Deux petites filles souriantes, avec le slogan de la Journée 2026.
Photo :© HCR/Shawkat Alharfoush

[...] nous appelons à renforcer le soutien apporté à toutes les personnes contraintes de fuir, ainsi qu’aux pays et aux communautés qui les accueillent.

Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres

Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité

La promesse de sécurité est mise à l’épreuve dans toutes les régions du monde. Soixante-quinze ans après l’adoption de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, cette promesse reste l’un des engagements les plus clairs de la communauté internationale : les personnes contraintes de fuir ne doivent pas être renvoyées vers le danger et doivent pouvoir vivre dans la dignité pendant leur déplacement. Cette Convention, fondée sur les enseignements tirés des déplacements massifs de la Seconde Guerre mondiale, n’a jamais été destinée à une seule région, une seule génération ou un seul peuple, mais à l’humanité tout entière.

Cette protection est aujourd’hui plus que jamais nécessaire. Plus de 117 millions de personnes sont déplacées de force à travers le monde, notamment des familles déracinées par la guerre au Soudan, les violences en République démocratique du Congo et les crises prolongées en Ukraine, en Afghanistan, en République arabe syrienne, au Myanmar et ailleurs. Lorsque les personnes fuyant le danger se voient refuser une protection, l’insécurité s’aggrave : les familles sont contraintes d’emprunter des itinéraires périlleux, les enfants perdent des années d’apprentissage, les femmes et les filles sont exposées à des risques accrus, et les communautés d’accueil se retrouvent privées du soutien dont elles ont besoin. Protéger les réfugiés n’est donc pas seulement un acte de compassion ; c’est une condition de la stabilité et de la paix.

« Jusqu’à ce que tout le monde soit en sécurité » est un appel à tenir cette promesse. Il invite les gouvernements à mettre en place des systèmes d’asile équitables et accessibles, les donateurs à maintenir un soutien vital, les communautés à accueillir ceux qui sont contraints de fuir et chacun d’entre nous à défendre le principe selon lequel la sécurité ne doit jamais dépendre de la nationalité, de la richesse, de la race, de la religion, du genre, des opinions politiques ou du statut migratoire. La protection n’est effective que lorsque les personnes contraintes de fuir peuvent vivre sans crainte, reconstruire leur vie, contribuer à la vie de leur communauté et, lorsque les conditions le permettent, rentrer chez elles volontairement, en toute sécurité et dans la dignité.

Un même objectif, des contextes différents

Chaque minute, 20 personnes doivent tout abandonner pour échapper à la guerre, à la persécution ou à la terreur. Bien que l'objectif soit le même - se mettre en sécurité — il existe plusieurs types de personnes déplacées dans le monde.

Réfugiés

Selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) , le terme « réfugié » fait référence à toute personne qui, « craignant avec raison d'être persécutée du fait de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait de cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays; ou qui, si elle n'a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tells événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ».

Demandeurs d'asile

Les demandeurs d'asile ont besoin d'aide et de conseils, essentiels pour la procédure d'octroi du statut de réfugié. Il incombe aux systèmes nationaux d'asile de décider quels demandeurs d'asile peuvent effectivement prétendre à une protection internationale. Ceux dont on estime qu'ils ne sont pas des réfugiés ou qu'ils n'ont pas besoin d'une autre forme de protection internationale à l'issue de procédures adéquates peuvent être renvoyés dans leur pays d'origine.

Personnes déplacées internes

Les personnes déplacées fuient en quête de sécurité dans d'autres régions au sein même de leur pays, où ils ont besoin d'une aide. On utilise souvent de façon erronée le terme de réfugiés pour désigner les personnes déplacées internes. Contrairement aux réfugiés, les déplacés internes n'ont pas traversé de frontière internationale pour chercher asile dans un autre pays. Ils sont restés dans leur pays. Même s'ils ont fui pour des raisons similaires à celles des réfugiés (conflit armé, violence généralisée, violations des droits humains), les déplacés internes demeurent légalement sous la protection de leur propre gouvernement, ce gouvernement constituant parfois lui-même la cause de leur fuite. En tant que citoyens, les déplacés internes conservent l'ensemble de leurs droits, dont celui à la protection en vertu des droits humains et des principes du droit international humanitaire.

Apatrides

Des millions d'apatrides sont pris au piège dans un vide juridique, avec des droits fondamentaux limités. L'apatridie a également un impact terrible sur la vie des personnes. La possession de la nationalité est essentielle pour participer pleinement à la société et c'est une condition préalable à la jouissance de l'ensemble des droits humains.

Rapatriés

Les rapatriés sont les personnes de retour chez elles. C'est la meilleure des solutions durables. Pour de nombreuses personnes déracinées, le rapatriement librement consenti dans la sécurité et la dignité marque le dénouement heureux d'un traumatisme. Parmi les autres « solutions durables » que le HCR recherche pour les réfugiés, la réinstallation dans des pays tiers ou l'intégration locale dans le pays d'accueil sont uniquement accessibles à une minorité de réfugiés.

L'action de l'ONU

Le HCR vient en aide aux réfugiés depuis sa création en 1950 par l'Assemblée générale des Natons Unies. Le cadre juridique pour aider les réfugiés et le statut pour guider le travail du HCR ont été adoptés l'année suivante, c'est la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et le Protocole de 1967  qui lui est associé qui permettent de leur fournir une protection. La Convention et le Protocole constituent les principaux accords internationaux sur la protection des réfugiés et couvrent les aspects les plus importants de leur vie quotidienne.

Certains droits fondamentaux, notamment le droit d'être protégé contre le refoulement, s'appliquent à tous les réfugiés. Cependant, l'étendue et l'accès à certains droits peuvent varier en fonction de la durée du séjour dans le pays d'accueil.

Plus d'informations

Le saviez-vous ?

  • À la mi-2025, 117,3 millions de personnes dans le monde étaient toujours déplacées de force en raison de persécutions, de conflits, de violences, de violations des droits de l’homme ou d’événements perturbant gravement l’ordre public.
  • Les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire accueillent 71 % des réfugiés et autres personnes ayant besoin d’une protection internationale dans le monde, tandis que les pays les moins avancés offrent l’asile à 25 % du total.
  • À la mi-2025, le Soudan était le pays comptant le plus grand nombre de personnes déplacées au monde, avec 13,4 millions de réfugiés, de demandeurs d’asile et de personnes déplacées à l’intérieur du pays
  • Trois réfugiés ou personnes déplacées par un conflit sur quatre vivent dans des pays exposés à des risques climatiques élevés, voire extrêmes, ce qui aggrave les dangers auxquels sont confrontées ces personnes déjà contraintes de fuir.

Source : HCR

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Un sauveteur bénévole porte une rescapée d'un naufrage.

Le monde connaît des mouvements de populations sans précédent : 70,8 millions de personnes à travers le monde ont été chassées de leur foyer fin 2018. Parmi celles-ci, environ 30 millions sont des réfugiés et près de la moitié sont âgés de moins de 18 ans. On compte également des millions d’apatrides, c’est-à-dire de personnes qui sont privées de nationalité et d’accès à des droits élémentaires, tels que l’éducation, les soins de santé, l’emploi et la liberté de circulation.

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.