Vue d’une imposante porte d’entrée couleur argent, avec le détail d’un relief symbolisant la fraternité.
Le 27 mars 1953, le gouvernement du Canada a dévoilé les portes d’entrée en argent nickel du bâtiment de l’Assemblée générale, à New York, dessinées par l’architecte canadien Ernest Cormier et symbolisant la paix, la justice, la vérité et la fraternité.
Photo :Nations Unies

Alors que nous commémorons la Journée internationale de la fraternité humaine, engageons-nous à faire davantage pour promouvoir la tolérance, la compréhension et le dialogue culturels et religieux. »
Secrétaire général de l'ONU, António Guterres

La fraternité humaine pour la paix et la coopération

Les actes qui incitent à la haine religieuse menacent l’esprit de tolérance et le respect de la diversité. Leur augmentation, ces dernières années, a suscité de vives préoccupations au sein de l'Assemblée générale, en particulier à l’heure où le monde affronte une crise sans précédent, provoquée par la pandémie de COVID-19, qui nécessite une action mondiale fondée sur l’unité, la solidarité et le renouvellement de la coopération multilatérale.

Plus que jamais, il faut rappeler que le dialogue entre tous les groupes religieux peut aider à faire mieux connaître et mieux comprendre les valeurs communes au genre humain.

Il est crucial de sensibiliser aux différentes cultures et religions ou convictions et de souligner le rôle important de l’éducation dans la promotion de la tolérance. C'est pourquoi, l’éducation, en particulier celle qui est dispensée à l’école, devrait contribuer véritablement à promouvoir la tolérance et l’élimination de la discrimination fondée sur la religion ou la conviction. 

Dans cette perspective, il est nécessaire d'encourager les activités destinées à promouvoir le dialogue entre les religions et les cultures, afin de renforcer la paix, la stabilité sociale, le respect de la diversité et la compréhension mutuelle. La tolérance, le pluralisme, le respect mutuel et la diversité des religions et des convictions font en effet prospérer la fraternité humaine.

Ces dernières années, plusieurs initiatives ont été entreprises aux niveaux international, régional, national ou local. Des actions ont également été menée par les chefs religieux pour promouvoir le dialogue interreligieux et interculturel. Une rencontre a notamment eu lieu entre le pape François et le grand imam d’Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, le 4 février 2019 à Abou Dhabi, à l’issue de laquelle a été signé le document intitulé « La fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune ».

Un chemin vers l'avenir 

Nous avons célébré en 2021 pour la première fois la Journée internationale de la fraternité humaine, l'occasion de mettre en évidence les principes et les valeurs inclus dans le « Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde et vivre ensemble », ainsi que d'explorer les bonnes pratiques en vue de sa mise en œuvre. Pour célébrer la journée, un événement intitulé « Un chemin vers l'avenir » a été organisé par l'Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC), en partenariat avec les missions permanentes de l'Égypte et des Émirats arabes unis auprès de l'ONU et le Comité supérieur de la fraternité humaine.

#HumanFraternityDay et #OneHumanity

 

Historique

Après la Seconde Guerre mondiale, l'Organisation des Nations Unies a été créée avec des objectifs et des principes qui visent principalement à préserver les générations futures du fléau de la guerre. L'un de ces objectifs est de parvenir à une coopération internationale pour résoudre les problèmes internationaux d'ordre économique, social, culturel ou humanitaire et promouvoir et encourager le respect des droits humains et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion.

En 1999, l'Assemblée générale a adopté, par sa résolution 53/243, la Déclaration et le Programme d'action sur une culture de la paix, qui constituent le mandat universel de la communauté internationale, en particulier du système des Nations Unies, de promouvoir une culture de la paix et de non-violence qui profite à toute l'humanité, y compris aux générations futures.

Cette déclaration est le résultat d'une conviction de longue date contenue dans le préambule de l'Acte constitutif de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO), selon laquelle « les guerres prenant naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix ». La déclaration rappelle notamment que la paix n'est pas simplement l'absence de conflits, mais un processus positif, dynamique, participatif qui favorise le dialogue et le règlement des conflits dans un esprit de compréhension mutuelle et de coopération. Pour cela, il importe de respecter et de comprendre la diversité religieuse et culturelle dans le monde, de promouvoir le dialogue entre les religions et les cultures, la négociation à l'affrontement, et de s'entraider.

Le 20 octobre 2010, l'Assemblée générale dans sa résolution 65/5 a souligné combien la compréhension mutuelle et le dialogue entre les religions constituent des volets importants de la culture de paix. Elle a ainsi proclamé la Semaine mondiale de l'harmonie interconfessionnelle, célébrée la première semaine de février de chaque année comme moyen de promouvoir l'harmonie entre toutes les religions, croyances et confessions. 

En décembre 2020, alors que le monde devait affronter les conséquences d'une crise sans précédent provoquée par la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19), l'Assemblée générale a proclamé le 4 février Journée internationale de la fraternité humaine. Cette journée est célébrée pour la première fois en 2021.

Une culture de la paix

La culture de la paix peut être définie comme l’ensemble des valeurs, des attitudes, des traditions, des comportements et des modes de vie fondés sur :

  • Le respect de la vie, le rejet de la violence et la promotion et la pratique de la non-violence par l’éducation, le dialogue et la coopération ;
  • Le respect des principes de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique des États et de la non-intervention dans les questions qui relèvent essentiellement de la juridiction nationale de tout État quel qu’il soit, conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international ;
  • Le respect de tous les droits de l’homme et de toutes les libertés fondamentales et leur promotion; d) L’engagement de régler pacifiquement les conflits ;
  • Les efforts déployés pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures en matière de développement et d’environnement ;
  • Le respect et la promotion du droit au développement ;
  • Le respect et la promotion de l’égalité des droits et des chances pour les femmes et les hommes ;
  • Le respect et la promotion du droit de chacun à la liberté d’expression, d’opinion et d’information ;
  • L’adhésion aux principes de liberté, de justice, de démocratie, de tolérance, de solidarité, de coopération, du pluralisme, de la diversité culturelle, du dialogue et de la compréhension à tous les niveaux de la société et entre les nations et encouragés par un environnement national et international favorisant la paix.

Source : Déclaration et Programme d’action sur une culture de la paix (A/RES/53/243)

Écoutez

Latifa Ibn Ziaten est la mère d’Imad, parachutiste de l’armée française assassiné par un terroriste à Toulouse en 2012. Depuis ce drame, elle se bat pour promouvoir la tolérance, la compréhension et le dialogue culturels et religieux. Elle a pour cela reçu le Prix Zayed pour la fraternité humaine. Découvrez son histoire !

En décembre 2019, le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a rencontré le Pape François en qui il a salué un fervent défenseur de la dignité humaine. À la tête du Saint-Siège, qui a le statut d’observateur permanent à l’ONU, le chef de l’Église catholique s’était rendu au Siège de l’Organisation à New York en septembre 2015 où il avait participé à l’Assemblée générale des Nations Unies.

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.