passage au numérique de nombreuses entreprises et de nombreux services, notamment par le télétravail et les systèmes de vidéoconférence sur le lieu de travail et en dehors, ainsi que la dématérialisation de l’accès aux soins de santé, de l’éducation et des biens et services essentiels.

Alors que la pandémie transforme notre façon de travailler, de rester en contact, d’aller à l’école et de faire des courses, il importe plus que jamais de combler la fracture numérique pour les 3,6 milliards de personnes qui ne sont toujours pas connectées et qui ne peuvent pas bénéficier de la formation, de l’emploi ou de conseils essentiels en matière de santé et d’hygiène en ligne. Le Rapport 2020 sur le financement du développement durable fournit des options politiques pour exploiter le potentiel des technologies numériques.

Une fois la phase aiguë de la crise de la COVID-19 passée, les gouvernements devront plus que jamais investir dans les infrastructures afin d’accélérer la relance économique, de créer de l’emploi, de faire reculer la pauvreté et de stimuler les investissements productifs.

Selon la Banque mondiale, les pays en développement pourraient atteindre leurs objectifs de développement durable en matière d’infrastructures en y consacrant 4,5 % de leur PIB, tout en limitant le réchauffement climatique à 2 °C.

La pandémie de coronavirus a révélé le besoin urgent de se doter d’infrastructures résilientes. La Banque asiatique de développement souligne que, malgré la croissance et le développement économiques rapides que la région a connus au cours de la dernière décennie, les infrastructures essentielles sont loin d’être adéquates dans de nombreux pays d’Asie. En outre, l’Étude sur la situation économique et sociale de l’Asie et du Pacifique insiste sur le fait que rendre les infrastructures résistantes aux catastrophes et aux changements climatiques nécessiterait d’investir 434 milliards de dollars de plus par an. Cette somme pourrait se révéler bien plus élevée dans certaines sous-régions, telles que les petits États insulaires en développement du Pacifique.

  • Les infrastructures de base comme les routes, les technologies de l’information et de la communication, l’assainissement, l’énergie électrique et hydraulique, restent rares dans de nombreux pays en développement.
  • 16% de la population mondiale n’a pas accès aux réseaux haut débit mobiles.
  • Pour de nombreux pays africains, en particulier pour les pays à faible revenu, les contraintes existantes en matière d’infrastructures affectent la productivité des entreprises d’environ 40%.
  • La part mondiale de la valeur ajoutée manufacturière dans le PIB est passée de 15,2% en 2005 à 16,3% en 2017, sous l’effet de la croissance rapide du secteur manufacturier en Asie.
  • Le secteur manufacturier est une importante source d’emplois, qui représentait près de 470 millions d’emplois dans le monde en 2009 – soit environ 16% des 2,9 milliards de travailleurs mondiaux. En 2013, on estime qu’il y avait plus d’un demi-milliard d’emplois dans le secteur manufacturier
  • L’industrialisation a un effet multiplicateur sur l’emploi et donc un impact positif sur la société. Chaque emploi dans le secteur manufacturier crée 2,2 emplois dans d’autres secteurs.
  • Les petites et moyennes entreprises engagées dans la transformation et la fabrication industrielles jouent un rôle crucial dans les premières phases de l’industrialisation et sont généralement les plus grandes créatrices d’emplois. Elles représentent plus de 90 % des entreprises dans le monde et entre 50 à 60% des emplois.
  • Les pays les moins avancés ont un immense potentiel en ce qui concerne l’industrialisation, notamment dans les secteurs de l’alimentation et des boissons (agro-industrie), du textile et des vêtements.
  • Les pays à faible et à moyen revenu peuvent tirer parti de leur intégration dans les industries métallurgiques, celles-ci répondant à une demande internationale en pleine croissance.
  • Dans les pays en développement, à peine 30% de la production agricole fait l’objet d’une transformation industrielle. Dans les pays à revenu élevé, ce chiffre s’élève à 98 %. Cela semblerait indiquer qu’il existe de grandes opportunités pour les pays en développement dans l’agro-industrie.

9.1     Mettre en place une infrastructure de qualité, fiable, durable et résiliente, y compris une infrastructure régionale et transfrontière, pour favoriser le développement économique et le bien-être de l’être humain, en mettant l’accent sur un accès universel, à un coût abordable et dans des conditions d’équité.

9.2     Promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et, d’ici à 2030, augmenter nettement la contribution de l’industrie à l’emploi et au produit intérieur brut, en fonction du contexte national, et la multiplier par deux dans les pays les moins avancés.

9.3     Accroître, en particulier dans les pays en développement, l’accès des entreprises, notamment des petites entreprises industrielles, aux services financiers, y compris aux prêts consentis à des conditions abordables, et leur intégration dans les chaînes de valeur et sur les marchés.

9.4     D’ici à 2030, moderniser l’infrastructure et adapter les industries afin de les rendre durables, par une utilisation plus rationnelle des ressources et un recours accru aux technologies et procédés industriels propres et respectueux de l’environnement, chaque pays agissant dans la mesure de ses moyens.

9.5     Renforcer la recherche scientifique, perfectionner les capacités technologiques des secteurs industriels de tous les pays, en particulier des pays en développement, notamment en encourageant l’innovation et en augmentant considérablement le nombre de personnes travaillant dans le secteur de la recherche et du développement pour 1 million d’habitants et en accroissant les dépenses publiques et privées consacrées à la recherche et au développement d’ici à 2030.

9.a     Faciliter la mise en place d’une infrastructure durable et résiliente dans les pays en développement en renforçant l’appui financier, technologique et technique apporté aux pays d’Afrique, aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement.

9.b     Soutenir la recherche, le développement et l’innovation technologique au niveau national dans les pays en développement, notamment en instaurant des conditions propices telles que la diversification industrielle et l’ajout de valeur aux marchandises.

9.c     Accroître nettement l’accès aux technologies de l’information et de la communication et faire en sorte que tous les habitants des pays les moins avancés aient accès à Internet à un coût abordable d’ici à 2020.

L’ONU et l’astronaute de la NASA Scott Kelly lancent le concours photo #whyspacematters

16 juin 2015 – Le Bureau des Nations Unies pour les affaires spatiales (UNOOSA) et l'astronaute américain Scott Kelly, actuellement à bord de la Station spatiale internationale, ont lancé mardi un concours international de photographie visant à souligner l'importance de l'espace pour le développement durable sur la Terre.

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