Un groupe de travailleuses de proximité discutent.
Les travailleuses de proximité en Syrie s'inquiètent de la vulnérabilité des femmes et des filles en période de confinement. Photo UNFPA-Syrie

Violences familiales

N’importe quel membre du foyer est susceptible de devenir auteur ou victime de violences familiales, quels que soient son âge, sa race, son sexe, son orientation sexuelle, sa confession ou son appartenance à quelque groupe social. Par conséquent, tout partenaire intime, enfant ou membre de la famille est une victime potentielle. Afin de contrer la menace que représente l’intensification des violences familiales, le Secrétaire Général a demandé la mise en place de moyens sûrs permettant aux victimes de violences de demander de l’aide à l’insu de leur agresseur, notamment en établissant des systèmes d’alerte d’urgence dans les pharmacies et les supermarchés.

Le télétravail prolongé peut augmenter le stress et les angoisses. Même si la compagnie de membres de la famille proche et d’êtres chers peut atténuer le sentiment de solitude, le confinement peut aggraver les tensions intrafamiliales préexistantes et exacerber les comportements abusifs sur le long terme. Le confinement peut également causer de nouvelles tensions, avec pour conséquence des actes violents.

Quels sont les risques liés au confinement dû à la COVID-19 ?

  • Les consignes préconisant de ne pas quitter le domicile à cause de la COVID‑19 ont mené en quelque sorte à une cohabitation forcée dans des espaces confinés pour une période indéterminée, ce qui peut accroître le risque de violences familiales.
  • Même en dehors du contexte de pandémie et des mesures de distanciation sociale, les victimes de violences familiales tendent à s’isoler de leurs amis, de leur famille et de leurs réseaux d’appui.
  • Les auteurs de violences exploitent la situation de confinement pour resserrer leur contrôle sur leurs victimes.
  • Le stress n’est pas la cause des violences familiales, mais peut aggraver ou déclencher ce phénomène dans des situations telles que celle que nous traversons actuellement.
  • Le confinement peut s’avérer encore plus dangereux que le virus lui‑même. Les experts prévoient que l’accumulation de stress pourrait engendrer des accès soudains de violence.

Conseils pour gérer le stress à la maison et mesures à prendre si vous ou les membres de votre famille êtes victimes de violence :

  • N’oubliez pas que l’isolement social, la quarantaine et le maintien d’une distance physique peuvent avoir des répercussions sur votre bien-être psychologique et celui de votre famille.
  • Dans la mesure du possible, réduisez les sources de stress par les moyens suivants :
    • Recherchez des informations auprès de sources fiables et réduisez le temps passé à consulter les actualités (1 à 2 fois par jour, plutôt que toutes les heures) ;
    • Cherchez à obtenir le soutien de la famille et des amis par téléphone, courriel, SMS, etc. ;
    • Essayez de maintenir une routine quotidienne et de prendre du temps pour mener une activité́ physique et pour dormir ;
    • Effectuez des exercices de relaxation (par exemple, la respiration lente, la méditation, la relaxation musculaire progressive, des exercices d’ancrage et de centrage) pour éliminer les pensées et les sentiments stressants ;
    • Participez à des activités qui, par le passé, vous ont été utiles pour faire face à l’adversité́.
  • Vous pouvez également envisager les actions suivantes :
    • Contactez des membres de votre famille et des amis susceptibles d’apporter une aide pratique (par exemple, apporter de la nourriture, se charger de la garde des enfants) ainsi que pour faire face au stress ;
    • Élaborez un scénario de protection pour garantir votre sécurité́ et celle de vos enfants au cas où la violence s’aggraverait. Il s’agit notamment de conserver les numéros de téléphone de voisins, d’amis et de membres de votre famille que vous pouvez appeler ou auxquels vous pouvez vous adresser pour obtenir une assistance ; de disposer de documents importants, d’argent, de quelques objets personnels à emporter si vous devez partir immédiatement ; et de prévoir comment vous pourriez quitter votre domicile et obtenir de l’aide (par exemple, transport, lieu) ;
    • Conservez des informations sur les numéros d’urgence à l’intention des victimes de violence, les travailleurs sociaux, les services de protection de l’enfance ou le poste de police le plus proche, ainsi que les refuges et les services de soutien accessibles. Pour votre sécurité, faites preuve de discrétion afin que votre partenaire ou des membres de votre famille ne trouvent pas ces informations.

Source : Publication de l’OMS : COVID-19 et la violence contre les femmes : ce que le secteur/système de santé peut faire