presentation image of children holding signs of each of the 17 development goals

17 objectifs pour l’humanité et pour la planète

Les objectifs de développement durable sont un appel universel à l’action pour éliminer la pauvreté, protéger la planète et améliorer le quotidien de toutes les personnes partout dans le monde, tout en leur ouvrant des perspectives d’avenir. Au nombre de 17, les objectifs de développement durable ont été adoptés en 2015 par l’ensemble des États Membres de l’Organisation des Nations Unies dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui définit un plan sur 15 ans visant à réaliser ces objectifs.

Aujourd’hui, des progrès ont été réalisés dans de nombreux domaines du Programme 2030. Toutefois, la rapidité et l’ampleur des mesures prises pour atteindre les objectifs de développement durable demeurent, dans l’ensemble, insuffisantes. 2020 doit marquer le début d’une décennie d’actions ambitieuses pour atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030.

La Décennie d’action

Alors qu’il ne reste que dix ans avant l’échéance de 2030, les dirigeants mondiaux réunis en septembre 2019 à l’occasion du Sommet sur les objectifs de développement durable se sont engagés à faire de la prochaine décennie une Décennie d’action et de résultats en faveur du développement durable, ainsi qu’à mobiliser un financement, renforcer la mise en œuvre au niveau national et renforcer les institutions en vue d’atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, sans faire de laissés-pour-compte.

Le Secrétaire général de l’ONU a appelé tous les secteurs de la société à se mobiliser en faveur d’une décennie d’action dans trois domaines : une action à l’échelle mondiale visant à assurer un plus grand leadership, davantage de ressources et des solutions qui auront plus d’impacts sur les objectifs de développement durable ; une action locale qui intègre les transitions nécessaires dans les politiques, budgets, institutions et mécanismes de gouvernance des États, des villes et des autorités locales ; et une action individuelle menée par les jeunes, la société civile, les médias, le secteur privé, les syndicats et les universités, entre autres, afin de créer un mouvement irréversible faisant avancer ces objectifs.

De nombreux dirigeants et organisations de la société civile ont également appelé à une « grande année d’activisme » dans le but d’accélérer les progrès vers la réalisation des objectifs du développement durable, en exhortant les dirigeants mondiaux à redoubler d’efforts pour atteindre les personnes les plus défavorisées, à encourager l’action et l’innovation à l’échelle locale, à renforcer les systèmes de données et les institutions, à rééquilibrer la relation entre les personnes et la nature, et à augmenter le financement en faveur du développement durable.

Au cours de la décennie 2020-2030, il est primordial d’agir pour réduire la pauvreté, autonomiser les femmes et les filles et lutter contre les changements climatiques.

Dans le monde, un plus grand nombre de personnes mènent une vie meilleure qu’il y a à peine 10 ans. Davantage de personnes ont accès à de meilleurs soins de santé, à un travail décent et à l’éducation. Cependant, les inégalités et les changements climatiques menacent d’annihiler ces avancées. L’investissement dans des économies inclusives et durables peut libérer d’importantes possibilités de prospérité partagée. De même, les solutions politiques, technologiques et financières sont à portée de main. Pour cela, il faut des mesures beaucoup plus audacieuses et des changements rapides et sans précédent afin d’aligner ces leviers de changement sur les objectifs du développement durable. #PourlHumanitéPourlaPlanète

Rapport 2019 sur les ODD

 

Depuis son lancement en 2015, le Programme 2030 a fourni un plan directeur pour une prospérité partagée dans un monde durable, où toutes les personnes peuvent avoir une vie productive, dynamique et pacifique sur une planète en bonne santé. Dans un peu plus d’une décennie nous serons en 2030, et nous devons nous demander si, aujourd’hui, nos actions mettent en place les conditions pour atteindre les objectifs de développement durable. Le Rapport sur les objectifs de développement durable 2019 fournit des éléments d’information pour répondre à cette question.

Rapport ODD 2019

Foire aux questions

  • Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
  • Le développement durable appelle des actions concertées pour construire, pour les individus et pour la planète, un monde durable et résilient, où chacun a sa place.
  • Pour parvenir au développement durable, il est essentiel de concilier trois éléments de base, qui sont interdépendants et tous indispensables au bien-être des individus et des sociétés : la croissance économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.
  • Le développement durable passe obligatoirement par l’élimination de la pauvreté sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions. Il faut à cet effet promouvoir une croissance économique durable, équitable et qui profite à tous, créer davantage de possibilités pour tous, réduire les inégalités, améliorer les conditions de vie de base, favoriser un développement social équitable et l’inclusion et promouvoir une gestion intégrée et durable des ressources naturelles.
  • Lors du Sommet sur le développement durable, tenu en septembre 2015 à New York, les 193 États Membres de l’Organisation des Nations Unies ont adopté officiellement un nouveau programme de développement durable intitulé « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ».
  • Ce programme universel, intégré et vecteur de transformation vise à stimuler des mesures qui permettront de mettre fin à la pauvreté et de construire un monde plus durable au cours des 15 prochaines années. Il s’appuie sur les succès des objectifs du Millénaire pour le développement, qui ont été adoptés en 2000 et ont guidé l’action en matière de développement ces 15 dernières années. Les objectifs du Millénaire pour le développement ont montré que des objectifs mondiaux peuvent sortir des millions de personnes de la pauvreté.
  • Les nouveaux objectifs s’inscrivent dans un programme de développement durable ambitieux et audacieux qui est axé sur les trois éléments interdépendants du développement durable : la croissance économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.
  • Les objectifs et les cibles de développement durable sont par essence globaux et applicables universellement, compte tenu des réalités, des capacités et des niveaux de développement des différents pays et dans le respect des priorités et politiques nationales. Ils ne sont pas indépendants les uns des autres, et il faut donc chercher à les atteindre au moyen d’une approche intégrée.
  • Les objectifs de développement durable sont le fruit d’un processus transparent et participatif, qui s’est étalé sur trois ans, et pendant lequel toutes les parties prenantes et les peuples ont pu s’exprimer. Ils représentent un accord sans précédent, entre les 193 États Membres, sur les priorités du développement durable. Ils ont reçu l’appui, dans le monde, de la société civile, des milieux d’affaires, des parlementaires et d’autres acteurs. La décision de lancer un processus visant à énoncer un ensemble d’objectifs de développement durable avait été prise par les États Membres de l’ONU lors de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable (Rio+20), tenue en juin 2012 à Rio de Janeiro.
  • Non, les objectifs de développement durable ne sont pas juridiquement contraignants.
  • Néanmoins, il est attendu de chaque pays qu’il prenne les choses en main et mette en place un cadre national pour atteindre les 17 objectifs.
  • La mise en œuvre du programme et la réalisation des objectifs dépendront des politiques, plans et programmes de développement durable des pays eux-mêmes.
  • C’est aux pays qu’incombe au premier chef la responsabilité de suivre et d’examiner, aux niveaux national, régional et mondial, les progrès qui seront accomplis ces 15 prochaines années en ce qui concerne les objectifs et les cibles.
  • Les mesures que les pays prendront à leur niveau pour suivre les progrès nécessiteront le recueil, en temps utile, de données de qualité et facilement accessibles, ainsi qu’un suivi et un examen au niveau régional.
  • Les objectifs et les cibles guideront l’action à mener au cours des 15 prochaines années dans des domaines qui sont d’une importance cruciale : l’humanité, la planète, la prospérité, la paix et les partenariats.
  • L’humanité : éliminer la pauvreté et la faim, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs dimensions, et faire en sorte que tous les êtres humains puissent réaliser leur potentiel dans des conditions de dignité et d’égalité et dans un environnement sain.
  • La planète : lutter contre la dégradation de la planète, en recourant à des modes de consommation et de production durables, en assurant la gestion durable de ses ressources naturelles et en prenant d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques, afin qu’elle puisse répondre aux besoins des générations actuelles et futures.
  • La prospérité : faire en sorte que tous les êtres humains aient une vie prospère et épanouissante et que le progrès économique, social et technologique se fasse en harmonie avec la nature.
  • La paix : favoriser l’avènement de sociétés pacifiques, justes et inclusives, libérées de la peur et de la violence. En effet, il ne peut y avoir de développement durable sans paix ni de paix sans développement durable.
  • Les partenariats : mobiliser les moyens nécessaires à la mise en œuvre de ce programme grâce à un partenariat mondial revitalisé pour le développement durable, qui sera mû par un esprit de solidarité renforcé, où l’accent sera mis sur les besoins des plus démunis et des plus vulnérables, et auquel participeront tous les pays, toutes les parties prenantes et tous les peuples.
  • Le processus de négociation sur les objectifs de développement durable s’est fait avec la participation sans précédent de la société civile et d’autres parties prenantes, comme le secteur privé et les maires.
  • Lors de ces négociations, les représentants de la société civile et les autres parties prenantes ont pu s’adresser directement aux représentants des gouvernements.
  • De nombreux jeunes ont aussi été associés dès le début sur les plateformes de médias sociaux et dans l’enquête mondiale My World de l’ONU, qui a reçu plus de 7 millions de votes du monde entier, environ 75 % des participants étant âgés de moins de 30 ans.
  • Le Programme d’action d’Addis-Abeba, document final de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, prévoit des politiques et des mesures concrètes pour appuyer la mise en œuvre du nouveau programme.
  • La mise en œuvre du programme et la réalisation des objectifs dépendront des politiques, plans et programmes de développement durable des pays eux-mêmes, qui prendront la direction. Les objectifs de développement durable offriront aux pays des points de référence qui leur permettront d’aligner leurs plans sur leurs engagements mondiaux.
  • Les stratégies de développement durable prises en main et dirigées par les pays nécessiteront des stratégies de mobilisation des ressources et de financement.
  • Il est prévu que toutes les parties prenantes – les gouvernements, la société civile, le secteur privé et les autres acteurs – contribuent à la réalisation du nouveau programme.
  • Un partenariat mondial est nécessaire pour revitaliser et soutenir les efforts déployés au niveau national, un besoin reconnu dans le Programme 2030.
  • Les partenariats multipartites sont considérés comme un élément important des stratégies visant à mobiliser toutes les parties prenantes autour du nouveau programme.
  • Au niveau mondial, les 17 objectifs et 169 cibles de développement durable du nouveau programme feront l’objet d’un suivi et d’un examen sur la base d’indicateurs mondiaux. Le cadre mondial d’indicateurs, que doit élaborer le Groupe d’experts des Nations Unies et de l’extérieur chargé des indicateurs relatifs aux objectifs de développement durable, sera approuvé par la Commission de statistique de l’ONU d’ici à mars 2016 puis adopté par le Conseil économique et social et l’Assemblée générale.
  • Les gouvernements définiront par ailleurs leurs propres indicateurs nationaux pour contribuer au suivi des progrès accomplis s’agissant des objectifs et des cibles.
  • Les directeurs des services de statistique des États Membres travaillent à la définition des cibles, dans l’objectif d’avoir deux indicateurs pour chaque cible. Il y aura environ 300 indicateurs pour l’ensemble des cibles. Cependant, le nombre d’indicateurs peut être réduit lorsque les cibles concernent des questions transversales.
  • Le suivi et l’examen seront fondés sur un rapport annuel sur les objectifs de développement durable que le Secrétaire général établira.
  • Les réunions annuelles du Forum politique de haut niveau pour le développement durable seront un élément essentiel du processus d’examen des progrès accomplis dans la réalisation des objectifs de développement durable au niveau mondial. Les moyens mis en œuvre pour réaliser ces objectifs feront l’objet d’un suivi et d’un examen comme indiqué dans le Programme d’action d’Addis-Abeba, document final de la troisième Conférence internationale sur le financement du développement, pour veiller à ce que l’on mobilise effectivement des ressources financières pour soutenir le nouveau programme de développement durable.

Pour atteindre les objectifs de développement durable, les besoins d’investissement dans tous les secteurs ont été estimés entre 5 000 et 7 000 milliards de dollars par an. Or, les niveaux d’investissement actuels sont loin de couvrir les besoins. Les actifs financiers mondiaux étant estimés à plus de 200 000 milliards de dollars, des financements sont disponibles ; mais la plupart de ces ressources ne contribuent pas au développement durable aussi largement et rapidement que nécessaire pour atteindre les objectifs de développement durable et les objectifs de l’Accord de Paris sur le climat.

L’intérêt et l’investissement dans les objectifs de développement durable augmentent et cet investissement est économiquement justifié. En effet, la réalisation de ces objectifs pourrait générer des opportunités commerciales de l’ordre de 12 000 milliards de dollars et permettrait la création de 380 millions de nouveaux emplois d’ici 2030.

En octobre 2019, l’Alliance des investisseurs mondiaux pour le développement durable, une coalition de 30 chefs d’entreprise qui bénéficie du soutien de l’ONU, a annoncé qu’elle s’emploiera à jouer un rôle de premier plan dans la mobilisation des ressources en faveur du développement durable et dans l’élaboration de mesures incitatives pour des investissements durables à long terme.

L’aide publique au développement nette a totalisé 149 milliards de dollars en 2018 ; elle est en baisse de 2,7 % en termes réels par rapport à 2017.

  • Les changements climatiques ont déjà des répercussions sur la santé publique, la sécurité alimentaire, la sécurité de l’approvisionnement en eau, la migration, la paix et la sécurité. S’ils ne rencontrent aucune opposition, ils nous feront perdre les avancées que nous avons obtenues ces dernières décennies en matière de développement et rendront toute nouvelle avancée impossible.
  • Les investissements dans le développement durable aideront à lutter contre les changements climatiques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et en renforçant la résilience face aux changements climatiques.
  • Inversement, en luttant contre les changements climatiques, on fera progresser le développement durable.
  • La lutte contre les changements climatiques et la promotion du développement durable sont deux faces d’une même pièce : on ne peut parvenir au développement durable sans mener une action pour le climat et, inversement, de nombreux objectifs de développement durable portent sur les facteurs clés des changements climatiques.
  • Les 17 objectifs de développement durable et leurs 169 cibles couvrent un champ plus large et vont plus loin que les objectifs du Millénaire pour le développement en abordant les causes profondes de la pauvreté et le besoin universel d’un développement qui donne des résultats pour tous. Les objectifs portent sur les trois dimensions du développement durable : la croissance économique, l’inclusion sociale et la protection de l’environnement.
  • Sur la base du succès des objectifs du Millénaire pour le développement et de la dynamique enclenchée par ceux-ci, les nouveaux objectifs mondiaux couvrent un terrain plus vaste avec l’ambition de traiter maintes questions : les inégalités, la croissance économique, les emplois décents, les villes et les établissements humains, l’industrialisation, les océans, les écosystèmes, l’énergie, les changements climatiques, les modes de consommation et de production durables, la paix et la justice.
  • Les nouveaux objectifs sont universels et s’appliquent à tous les pays, alors que les objectifs du Millénaire pour le développement étaient supposés conduire à l’action uniquement dans les pays en développement.
  • L’un des traits fondamentaux des objectifs de développement durable est le fort accent mis sur les moyens de mise en œuvre – la mobilisation des ressources financières –, le renforcement des capacités et les technologies, ainsi que sur les données et les institutions.
  • Dans les nouveaux objectifs, on reconnaît qu’il est essentiel de faire front aux changements climatiques pour parvenir au développement durable et éliminer la pauvreté. L’objectif 13 consiste à prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions.
  • Environ 800 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté et 795 millions souffrent encore de la faim.
  • Entre 2000 et 2015, le nombre d’enfants non scolarisés a diminué de près de moitié. Mais 57 millions d’enfants se voient encore refuser le droit à l’enseignement primaire.
  • L’inégalité des sexes persiste en dépit de progrès dans de nombreux domaines, notamment l’augmentation du nombre des femmes parlementaires et des filles scolarisées. Les femmes continuent de se heurter à une discrimination dans l’accès au travail, aux actifs économiques et à la participation à la prise de décisions d’ordre public ou privé.
  • Des écarts économiques importants subsistent entre les ménages les plus pauvres et les plus riches, et entre les zones rurales et urbaines. Les enfants issus du quintile le plus pauvre de la population ont un risque plus de deux fois plus élevé que ceux issus du quintile le plus riche de souffrir d’un retard de croissance, et quatre fois plus élevé de ne pas être scolarisés. L’amélioration des installations sanitaires n’atteint que la moitié de la population rurale, contre 82 % de celle des zones urbaines.
  • Si le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 53 % entre 1990 et 2015, la mortalité infantile continue d’être de plus en plus concentrée dans les régions les plus pauvres et dans le premier mois de vie.• Environ 800 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté et 795 millions souffrent encore de la faim.
  • Entre 2000 et 2015, le nombre d’enfants non scolarisés a diminué de près de moitié. Mais 57 millions d’enfants se voient encore refuser le droit à l’enseignement primaire.
  • L’inégalité des sexes persiste en dépit de progrès dans de nombreux domaines, notamment l’augmentation du nombre des femmes parlementaires et des filles scolarisées. Les femmes continuent de se heurter à une discrimination dans l’accès au travail, aux actifs économiques et à la participation à la prise de décisions d’ordre public ou privé.
  • Des écarts économiques importants subsistent entre les ménages les plus pauvres et les plus riches, et entre les zones rurales et urbaines. Les enfants issus du quintile le plus pauvre de la population ont un risque plus de deux fois plus élevé que ceux issus du quintile le plus riche de souffrir d’un retard de croissance, et quatre fois plus élevé de ne pas être scolarisés. L’amélioration des installations sanitaires n’atteint que la moitié de la population rurale, contre 82 % de celle des zones urbaines.
  • Si le taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans a reculé de 53 % entre 1990 et 2015, la mortalité infantile continue d’être de plus en plus concentrée dans les régions les plus pauvres et dans le premier mois de vie.