Jeunes femmes et jeunes filles a l'entree d'une clinique de santé sexuelle et reproductive.
Une clinique de santé sexuelle et reproductive au Viet Nam.
Photo :Fonds des Nations Unies pour la population/Doan Bau Chau
Une clinique de santé sexuelle et reproductive au Viet Nam. Le pays a élargi ses services de santé sexuelle et reproductive, qui incluent la planification familiale, les soins prénatals et postnatals et la prévention au VIH/sida. Photo UNFPA/Doan Bau Chau

Ralentir la propagation de la COVID-19 : comment protéger la santé et les droits des femmes et des filles

La crise de la COVID-19 a de graves répercussions sur les individus, les communautés et les économies du monde entier. Néanmoins, tout le monde n’est pas touché de la même manière. Les femmes, qui représentent la grande majorité des agents de santé de première ligne, sont exposées au coronavirus de façon disproportionnée, par exemple. Partout dans le monde, les chaînes d’approvisionnement sont confrontées à des perturbations qui ont une incidence sur la disponibilité des contraceptifs et les risques de grossesses non désirées s’en trouvent ainsi démultipliés.

Alors que les pays adoptent des mesures de confinement et que les systèmes de santé peinent à faire face à la crise, les services de santé sexuelle et reproductive sont relégués au second plan et la violence basée sur le genre s’intensifie.

Une analyse récente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) souligne que 47 millions de femmes vivant dans des pays à revenu faible ou intermédiaire seraient dans l’impossibilité d’accéder à des moyens de contraception modernes et que 7 millions de grossesses non désirées seraient à prévoir si les mesures de confinement étaient prolongées de six mois et que les services de santé continuaient à être considérablement perturbés.

En outre, 31 millions de cas supplémentaires de violence basée sur le genre seraient également à prévoir. L’interruption des interventions de l’UNFPA sur le terrain pourrait donner lieu à 2 millions de cas de mutilations génitales féminines et 13 millions de mariages d’enfants évitables entre 2020 et 2030.

Par ailleurs, un nombre disproportionné de femmes ont des emplois précaires et souffrent plus sévèrement des répercussions économiques de la COVID-19. À l’échelle mondiale, près de 60 % des femmes travaillent dans l’économie informelle et sont exposées à un risque accru de pauvreté. Le travail domestique non rémunéré effectué par les femmes a augmenté en raison de la fermeture des écoles et de l’accroissement des besoins des personnes âgées.

Les communautés marginalisées sont durement touchées par la pandémie, ce qui creuse les inégalités et menace de compromettre les efforts visant à ne laisser personne de côté dans le cadre du Programme de développement durable à l'horizon 2030. Les initiatives nationales de lutte contre la COVID-19 jouent un rôle fondamental : elles détermineront la vitesse à laquelle le monde va surmonter cette situation et si nous pouvons atteindre les objectifs de développement durable.

 

Des jeunes femmes

Tableau de bord de la population mondiale

Le tableau de bord de la population mondiale présente des données sur le taux de fécondité, la parité entre les sexes dans la scolarisation, des informations sur la santé sexuelle et reproductive, et bien plus encore. Ensemble, ces données mettent en lumière la santé et les droits des personnes dans le monde, en particulier des femmes et des filles. Les chiffres présentés fournis par l'UNFPA et d'autres agences des Nations Unies sont mis à jour chaque année.

Tendances démographiques

Il a fallu des centaines de milliers d'années pour que la population mondiale atteigne 1 milliard d'habitants, mais seulement 200 ans pour être multipliée par sept. En 2011, la population mondiale a franchi la barre des 7 milliards d'individus, et elle devrait atteindre 9 milliards d'ici à 2050.

Cette croissance spectaculaire est en grande partie imputable à l'augmentation du nombre d'individus en âge de procréer, et s'est accompagnée d'une évolution marquante des taux de fécondité, d'une urbanisation grandissante et d'une accélération des migrations. Ces tendances auront d'importantes répercussions sur les générations à venir.

D'énormes changements se sont produits récemment en ce qui concerne les taux de fécondité et l'espérance de vie. Au début des années 1970, chaque femme avait en moyenne 4,5 enfants. En 2014, le taux de fécondité au niveau mondial a chuté à environ 2,5 enfants par femme.

Parallèlement, l'espérance de vie globale moyenne a augmenté, passant de 64,8 ans au début des années 1990 à 70 ans aujourd'hui. De plus, le monde est confronté à des taux d'urbanisation élevés et à une accélération des flux migratoires. L'année 2007 a été la première année marquée par une prévalence de la population urbaine par rapport à la population rurale, et d'ici à 2050, environ 66 % de la population mondiale vivra dans des villes.

Ces mégatendances ont de lourdes implications. Elles ont des conséquences sur le développement économique, l'emploi, la répartition des revenus, la pauvreté et les protections sociales. Elles ont également une incidence sur les initiatives visant à garantir l'accès universel aux soins de santé, à l'éducation, au logement, à l'assainissement, à l'eau, à l'alimentation et à l'énergie. Afin de répondre plus durablement aux besoins des individus, les responsables politiques doivent comprendre comment de nombreuses personnes vivent sur la planète, où elles se trouvent, quel âge elles ont, et combien de personnes leur succéderont.

Femmes assises, dont deux portent un bébé dans leurs bras.

En 1950, soit cinq ans après la création de l’ONU, la population mondiale était estimée à près de 2,6 milliards de personnes. En octobre 2011, le chiffre de 7 milliards de personnes sur notre planète avait été franchi. Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a marqué ce tournant en pilotant une campagne innovante, « 7 milliards d’actions », qui mettait l'accent sur les défis, les possibilités et les actions nécessaires à notre avenir commun sur la Terre. Selon les projections, la population mondiale devrait augmenter de 2 milliards de personnes au cours des trente prochaines années, passant à 9,7 milliards en 2050. 

Couverture du rapportde l'UNFPA, intitule Etat de la population mondiale 2020

Chaque jour, des centaines de milliers de filles à travers le monde subissent des préjudices physiques ou psychologiques – ou les deux. Leur famille, leurs ami·e·s et leur communauté le savent et y consentent. Sans l’adoption de mesures d’urgence, il est probable que la situation ne fasse qu’empirer. Telles sont les conclusions du rapport sur l'État de la population mondiale 2020 du Fonds des Nations Unies pour la population. Ce rapport examine l’origine et l’étendue des pratiques néfastes dans le monde, ainsi que les actions à mettre en œuvre pour les éliminer.

 Illustration : perspective du bâtiment du Secrétariat de l‘ONU et titre, les journées internationales.

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.