Objectif 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions

Objectif 13 : Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions2020-07-02T09:52:06-04:00

L’année 2019 a été la deuxième année la plus chaude de l’histoire et marque la fin d’une décennie (2010- 2019) de chaleur exceptionnelle.

Les niveaux de dioxyde de carbone (CO2) et d’autres gaz à effet de serre enregistrés dans l’atmosphère ont atteint de nouveaux records en 2019.

Les changements climatiques affectent désormais tous les pays sur tous les continents. Ils perturbent les économies nationales et affectent des vies, tandis que les conditions météorologiques changent, le niveau de la mer monte et que les phénomènes météorologiques deviennent plus extrêmes.

Bien que les émissions de gaz à effet de serre devraient diminuer d’environ 6 % en 2020 en raison des restrictions de déplacement et du ralentissement des activités économiques liés à la pandémie de COVID-19, cette amélioration n’est que temporaire. Les changements climatiques ne connaissent aucun répit. Une fois que l’économie mondiale commencera à se remettre de la pandémie, les émissions devraient revenir à des niveaux plus élevés.

Pour sauver des vies et des moyens de subsistance, il faut agir de toute urgence pour lutter à la fois contre la pandémie et contre l’urgence climatique.

À ce titre, l’objectif de l’Accord de Paris, adopté en 2015, est d’intensifier la réponse planétaire à la menace des changements climatiques en maintenant l’augmentation de la température mondiale bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels. De plus, l’Accord vise à affermir la capacité des pays à répondre aux conséquences des changements climatiques grâce à la mise en place de flux financiers adéquats, d’une nouvelle architecture technologique et d’un cadre amélioré de renforcement des capacités.

COVID-19 riposte

Tandis que les pays s’apprêtent à reconstruire leur économie après la COVID-19, ils peuvent, grâce aux plans de relance, façonner l’économie du XXIe siècle de manière à ce qu’elle soit propre, verte, saine, sûre et plus résiliente. La crise que nous traversons actuellement ouvre la voie à un changement systémique profond vers une économie plus durable, bénéfique à la fois pour l’humanité et pour la planète.

Le Secrétaire général de l’ONU a proposé six actions liées au climat que les gouvernements sont invités à prendre en vue de reconstruire leur économie et leur société :

  1. S’agissant de la transition écologique, accélérer la décarbonation de tous les secteurs de notre économie par des investissements
  2. S’efforcer de créer des emplois verts et assurer une croissance inclusive et durable
  3. S’agissant de l’économie verte, renforcer la résilience des sociétés et des personnes grâce à une transition qui soit juste pour tous et qui ne fasse pas de laissés-pour-compte
  4. Investir dans des solutions durables : les subventions aux combustibles fossiles doivent cesser, et les pollueurs doivent commencer à payer pour la pollution dont ils sont responsables
  5. Lutter contre tous les risques climatiques
  6. Coopérer : aucun pays ne peut réussir seul

Pour faire face à l’urgence climatique, les plans de relance post-pandémique doivent mettre en place des changements systémiques à long terme qui modifieront les niveaux de CO2 dans l’atmosphère.

Au cours des mois et des années passées, les pays du monde entier ont consacré beaucoup de temps et de moyens à la préparation de nouvelles contributions déterminées au niveau national qui dessinent un avenir plus sûr et plus durable pour leurs concitoyens. En les prenant en compte dès à présent pour planifier la relance, nous pouvons tous contribuer à mieux reconstruire la planète après la crise que nous traversons.

 

  • En avril 2018, 175 parties avaient ratifié l’Accord de Paris et 168 parties avaient communiqué leurs premières contributions déterminées au niveau national à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques.
  • En avril 2018, 10 pays en développement avaient achevé et présenté avec succès leur première version de leurs plans nationaux d’adaptation pour faire face aux changements climatiques.
  • Les pays développés parties continuent de progresser vers l’objectif de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 pour des mesures d’atténuation.

Grâce au GIEC, nous savons ce qui suit :

  • Entre 1880 et 2012, la température moyenne dans le monde a augmenté de 0,85 degré Celsius. Pour mettre cela en perspective, lorsque la température augmente d’un degré, la production de céréales diminue d’environ 5 %. Le maïs, le blé et les autres récoltes principales ont enregistré une diminution marquée de la production au niveau mondial s’élevant à 40 millions de tonnes par an entre 1981 et 2002 à cause du réchauffement climatique
  • Les océans se sont réchauffés, les quantités de neige et de glace ont diminué et le niveau des mers s’est élevé. Entre 1901 et 2010, le niveau moyen global de la mer a augmenté de 19 cm car les océans se sont élargis à cause du réchauffement et la glace a fondu. La banquise arctique s’est rétractée durant chaque décennie depuis 1979, la perte de banquise atteignant 1,07 millions de km² par décennie
  • Vu les concentrations actuelles et les émissions continuelles de gaz à effet de serre, tous les scénarios sauf un montrent qu’à la fin du siècle, l’augmentation de la température globale dépassera 1,5 degré Celsius par rapport à la période allant de 1850 à 1900.. Le niveau moyen des mers devrait augmenter de 24 à 30 cm d’ici à 2065 et de 40 à 63 cm d’ici à 2100. La plupart des effets du changement climatique persisteront pendant de nombreux siècles même si l’on met fin aux émissions
  • Les émissions globales de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté de près de 50 % depuis 1990
  • Les émissions ont augmenté plus rapidement entre 2000 et 2010 que durant chacune des trois décennies précédentes
  • Il est encore possible, en utilisant tout un arsenal de mesures technologiques et de changements de comportement, de limiter à deux degrés Celsius l’augmentation de la température moyenne globale comparée aux niveaux préindustriels
  • Des changements institutionnels et technologiques majeurs devraient faire en sorte que le réchauffement climatique ne dépasse pas ce seuil

13.1   Renforcer, dans tous les pays, la résilience et les capacités d’adaptation face aux aléas climatiques et aux catastrophes naturelles liées au climat

13.2   Incorporer des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationales

13.3   Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide

13.a   Mettre en œuvre l’engagement que les pays développés parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques ont pris de mobiliser ensemble auprès de multiples sources 100 milliards de dollars des États-Unis par an d’ici à 2020 pour répondre aux besoins des pays en développement en ce qui concerne les mesures concrètes d’atténuation et la transparence de leur mise en œuvre et rendre le Fonds vert pour le climat pleinement opérationnel en le dotant dans les plus brefs délais des moyens financiers nécessaires

13.b   Promouvoir des mécanismes de renforcement des capacités afin que les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement se dotent de moyens efficaces de planification et de gestion pour faire face aux changements climatiques, l’accent étant mis notamment sur les femmes, les jeunes, la population locale et les groupes marginalisés

*Reconnaissant que la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques est la principale instance internationale et intergouvernementale chargée de négocier la réponse mondiale au changement climatique.

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