Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

Objectif 3 : Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge2018-10-11T15:29:30+00:00

Donner les moyens de vivre une vie saine et promouvoir le bien-être de tous à tous les âges est essentiel pour le développement durable.

Cependant, de nombreuses régions sont actuellement confrontées à de graves risques pour la santé, notamment des taux élevés de mortalité maternelle et néonatale, la propagation de maladies infectieuses et de maladies non transmissibles et une mauvaise santé reproductive. Des progrès sensibles ont été accomplis dans l’accroissement de l’espérance de vie et la réduction de certaines causes majeures de la mortalité infantile et maternelle, mais pour atteindre l’objectif de moins de 70 décès maternels d’ici à 2030, il faudrait améliorer les soins de santé qualifiés. Atteindre l’objectif de réduire d’un tiers d’ici à 2030 les décès prématurés dus à des maladies non transmissibles nécessiterait également des technologies plus efficaces pour l’utilisation de combustibles propres pendant la cuisson et l’éducation aux risques du tabac.

De nombreux efforts supplémentaires sont nécessaires pour éliminer complètement un large éventail de maladies et résoudre de nombreux problèmes de santé persistants et émergents. En mettant l’accent sur un financement plus efficace des systèmes de santé, l’amélioration de l’assainissement et de l’hygiène, un meilleur accès aux professionnels de santé et davantage de conseils sur les moyens de réduire la pollution ambiante, des progrès significatifs peuvent être réalisés pour sauver des vies.

Santé infantile

  • 17 000 enfants de moins meurent chaque jour par rapport à 1990, mais plus de cinq millions d’enfants meurent avant leur 5e anniversaire chaque année.
  • Depuis 2000, les vaccins contre la rougeole ont permis d’éviter plus de 15,6 millions de décès
  • Alors que le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a baissé dans son ensemble, la proportion des décès est en augmentation en Afrique subsaharienne et en Asie du sud. 4 décès sur 5 d’enfants ayant moins de 5 ans ont lieu dans ces régions.
  • Le risque de décès est également plus élevé en zone rurale et dans les ménages les plus pauvres
  • L’éducation de la mère demeure un puissant déterminant d’inégalité : les enfants de mères éduquées ont plus de chances de survivre que les enfants de mères sans éducation

Santé maternelle

  • Le taux de mortalité maternelle a diminué de 37% depuis 2000
  • En Asie de l’Est, Asie du Sud et en Afrique du Nord, la mortalité maternelle a baissé de 2/3
  • Le taux de mortalité maternelle est 14 fois plus élevé dans les pays en développement que dans les pays développés
  • Plus de femmes reçoivent des soins prénatals. Dans les régions en développement, les soins prénatals sont passés de 65% en 1990 à 83% en 2012
  • La moitié seulement des femmes dans les régions en développement ont bénéficié du minimum recommandé de soins de santé
  • Moins d’adolescents ont des enfants dans la plupart des régions en développement, mais les progrès ont ralenti. La forte augmentation de l’utilisation des contraceptifs dans les années 1990 n’a pas été suivie dans les années 2000
  • Les besoins de planification familiale sont progressivement satisfaits pour plus de femmes, mais la demande augmente à un rythme rapide

VIH/sida, paludisme et autres maladies

  • 36.9 millions de personnes vivaient avec le VIH en 2017.
  • 21,7 millions de personnes avaient accès à la thérapie antirétrovirale en 2017.
  • 1,8 million de personnes sont devenues nouvellement infectées par le VIH en 2017.
  • 940 000 de personnes sont décédées de maladies liées au sida en 2017.
  • 77,3 millions de personnes ont été infectées par le VIH depuis le début de l’épidémie.
  • 35,4 millions de personnes décédées de suite de maladies liées au sida depuis le début de l’épidémie.
  • La tuberculose reste la principale cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH, responsable d’environ un décès lié au sida sur trois.
  • À l’échelle mondiale, les adolescentes et les jeunes femmes sont confrontées à des inégalités fondées sur le sexe, à l’exclusion, à la discrimination et à la violence, ce qui les expose davantage au risque de contracter le VIH.
  • Le VIH est la principale cause de décès chez les femmes en âge de procréer dans le monde.
  • Le sida est désormais la principale cause de décès chez les adolescents (âgés de 10 à 19 ans) en Afrique et la deuxième cause de décès parmi les adolescents dans le monde.
  • Plus de 6,2 millions de décès dus au paludisme ont été évités entre 2000 et 2015, principalement parmi les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne. Le taux mondial d’incidence du paludisme a diminué d’environ 37% et le taux de mortalité de 58%.
3.1 D’ici à 2030, faire passer le taux mondial de mortalité maternelle au-dessous de 70 pour 100 000 naissances vivantes

3.2 D’ici à 2030, éliminer les décès évitables de nouveau-nés et d’enfants de moins de 5 ans, tous les pays devant chercher à ramener la mortalité néonatale à 12 pour 1 000 naissances vivantes au plus et la mortalité des enfants de moins de 5 ans à 25 pour 1 000 naissances vivantes au plus

3.3 D’ici à 2030, mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies tropicales négligées et combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres maladies transmissibles

3.4 D’ici à 2030, réduire d’un tiers, par la prévention et le traitement, le taux de mortalité prématurée due à des maladies non transmissibles et promouvoir la santé mentale et le bien-être

3.5 Renforcer la prévention et le traitement de l’abus de substances psychoactives, notamment de stupéfiants et d’alcool

3.6 D’ici à 2020, diminuer de moitié à l’échelle mondiale le nombre de décès et de blessures dus à des accidents de la route

3.7 D’ici à 2030, assurer l’accès de tous à des services de soins de santé sexuelle et procréative, y compris à des fins de planification familiale, d’information et d’éducation, et la prise en compte de la santé procréative dans les stratégies et programmes nationaux

3.8 Faire en sorte que chacun bénéficie d’une couverture sanitaire universelle, comprenant une protection contre les risques financiers et donnant accès à des services de santé essentiels de qualité et à des médicaments et vaccins essentiels sûrs, efficaces, de qualité et d’un coût abordable

3.9 D’ici à 2030, réduire nettement le nombre de décès et de maladies dus à des substances chimiques dangereuses et la pollution et à la contamination de l’air, de l’eau et du sol

3.a Renforcer dans tous les pays, selon qu’il convient, l’application de la Convention-cadre de l’Organisation mondiale de la Santé pour la lutte antitabac

3.b Appuyer la recherche et la mise au point de vaccins et de médicaments contre les maladies, transmissibles ou non, qui touchent principalement les habitants des pays en développement, donner accès, à un coût abordable, à des médicaments et vaccins essentiels, conformément à la Déclaration de Doha sur l’Accord sur les ADPIC et la santé publique, qui réaffirme le droit qu’ont les pays en développement de tirer pleinement parti des dispositions de l’Accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce relatives à la marge de manœuvre nécessaire pour protéger la santé publique et, en particulier, assurer l’accès universel aux médicaments

3.c Accroître considérablement le budget de la santé et le recrutement, le perfectionnement, la formation et le maintien en poste du personnel de santé dans les pays en développement, notamment dans les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement

3.d Renforcer les moyens dont disposent tous les pays, en particulier les pays en développement, en matière d’alerte rapide, de réduction des risques et de gestion des risques sanitaires nationaux et mondiaux

Bonne santé et bien-être : pourquoi est-ce important ? [PDF]
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