Plante poussant sur un sol sec

Principales constatations

Les données scientifiques se rapportant aux changements climatiques démontrent que le réchauffement de la planète est imputable aux activités anthropiques. Ces données nous indiquent également que les efforts de lutte contre ces phénomènes ne sont pas adaptés. Le système des Nations Unies a joué un rôle central dans l’évaluation mondiale des données climatiques — que ce soit sur le plan des sciences dures, des conséquences ou des solutions — et chacun de ses nouveaux rapports apporte davantage de précisions sur les enjeux climatiques et sur la manière dont il nous est possible d’y faire face.

Les changements climatiques se sont poursuivis malgré la COVID-19.

  • Les niveaux de concentration de CO2 dans l’air n’ont montré aucun signe de plafonnement et ont continué à augmenter pour atteindre de nouveaux records. La baisse des émissions due au confinement ne permettra pas de réduire les concentrations de CO2.
  • Les émissions mondiales de CO2 d’origine fossile ont augmenté de 62 % entre 1990 et 2019. Il est indispensable d’adopter de réelles mesures de changement pour être en mesure d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.
  • La température mondiale moyenne enregistrée sur la période 2016-2020, qui dépasse d’environ 1,1 °C celle de 1850-1900, devrait être la plus chaude jamais observée.
  • Les changements climatiques anthropiques affectent les systèmes vitaux, du sommet des montagnes aux fonds marins, entraînant une accélération de l’élévation du niveau de la mer, et provoquent des réactions en chaîne préjudiciables aux écosystèmes et à la sécurité des populations.
  • Les incidences des changements climatiques se manifestent le plus clairement par le biais de l’évolution des conditions hydrologiques, et tout particulièrement des changements observés au niveau de la dynamique de la neige et de la glace. D’ici à 2050, le nombre de personnes menacées par les inondations passera de 1,2 milliard à 1,6 milliard.
Key Messages from the United in Science 2020 Report

L’année 2019 : deuxième année la plus chaude jamais enregistrée

  • L’année 2019 se classe deuxième en matière de températures enregistrées. Seule l’année 2016 a été plus chaude, en raison du phénomène El Niño.
  • La période 2015-2019 représente les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées et la période 2010-2019 est la décennie aux températures les plus élevées.
  • Au regard de l’évolution actuelle des émissions de dioxyde de carbone, la température devrait augmenter de 3 à 5 °C d’ici à la fin du siècle. 
Graphic showing the global annual mean temperature.

Un réchauffement limité à 1,5 °C est envisageable, mais pas sans l’adoption de mesures urgentes et sans précédent

  • Le monde subit déjà les conséquences d’une hausse des températures de 1° C, qui se traduit par des phénomènes météorologiques plus extrêmes, l’augmentation du niveau des mers et la diminution de l’étendue de la banquise arctique. Tous les pays sont touchés par le réchauffement de la planète. Ce sont néanmoins les personnes démunies et vulnérables ainsi que sur les personnes les moins responsables du problème qui semblent en être les premières victimes.
  • Limiter le réchauffement à 1,5 °C n’a rien d’impossible, mais cela implique des changements inédits dans tous les domaines de la société. Les dix prochaines années seront cruciales. Il faut que les émissions nettes de dioxyde de carbone (CO2) dues à l’activité humaine diminuent à l’échelle mondiale d’environ 45 % par rapport aux niveaux de 2010 d’ici à 2030, pour espérer atteindre un niveau « net zéro » à l’horizon 2050. Il en découle que les émissions subsistantes devront être compensées par l’élimination du CO2 dans l’atmosphère.
  • La limitation du réchauffement à 1,5 °C et non à 2 °C présente des avantages évidents : 420 millions de personnes en moins seront exposées à des épisodes de canicule, certains récifs coralliens tropicaux pourront être préservés, moins d’espèces végétales et animales disparaîtront et des forêts et des milieux humides seront sauvegardés.
  • Les décisions que nous prenons maintenant déterminent le monde dans lequel nous vivons et que nous léguerons aux générations futures. La lutte contre les changements climatiques est essentielle pour veiller à ce que partout dans le monde les populations soient prospères et en bonne santé, qu’elles aient de quoi se nourrir et qu’elles disposent d’un air pur et d’une eau propre.
  • Aujourd’hui, 95 % de la valeur que représentent les emballages plastiques — soit près de 120 milliards de dollars par an — est perdue après leur première utilisation. Les politiques en faveur d’une utilisation plus circulaire et plus efficace des matières (en particulier des métaux, des produits pétrochimiques et des matériaux de construction) pourraient stimuler l’activité économique dans le monde entier et réduire le gaspillage et la pollution.
Graphic about rising temperatures and rising risks

Les concentrations de gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique ont atteint de nouveaux sommets

  • En 2018, les niveaux de gaz à effet de serre qui retiennent la chaleur dans l’atmosphère ont atteint un niveau record de 407,8 parties par million. Cette évolution révèle que les générations futures seront confrontées à une aggravation croissante des conséquences des changements climatiques, et notamment à une hausse des températures, à l’augmentation de la fréquence et de l’intensité des phénomènes météorologiques extrêmes, au stress hydrique, à l’élévation du niveau de la mer et à la perturbation des écosystèmes marins et terrestres.
  • L’influence des activités humaines sur le climat ne fait aucun doute et les émissions anthropiques de gaz à effet de serre récemment enregistrées n’ont jamais été aussi élevées. Les changements climatiques observés depuis peu ont eu des répercussions considérables sur les systèmes naturels et humains.
  • La poursuite des émissions de gaz à effet de serre ne peut qu’accentuer le réchauffement et entraîner des changements durables dans toutes les composantes du système climatique, en augmentant de fait les risques de conséquences gravissimes, généralisées et irréversibles pour les populations et les écosystèmes. L’atténuation des changements climatiques repose sur des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre qui, associées à des mesures d’adaptation, sont susceptibles de limiter les risques liés aux changements climatiques.
  • Les stratégies d’adaptation et d’atténuation sont complémentaires pour réduire et maîtriser les risques liés au phénomène. D’importantes réductions d’émissions au cours des prochaines décennies permettraient de réduire les risques climatiques au XXIe siècle et au-delà, d’accroître l’efficacité des mesures d’adaptation et de réduire les coûts et les difficultés liés aux initiatives d’atténuation sur le long terme, tout en contribuant à la mise au point de modes de développement durable résilients face aux changements climatiques.
Graphic showing the global annual mean temperature
Maps shows changes in average surface temperature and precipitation

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer de 7,6 % par an au cours de la prochaine décennie

  • Les émissions mondiales de gaz à effet de serre doivent diminuer de 7,6 % par an au cours de la prochaine décennie si le monde veut rattraper le retard accumulé en matière de limitation des hausses de température à environ 1,5 °C. 
  • Les technologies existent et les stratégies sont au point pour réduire les émissions, il faut donc agir sans tarder. Les pays du G20 sont responsables de 78 % du total des émissions.
Graphic

Les bienfaits pour la santé l’emportent largement sur les coûts liés à la réalisation des objectifs relatifs aux changements climatiques

  • À l’échelle de la planète, l’exposition à la pollution atmosphérique cause chaque année 7 000 000 de décès et occasionne des pertes sociales d’environ 5 110 milliards de dollars.
  • Dans le cadre de la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris, la réduction de la pollution de l’air permettrait, à elle seule, de sauver environ un million de vies par an à travers le monde d’ici à 2050.
  • L’influence des activités humaines sur le climat ne fait aucun doute et les émissions anthropiques de gaz à effet de serre récemment enregistrées n’ont jamais été aussi élevées. Les changements climatiques observés depuis peu ont eu des répercussions considérables sur les systèmes naturels et humains.
  • La poursuite des émissions de gaz à effet de serre ne peut qu’accentuer le réchauffement et entraîner des changements durables dans toutes les composantes du système climatique, en augmentant de fait les risques de conséquences gravissimes, généralisées et irréversibles pour les populations et les écosystèmes. L’atténuation des changements climatiques repose sur des réductions substantielles et durables des émissions de gaz à effet de serre qui, associées à des mesures d’adaptation, sont susceptibles de limiter les risques liés aux changements climatiques.
  • Les stratégies d’adaptation et d’atténuation sont complémentaires pour réduire et maîtriser les risques liés au phénomène. D’importantes réductions d’émissions au cours des prochaines décennies permettraient de réduire les risques climatiques au XXIe siècle et au-delà, d’accroître l’efficacité des mesures d’adaptation et de réduire les coûts et les difficultés liés aux initiatives d’atténuation sur le long terme, tout en contribuant à la mise au point de modes de développement durable résilients face aux changements climatiques.
Chimney of a manufacturing complex

Les terres constituent une ressource essentielle

  • L’agriculture, la production alimentaire et la déforestation comptent parmi les principales causes des changements climatiques.
  • Les terres sont soumises à la pression croissante des activités humaines, à laquelle viennent s’ajouter les changements climatiques. Une meilleure gestion des terres peut contribuer à faire face aux changements climatiques, sans pour autant constituer la seule solution. 
  • Seule la réduction des émissions de gaz à effet de serre de tous les secteurs, y compris l’agriculture et l’alimentation, est en mesure de garantir un maintien du réchauffement climatique à une température bien inférieure à 2 °C.
Poster

La préservation de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques sont essentielles pour protéger la santé humaine

  • La détérioration de la situation environnementale à l’échelle mondiale a une incidence majeure sur la santé des populations. Des mesures doivent être prises de toute urgence pour protéger l’environnement et notre santé.
  • Le monde n’est pas en voie d’atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030. L’accumulation du retard en matière d’action climatique ne peut qu’aggraver les risques liés aux changements climatiques et rendre encore plus difficile et plus coûteuse la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris.
  • Si les mesures de protection de l’environnement ne sont pas considérablement intensifiées, certaines villes et régions d’Asie, du Moyen-Orient et d’Afrique pourraient connaître des millions de décès prématurés d’ici le milieu du siècle.
  • Les polluants présents dans les écosystèmes d’eau douce feront de la résistance aux antimicrobiens une cause majeure de décès d’ici à 2050 et les perturbateurs endocriniens auront une incidence sur la fertilité masculine et féminine, ainsi que sur le développement neurologique de l’enfant.
  • Le monde dispose pourtant des outils scientifiques, technologiques et financiers requis pour s’engager sur la voie d’un développement plus durable.
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L’adoption de mesures climatiques audacieuses pourrait générer quelque 26 000 milliards de dollars de bénéfices économiques 

  • Les avantages d’une croissance plus judicieuse et plus réfléchie sont nettement sous-estimés, sachant que l’adoption de mesures climatiques audacieuses pourrait générer quelque 26 000 milliards de dollars de bénéfices économiques d’ici à 2030.
  • Le passage à une économie propre pourrait générer plus de 65 millions de nouveaux emplois à faibles émissions de carbone, une croissance plus forte du PIB mondial, une augmentation de l’emploi et de la participation des femmes au marché du travail, tout en permettant d’éviter 700 000 décès dus à la pollution de l’air. La réforme des subventions des énergies fossiles et la tarification du carbone pourraient par ailleurs générer 2 800 milliards de dollars de recettes publiques qui pourront être utilisées pour des investissements dans les priorités publiques.
Poster

Les océans et les territoires gelés de la planète souffrent du réchauffement climatique

  • Les océans ont absorbé plus de 90 % de la chaleur excédentaire du système climatique. Le réchauffement climatique a de graves conséquences sur les écosystèmes et les populations. Les océans sont plus chauds, plus acides et moins féconds. La fonte des glaciers et des calottes glaciaires entraîne une augmentation du niveau de la mer et les phénomènes côtiers extrêmes sont de plus en plus intenses. 
  • En été, la surface de la banquise de l’Arctique a diminué à un rythme d’environ 12 % par décennie entre 1979 et 2018. Les quatre valeurs les plus basses concernant l’étendue de la banquise en hiver ont été enregistrées entre 2015 et 2019.
  • Les habitants des régions montagneuses sont de plus en plus exposés aux variations de qualité et de disponibilité de l’eau. Selon les scénarios basés sur de fortes émissions, les petits glaciers d’Europe, d’Afrique orientale, des Andes tropicales et d’Indonésie devraient perdre plus de 80 % de leur masse de glace actuelle d’ici à 2100. 
  • La banquise arctique diminue en superficie et s’amincit. Si le réchauffement climatique est maintenu à 1,5 °C au-dessus des niveaux préindustriels, l’océan Arctique ne se retrouvera libre de glace en septembre — le mois le moins glacé — qu’une fois tous les cent ans. Dans le cas d’un réchauffement de 2 °C, ce phénomène pourrait se produire tous les trois ans.
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