Objectif 17 : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement et le revitaliser.

Objectif 17 : Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement et le revitaliser.2020-07-02T09:52:27-04:00

La grande ambition des ODD s’articule autour d’une coopération et de partenariats mondiaux solides.

Des partenariats inclusifs sont nécessaires pour un programme de développement durable réussi. Ces partenariats construits sur des principes et des valeurs, une vision commune et des objectifs communs qui placent les peuples et la planète au centre, sont nécessaires au niveau mondial, régional, national et local.

De nombreux pays ont besoin de l’aide publique au développement pour soutenir leur croissance et leur commerce. Pourtant, les flux d’aide sont en baisse et de nombreux pays donateurs ne respectent pas leurs engagements en matière de financement du développement.

En raison de la pandémie de COVID-19, l’économie mondiale devrait connaître une forte contraction de 3 % en 2020, sa pire récession depuis la Grande dépression.

Une coopération internationale forte est plus que jamais nécessaire pour garantir à tous les pays les moyens de se remettre de la pandémie, de reconstruire mieux et d’atteindre les objectifs de développement durable.

COVID-19  riposte

Face à la pandémie, aucun pays ne peut faire cavalier seul. La solidarité mondiale n’est pas seulement un impératif moral, elle est dans l’intérêt de toutes et tous.

Le Secrétaire général de l’ONU a publié plusieurs notes de synthèse qui présentent une vision de la manière dont la communauté internationale peut apporter une réponse efficace et coordonnée à la COVID-19, en veillant à ce que les populations les plus vulnérables restent au premier plan des préoccupations. Ces notes d’orientation rassemblent des analyses issues de l’ensemble du système des Nations Unies et fournissent aux États Membres des idées concrètes en vue de faire face aux conséquences de la crise, voire de saisir des occasions au milieu de celle-ci.

Le 28 mai 2020, une réunion de haut niveau organisée à l’appel du Canada, de la Jamaïque et de l’ONU a rassemblé des gouvernements et des organisations internationales afin de préciser et d’accélérer notre réponse commune à la crise économique et sociale liée à la COVID-19, et de promouvoir des solutions concrètes à l’urgence du développement.

Dans le contexte de la COVID-19, la plupart des pays en développement ne disposent pas de ressources nationales et d’une marge de manœuvre budgétaire suffisantes pour financer des mesures d’intervention et de redressement adéquates. C’est pourquoi la coopération internationale et le financement extérieur sont essentiels.

La perspective d’une nouvelle crise de la dette, aggravée par la chute des prix du pétrole et d’autres produits de base, est particulièrement alarmante et touche de plein fouet les pays les moins avancés qui couraient déjà un risque élevé de surendettement. L’ONU demande des droits de tirage spéciaux, un allègement ciblé de la dette et un moratoire sur la dette pour tous les pays en développement.

Le Rapport 2020 sur le financement du développement durable présente des mesures pour faire face à l’impact de la récession mondiale et de la crise financière en cours, en particulier dans les pays les plus pauvres du monde. Ses recommandations sont basées sur des recherches et analyses conjointes menées par plus de 60 agences de l’ONU et institutions internationales.

Afin d’aider les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire, le Secrétaire général de l’ONU a créé le Fonds des Nations Unies pour l’action face à la COVID-19 et pour le relèvement.

Par ailleurs, l’ONU a établi un Plan de réponse humanitaire global à la COVID-19 afin d’aider les populations les plus vulnérables, notamment les réfugiés et les personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays.

L’Organisation mondiale pour la Santé (OMS), en collaboration avec la Fondation pour les Nations Unies et des partenaires, a lancé le Fonds de solidarité pour la lutte contre la COVID-19, un fonds unique en son genre, pour permettre aux entreprises et aux particuliers de contribuer directement à la réponse de l’OMS à la COVID-19.

Afin de satisfaire les besoins des gouvernements et de tous les secteurs de la société en matière d’accès libre et en temps voulu aux données essentielles nécessaires pour répondre à la pandémie de COVID-19, l’ONU a mis en place un portail qui offre à la communauté statistique mondiale un espace de partage des orientations, des actions, des outils et des meilleures pratiques en vue d’assurer la continuité opérationnelle des programmes de données des bureaux nationaux de statistiques.

Enfin, pour lutter contre le fléau croissant de la désinformation liée à la COVID-19, l’ONU a lancé l’initiative Verified, qui vise à accroître le volume et la portée d’informations fiables et précises dans trois domaines : la science (pour sauver des vies), la solidarité (pour promouvoir la coopération aux niveaux local et mondial) et les solutions (pour sensibiliser au soutien en faveur des populations touchées).

 

  • L’aide publique au développement s’est établie à 146,6 milliards de dollars en 2017, en baisse de 0,6% par rapport à 2016 en termes réels.
  • 79% des importations originaires de pays en développement vers les pays développés sont exemptées de droits de douane.
  • Dans les pays les moins avancés, le service de la dette en proportion des exportations de biens et de services a augmenté pendant cinq années consécutives, passant de 3,5% en 2011 à 8,6% en 2016.
  • En 2016, 6% de la population des pays en développement avaient accès au haut débit fixe à haut débit, contre 24% dans les pays développés.
  • Cependant, plus de quatre milliards de personnes n’utilisent pas Internet et 90% d’entre elles vivent dans des pays en développement
  • Dans le monde, 30% des jeunes sont des natifs numériques, qui utilisent Internet depuis au moins cinq ans

Finances

17.1 Améliorer, notamment grâce à l’aide internationale aux pays en développement, la mobilisation de ressources nationales en vue de renforcer les capacités nationales de collecte de l’impôt et d’autres recettes

17.2 Faire en sorte que les pays développés honorent tous leurs engagements en matière d’aide publique au développement, notamment celui pris par nombre d’entre eux de consacrer 0,7% de leur revenu national brut à l’aide aux pays en développement et entre 0,15% et 0,20% à l’aide aux pays les moins avancés, les bailleurs de fonds étant encouragés à envisager de se fixer pour objectif de consacrer au moins 0,20% de leur revenu national brut à l’aide aux pays les moins avancés

17.3 Mobiliser des ressources financières supplémentaires de diverses provenances en faveur des pays en développement

17.4 Aider les pays en développement à assurer la viabilité à long terme de leur dette au moyen de politiques concertées visant à favoriser le financement de la dette, son allègement ou sa restructuration, selon le cas, et réduire le surendettement en réglant le problème de la dette extérieure des pays pauvres très endettés

17.5 Adopter et mettre en œuvre des dispositifs visant à encourager l’investissement en faveur des pays les moins avancés

Technologie

17.6 Renforcer l’accès à la science, à la technologie et à l’innovation et la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et la coopération triangulaire régionale et internationale dans ces domaines et améliorer le partage des savoirs selon des modalités arrêtées d’un commun accord, notamment en coordonnant mieux les mécanismes existants, en particulier au niveau des organismes des Nations unies, et dans le cadre d’un mécanisme mondial de facilitation des technologies

17.7 Promouvoir la mise au point, le transfert et la diffusion de technologies respectueuses de l’environnement en faveur des pays en développement, à des conditions favorables, y compris privilégiées et préférentielles, arrêtées d’un commun accord

17.8 Faire en sorte que la banque de technologies et le mécanisme de renforcement des capacités scientifiques et technologiques et des capacités d’innovation des pays les moins avancés soient pleinement opérationnels d’ici à 2017 et renforcer l’utilisation des technologies clefs, en particulier de l’informatique et des communications

Renforcement des capacités

17.9 Apporter, à l’échelon international, un soutien accru pour assurer le renforcement efficace et ciblé des capacités des pays en développement et appuyer ainsi les plans nationaux visant à atteindre tous les objectifs de développement durable, notamment dans le cadre de la coopération Nord-Sud et Sud-Sud et de la coopération triangulaire

Commerce

17.10 Promouvoir un système commercial multilatéral universel, réglementé, ouvert, non discriminatoire et équitable sous l’égide de l’Organisation mondiale du commerce, notamment grâce à la tenue de négociations dans le cadre du Programme de Doha pour le développement

17.11 Accroître nettement les exportations des pays en développement, en particulier en vue de doubler la part des pays les moins avancés dans les exportations mondiales d’ici à 2020

17.12 Permettre l’accès rapide de tous les pays les moins avancés aux marchés en franchise de droits et sans contingent, conformément aux décisions de l’Organisation mondiale du commerce, notamment en veillant à ce que les règles préférentielles applicables aux importations provenant des pays les moins avancés soient transparentes et simples et facilitent l’accès aux marchés

Questions structurelles

Cohérence des politiques et des structures institutionnelles

17.13 Renforcer la stabilité macroéconomique mondiale, notamment en favorisant la coordination et la cohérence des politiques

17.14 Renforcer la cohérence des politiques de développement durable

17.15 Respecter la marge de manœuvre et l’autorité de chaque pays en ce qui concerne l’élaboration et l’application des politiques d’élimination de la pauvreté et de développement durable

Partenariats multipartites

17.16 Renforcer le Partenariat mondial pour le développement durable, associé à des partenariats multipartites permettant de mobiliser et de partager des savoirs, des connaissances spécialisées, des technologies et des ressources financières, afin d’aider tous les pays, en particulier les pays en développement, à atteindre les objectifs de développement durable

17.17 Encourager et promouvoir les partenariats publics, les partenariats public-privé et les partenariats avec la société civile, en faisant fond sur l’expérience acquise et les stratégies de financement appliquées en la matière

Données, suivi et application du principe de responsabilité

17.18 D’ici à 2020, apporter un soutien accru au renforcement des capacités des pays en développement, notamment des pays les moins avancés et des petits États insulaires en développement, l’objectif étant de disposer d’un beaucoup plus grand nombre de données de qualité, actualisées et exactes, ventilées par niveau de revenu, sexe, âge, race, appartenance ethnique, statut migratoire, handicap et emplacement géographique, et selon d’autres caractéristiques propres à chaque pays

17.19 D’ici à 2030, tirer parti des initiatives existantes pour établir des indicateurs de progrès en matière de développement durable qui viendraient compléter le produit intérieur brut, et appuyer le renforcement des capacités statistiques des pays en développement

Partenaires du Système des Nations Unies

Commissions régionales

Partenariats : pourquoi sont-ils importants ? [PDF]
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