Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge2020-07-02T10:09:46-04:00

Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge sont des conditions essentielles au développement durable.

Actuellement, le monde est en proie à une crise sanitaire mondiale sans précédent — la COVID-19 provoque de grandes souffrances, déstabilise l’économie mondiale et bouleverse la vie de milliards de personnes dans le monde entier.

Avant la pandémie, des progrès majeurs ont été accomplis pour améliorer la santé de millions de personnes. Des avancées significatives ont permis d’augmenter l’espérance de vie et de réduire certaines causes majeures de la mortalité infantile et maternelle. Davantage d’efforts sont requis pour éradiquer un large éventail de maladies et pour résoudre de nombreux enjeux sanitaires, qu’ils soient anciens ou nouveaux. En mettant l’accent sur un financement plus efficace des systèmes de santé, l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène et un meilleur accès aux professionnels de santé, des progrès significatifs peuvent être réalisés pour sauver des millions de vies.

Les urgences sanitaires telles que la COVID-19 présentent un risque pour l’humanité tout entière et ont démontré que la préparation est indispensable. Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a mis en évidence d’énormes disparités entre les capacités des différents pays à faire face à la crise et à se rétablir après COVID-19. La pandémie offre donc une occasion unique de se préparer aux urgences sanitaires et d’investir dans les services publics essentiels du XXIe siècle.

COVID-19 riposte

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) dirige la réponse mondiale à la pandémie de COVID-19. Le Plan stratégique de préparation et de riposte, publié par l’OMS et ses partenaires, décrit les mesures de santé publique que la communauté internationale doit prendre pour se préparer et riposter à la pandémie de COVID-19. La Mise à jour de la stratégie COVID-19 d’avril 2020 oriente la réponse de santé publique à la COVID-19 aux niveaux national et infranational, et souligne également les efforts coordonnés requis de la part de la communauté internationale pour relever le défi de la COVID-19.

Les personnes et les organisations qui souhaitent contribuer à la lutte contre la pandémie et soutenir l’OMS et ses partenaires peuvent faire des dons par l’intermédiaire du Fonds de solidarité pour la lutte contre la COVID-19 qui appuie les efforts de l’OMS visant à suivre et à comprendre la propagation du virus, à garantir que les patients reçoivent les soins dont ils ont besoin et que les travailleurs de première ligne reçoivent les fournitures et les informations essentielles, ainsi qu’à intensifier les travaux aux fins de la découverte et de la mise au point de vaccins et de traitements pour tous ceux qui en ont besoin.

L’OMS, en collaboration, avec ses partenaires, fournit également des orientations et des conseils pour que chacun puisse prendre soin de sa santé mentale pendant la pandémie de COVID-19, en particulier les agents de santé, les responsables d’établissements de santé, les personnes qui s’occupent d’enfants, les personnes âgées, les personnes isolées et le grand public en général.

Cette pandémie est bien plus qu’une crise sanitaire. Elle exige une réponse pangouvernementale et pansociétale. Chaque individu et chaque dirigeant politique doit faire preuve de la même détermination et du même sacrifice que les agents de santé de première ligne.

 

Santé infantile

  • 17 000 enfants de moins meurent chaque jour par rapport à 1990, mais plus de cinq millions d’enfants meurent avant leur 5e anniversaire chaque année.
  • Depuis 2000, les vaccins contre la rougeole ont permis d’éviter plus de 15,6 millions de décès
  • Alors que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé dans son ensemble, la proportion des décès est en augmentation en Afrique subsaharienne et en Asie du sud. 4 décès sur 5 d’enfants ayant moins de 5 ans ont lieu dans ces régions.
  • Le risque de décès est également plus élevé en zone rurale et dans les ménages les plus pauvres
  • L’éducation de la mère demeure un puissant déterminant d’inégalité : les enfants de mères éduquées ont plus de chances de survivre que les enfants de mères sans éducation

Santé maternelle

  • Le taux de mortalité maternelle a diminué de 37% depuis 2000
  • En Asie de l’Est, Asie du Sud et en Afrique du Nord, la mortalité maternelle a baissé de 2/3
  • Le taux de mortalité maternelle est 14 fois plus élevé dans les pays en développement que dans les pays développés
  • Plus de femmes reçoivent des soins prénatals. Dans les régions en développement, les soins prénatals sont passés de 65% en 1990 à 83% en 2012
  • La moitié seulement des femmes dans les régions en développement ont bénéficié du minimum recommandé de soins de santé
  • Moins d’adolescents ont des enfants dans la plupart des régions en développement, mais les progrès ont ralenti. La forte augmentation de l’utilisation des contraceptifs dans les années 1990 n’a pas été suivie dans les années 2000
  • Les besoins de planification familiale sont progressivement satisfaits pour plus de femmes, mais la demande augmente à un rythme rapide

VIH/sida, paludisme et autres maladies

  • 36.9 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2017.
  • 21,7 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale en 2017.
  • 1,8 million de personnes sont devenues nouvellement infectées par le VIH en 2017.
  • 940 000 de personnes sont décédées de maladies liées au sida en 2017.
  • 77,3 millions de personnes ont été infectées par le VIH depuis le début de l’épidémie.
  • 35,4 millions de personnes décédées de suite de maladies liées au sida depuis le début de l’épidémie.
  • La tuberculose reste la principale cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH, responsable d’environ un décès lié au sida sur trois.
  • À l’échelle mondiale, les adolescentes et les jeunes femmes sont confrontées à des inégalités fondées sur le sexe, l’exclusion, la discrimination et la violence, ce qui les expose davantage au risque de contracter le VIH.
  • Le VIH est la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer dans le monde.
  • Le sida est désormais la principale cause de décès chez les adolescents (âgés de 10 à 19 ans) en Afrique et la deuxième cause de décès parmi les adolescents dans le monde.
  • Plus de 6,2 millions de décès dus au paludisme ont été évités entre 2000 et 2015, principalement parmi les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. Le taux mondial d’incidence du paludisme a diminué d’environ 37% et le taux de mortalité de 58%.

3.1 D’ici à 2030, faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes

3.2 D’ici à 2030, éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tous les pays devant chercher à ramener la mortalité néonatale à 12 pour 1 000 naissances vivantes au plus et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus

3.3 D’ici à 2030, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles

3.4 D’ici à 2030, réduire d’un tiers, par la prévention et le traitement, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles et promouvoir la santé mentale et le bien-être

3.5 Renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances psychoactives, notamment de stupéfiants et d’alcool

3.6 D’ici à 2020, diminuer de moitié à l’échelle mondiale le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route

3.7 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification familiale, d’information et d’éducation, et la prise en compte de la santé procréative dans les stratégies et programmes nationaux

3.8 Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable

3.9 D’ici à 2030, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses, à la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du sol

3.a Renforcer dans tous les pays l’application de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac

3.b Appuyer la recherche et la mise au point de vaccins et de médicaments contre les maladies, transmissibles ou non, qui touchent principalement les habitants des pays en développement, donner accès, à un coût abordable, à des médicaments et vaccins essentiels, conformément à la Déclaration de Doha sur l’Accord sur les ADPIC et la santé publique.  Cette déclaration réaffirme le droit qu’ont les pays en développement de tirer pleinement parti des dispositions de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce et à la marge de manœuvre nécessaire pour protéger la santé publique et, en particulier, assurer l’accès universel aux médicaments

3.c Accroître considérablement le budget de la santé, le recrutement, le perfectionnement, la formation et le maintien en poste du personnel de santé dans les pays en développement, notamment dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement

3.d Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays en développement en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux

Bonne santé et bien-être : pourquoi est-ce important ? [PDF]
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