
Thème 2016 – « En mémoire de l’esclavage : Commémorer l’héritage et la culture de la diaspora africaine et ses racines »
Ce thème porte l’attention sur l’impact de la culture et des traditions africaines sur la vie des pays impliqués dans la traite d’esclaves. Il met aussi en lumière les liens entre les personnes d’ascendance africaine à travers le monde.
Message du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies | Célébrations 2016 | Événements
Message du Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies
Chaque année à cette date, l’Organisation des Nations Unies honore la mémoire des millions d’Africains arrachés à leur famille et à leur patrie durant des siècles.
La Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves met aussi en lumière le racisme et les préjugés actuels. Réaffirmons aujourd’hui notre volonté de lutter contre le racisme et de célébrer le patrimoine africain qui enrichit les sociétés du monde actuel.
Nous devons impérativement œuvrer de concert en faveur de l’égalité des chances, de la justice et du développement durable pour les personnes d’ascendance africaine. Dans le cadre du programme éducatif « En mémoire de l’esclavage », jeunes et moins jeunes sont donc appelés à susciter une prise de conscience, à favoriser la compréhension mutuelle et à faire évoluer les comportements.
Cette année, le thème retenu est « Rappelez-vous l’esclavage : célébrons l’héritage et la culture de la diaspora africaine et ses racines ».
Les cultures et traditions dynamiques de l’Afrique font encore aujourd’hui la richesse des pays autrefois touchés par la traite transatlantique des esclaves.
Musique entraînante, art audacieux, gastronomie variée et littérature exaltante : l’influence de l’Afrique sur la culture moderne est évidente. On est peut-être moins conscient de tout ce que les personnes d’ascendance africaine apportent dans les domaines de la médecine, de la science et de la conduite des affaires publiques, et des fonctions importantes qu’elles occupent dans la société en général.
Forcés d’aller au bout de leurs forces physiques et mentales, les esclaves africains ont laissé à leurs descendants un héritage précieux fait de courage, de force, de tolérance, de patience et de compassion. À l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, nous nous engageons à affronter ensemble l’héritage de racisme de l’esclavage.
Ban Ki-moon
Célébrations 2016
Mardi 16 février
Projection privée du film « RACE », AMC Loews, 34th Street, New York
Réalisé par Stephen Hopkins, « RACE » est un film sur le courage, la détermination, la tolérance et l’amitié. Il revient sur le combat de Jesse Owen, l’homme qui devint une légende lors des Jeux Olympiques de 1936 face à Adolph Hitler et la vision d’une suprématie blanche du parti Nazi. La projection a été suivie d’une séance de questions/réponses.
Mercredi 17 février
18h – Inauguration de l’exposition « Les africains en Inde : D’esclaves à généraux et dirigeants ». Hall des visiteurs, Nations Unies, New York
Cette exposition, organisée au Siège des Nations Unies à New York jusqu’au 30 mars 2016, a été créée par le Schomburg Center for Research in Black Culture de la Bibliothèque publique de New York. Les conservateurs sont Dr. Sylviane A. Diouf, Directeur du Lapidus Center for the Historical Analysis of Transatlantic Slavery au sein du Schomburg Center, et Dr. Kenneth X. Robbins, collectionneur et expert en art indien.
L’exposition raconte l’histoire fascinante des esclaves est-africains en Inde, connus sous le nom de Sidis et Habshis, qui ont gravi les échelons jusqu’à obtenir des postes de pouvoir en matière politique et militaire. Au travers de textes et de photographies, cette exposition témoigne de l’ouverture d’esprit de la société indienne au sein de laquelle ils représentaient une minorité ethnique et religieuse dotée d’un statut inférieur. Elle met également en lumière la traite d’esclaves dans l’Océan Indien et l’histoire de l’Afrique et de sa diaspora en Inde.
Le programme « En mémoire de l’esclavage » produit une version itinérante autour du monde, en langue arabe, anglaise, française, portugaise et espagnole, en commémoration de la Journée internationale de Commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.
Jeudi 24 mars
13h15 – Table ronde et spectacle : « La traite transatlantique des esclaves : la construction d’un nouvel Amistad, l’Île de Bunce, les Gullah, les Maroons et les ponts de Nouvelle Écosse »
Enceinte de l’ECOSOC, Nations Unies, New York
Mardi 29 mars
Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves
15h – Réunion commémorative de l’Assemblée générale, Enceinte de l’Assemblée générale, Nations Unies, New York
18h30 – Expérience culturelle et culinaire, Hall des visiteurs, Nations Unies, New York
Mardi 31 mars
25e anniversaire de l’African Buriel Ground
9h30 – Projection d’un film à des écoliers
18h15 – Projection d’un documentaire et table-ronde « Then I'll Be Free to Travel Home: The Legacy of the New York African Burial Ground », avec Lena Horne, African Burial Ground, 290 Broadway, New York.
Jeudi 14 avril
11h – Réunion d’informations ONG – « Le voyage musical de la diaspora africaine », Salle de conférence 11, Nations Unies, New York
Mercredi 31 août
13h15 à 14h30 – Siège de l'ONU, New York, Salle de conférence 11
Conférence sur la résistance et les effets de la traite transatlantique des esclaves
La Section de l’action éducative du Département de l’information organise, le 31 août 2016 de 13h15 à 14h30 dans la salle de conférence 11 du Siège de l’ONU, à New York, une conférence dans le cadre de son Programme d’action éducative sur la traite transatlantique des esclaves et l’esclavage. Cette conférence est organisée en partenariat avec la Bibliothèque Dag Hammarskjöld des Nations Unies.
L’événement s’inscrit dans le cadre d’une série de conférences, intitulée « The Birth of a Nation: Slavery, Resistance & Abolition » (Naissance d’une Nation : esclavage, résistance et abolition). Il s’agit d’un cycle de conférences organisées au niveau national, aux États-Unis, par le Bureau de la diversité de l’Association américaine des bibliothèques (ALA), le distributeur de films Fox Searchlight Pictures et la société BazanED. Ce cycle de conférence est inspiré du long-métrage « The Birth of a Nation » de Nate Parker (2016), qui retrace l’histoire de la révolte menée par Nat Turner le 21 août 1831.
Cette conférence aura lieu alors qu’on marque le 185e anniversaire de cette révolte, ainsi que la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, observée le 23 août par l’UNESCO.
Conférencière et intervenants :
- Natasha Lightfoot, Professeur agrégée d’histoire à l’Université Columbia
- Maher Nasser, Département de l’information, Division de la sensibilisation
- Marie Paule Roudil, Bureau de Liaison de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), New York
Événements
Visite de Leonardo DiCaprio au Mémorial des Nations Unies érigé à la mémoire des victimes de l’esclavage

Après le discours qu’il a prononcé à la cérémonie officielle de signature de l’Accord de Paris sur le climat, le 22 avril 2016, l’acteur et producteur Leonardo DiCaprio – qui est l’un des Messagers de la Paix des Nations Unies – s’est rendu à « L’Arche du retour », le Mémorial permanent érigé en l’honneur des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York. Dans ce discours, il comparait le changement climatique à l’esclavage, déclarant qu’ils constituaient chacun un phénomène caractéristique de leur époque respective.
Vidéoconférence mondiale des Étudiants 2016
La 8e vidéoconférence mondiale des étudiants organisée chaque année par les Nations Unies se tiendra au Siège de l’ONU le 13 mai 2016 de 9h30 à midi (heure de New York). Le thème sera « Commémorer l’héritage et la culture de la diaspora africaine et ses racines ».
Les étudiants auront l’occasion d’en apprendre plus sur la culture et les traditions africaines et leurs influences sur les pays impliqués dans le commerce d’esclaves – des pays dans lesquels la diaspora africaine continue de contribuer activement à travers tous les aspects de la vie. Cet événement améliorera la connaissance et le respect de la diversité du patrimoine, de la culture et de la contribution des personnes d’ascendance africaine dans le développement des sociétés.
Dr Sheila S. Walker, directeur exécutif d’Afrodiaspora, Inc., et Rodney Leon, l’architecte de l’Arche du Retour (le mémorial permanent situé au Siège de l’ONU afin d’honorer les victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves) interviendront lors de cette conférence. Les étudiants réaliseront quant à eux une performance artistique. Mme A. Missouri Sherman-Peter, Observateur permanent de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) auprès des Nations Unies fera participer les étudiants à des activités. Des discussions vidéos seront également encouragées avec des écoles africaines et caribéennes membres du Réseau du système des écoles associées de l'UNESCO (réSEAU). Les enseignants recevront un guide afin de préparer les étudiants pour cet événement.
Les enseignants peuvent s’inscrire directement aux cours EN . La date limite d’inscription est le 29 avril 2016.
Contact: Brenden Varma, Département de l'information, Nations Unies, New York, + 1-212-963-7238, varmab@un.org
La Guyane britannique, prochaine escale de l’itinéraire de l’exposition « Les Africains en Inde »
L’exposition itinérante « Les Africains en Inde : D’esclaves à généraux et dirigeants » a fait escale au Museum for African Heritage de Georgetown, en Guyane, dans le cadre des célébrations du Jubilé d’or de l’indépendance du pays, qui ont duré toute l’année. La cérémonie d’inauguration s’est tenue le 6 août 2016, avec le soutien du programme éducatif « En mémoire de l’esclavage » mis en place par le Département de la communication globale des Nations Unies et du Schomburg Center for Research in Black Culture de la Bibliothèque publique de New York. Cette cérémonie, qui avait également vocation à commémorer l’abolition de l’esclavage dans cette ancienne colonie de l’Empire britannique le 1er août 1834, avait été organisée en lien avec les célébrations organisées par le Museum for African Heritage dans le cadre de la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine des Nations Unies (2015-2024).
Cette exposition a suscité un vif intérêt chez les habitants de la Guyane britannique, dont la grande majorité sont des descendants soit d’Africains réduits en esclavage, soit de travailleurs originaires d’Inde réduits en « indenture », une forme de servage pratiquée dans les colonies de l’Empire britannique, soit des deux. Dans son discours inaugural, S. E. M. V. Mahalingam, Haut-Commissaire de la République de l’Inde en Guyane britannique, a souligné les liens historiques importants qui unissent les peuples du sous-continent indien et les peuples africains. Il a évoqué la présence en Inde des Sidis, un peuple originaire d’Afrique dont on pense qu’il a migré vers l’Inde entre le quatrième siècle et le dix-septième siècle. Il a également tenu à rappeler les liens diplomatiques, culturels et économiques robustes entre l’Inde et l’Afrique, comme en témoigne la troisième édition du sommet Inde-Afrique à New Delhi en octobre 2015, à laquelle ont assisté 41 chefs d’État africains.
La cérémonie d’inauguration de l’exposition a vu par ailleurs la présentation de plusieurs documentaires consacrés aux Sidis, produits par Mary Jagdeo-Ferreira, ressortissante de Guyane britannique, qui travaille au Département de la communication globale des Nations Unies.
La commissaire de l’exposition était Sylviane A. Diouf, Directrice du Centre Lapidus pour l’analyse historique de l’esclavage transatlantique au Centre Schomburg, et Kenneth X. Robbins, collectionneur expert d’art indien. Cette exposition itinérante avait été produite en partenariat avec le programme éducatif « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies.

Photo : Le Haut-Commissaire de la République de l’Inde en Guyane britannique, V. Mahalingam, prend la parole à la cérémonie d’inauguration de l’exposition « Les Africains en Inde » en Guyane britannique.
Conférence sur la résistance à la traite transatlantique des esclaves et l’influence de cette dernière
Dans le cadre de son programme éducatif « En mémoire de l’esclavage », la Section de l’action éducative de la Division de la sensibilisation du public du Département de la communication globale des Nations Unies a organisé, en partenariat avec la Bibliothèque Dag Hammarskjöld des Nations Unies, une conférence intitulée « Résistance à la traite transatlantique des esclaves et influence de cette dernière », qui s’est tenue le 31 août 2016 de 13 h 15 à 14 h 30 au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, en salle de conférence 11. Cette conférence faisait partie d’un cycle de conférences intitulé « The Birth of a Nation: Slavery, Resistance & Abolition » (Naissance d’une Nation : esclavage, résistance et abolition).
L’équipe du programme éducatif « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies a rejoint le Bureau de la diversité de l’Association américaine des bibliothèques (ALA), le distributeur de films Fox Searchlight Pictures et la société BazanED dans cette initiative menée à l’échelle des États-Unis et destinée à sensibiliser le grand public et à renforcer la communauté.
Natasha Lightfoot, Professeure associée d’histoire à l’Université de Columbia, à New York, assurait cette conférence et la discussion prévue à l’issue de celle-ci consacrées à la lutte contre l’esclavage et à l’héritage pérenne de la traite transatlantique des esclaves. L’allocution d’ouverture revenait à Maher Nasser, Directeur de la Division de la sensibilisation du public du Département de la communication globale des Nations Unies. Marie Paule Roudil, Directrice du Bureau de liaison de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), à New York, a également fait une déclaration.
Ce cycle de conférences, qui s’inspirait du long-métrage de Nate Parker, « The Birth of a Nation » (Naissance d’une Nation), avait été organisé à l’échelle du territoire américain, du 21 août au 30 octobre, et visait à commémorer, sur la même durée, la révolte des esclaves qui, menée par Nat Turner, l’homme dont Nate Parker retrace l’histoire dans son long-métrage, avait éclaté le 21 août 1831 et allait changer le cours de l’histoire des États-Unis. Outre le 185e anniversaire de la révolte menée par Nat Turner, la conférence assurée par Natasha Lightfoot marquait également la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition, célébrée chaque année par l’UNESCO le 23 août.
Il est par ailleurs possible de regarder cette conférence sur UN WebTV.

L’équipe du programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » se rend au African Burial Ground National Monument

Le 5 octobre 2016, l’équipe du programme éducatif « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies s’est rendue à l’African Burial Ground National Monument, à New York, à l’occasion du 25e anniversaire du site où sont inhumés les restes de très nombreux Africains.
Rodney Leon, l’architecte américain d’ascendance haïtienne qui a imaginé le monument érigé sur le site, a tenu à préciser que, jusqu’en 1794, aussi bien des Africains libres que des Africains réduits en esclavage avaient été enterrés sur ce site. Rodney Leon est également l’architecte à l’origine de « L’Arche du retour », le Mémorial permanent érigé en l’honneur des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York.
À la suite de la manifestation, l’équipe des Nations Unies a distribué des brochures d’information sur le programme éducatif « En mémoire de l’esclavage » et invité les participants à visiter « L’Arche du retour ».

Visite de l’ambassadeur du Suriname auprès des Nations Unies de « L’Arche du retour »
Le 7 décembre 2016, le Représentant permanent du Suriname auprès des Nations Unies, S. E. M. Henry Mac Donald, s’est rendu à « L’Arche du retour », le Mémorial permanent érigé en l’honneur des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York. Il était accompagné d’une délégation composée notamment de l’écrivaine Cynthia McLeod et de membres du projet, basé aux Pays-Bas, « Mapping Slavery » (Cartographie européenne de l’esclavage). Cette visite a permis à la délégation de découvrir l’histoire de la genèse et de l’érection de ce monument, conçu par l’architecte Rodney Leon, qui a pour objet de sensibiliser à cet effroyable pan de l’histoire humaine que constitue la traite transatlantique des esclaves, et aux séquelles de celle-ci. Tenant à souligner l’importance du monument, M. Mac Donald a déclaré : « Ce mémorial est important car nous devons veiller à ce que l’histoire de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves ne se répète pas ».
Une séance d’information est proposée chaque mercredi au Mémorial de 10 h 30 à 11 heures.

Photo : Le 7 décembre 2016, le Représentant permanent du Suriname auprès des Nations Unies, S. E. M. Henry Mac Donald (au centre), en grande conversation avec l’écrivaine surinamaise Cynthia McLeod (à droite) à propos de « L’Arche du retour ».