Série de films

 

L’objectif de la projection du film est de fournir un forum de discussion aux États membres et aux partenaires de la société civile, et de sensibiliser à l’histoire de la traite transatlantique des esclaves et au racisme que celle-ci nous a laissé en héritage.

 

2021   2020   2019   2018   2017   2016   2015   2014   2013   2012   2011   2010

 

 


2021

« Esclaves »
("Enslaved : The Lost History of the Transatlantic Slave Trade")

 

Crédit photo : Fremantle

 

Regarder la discussion

 

 


2020

L’ONU montre le pouvoir des monuments lors de la projection d’un film sur le Mémorial de Gorée au Sénégal

("Gorée-Almadies : Recognizing Transatlanticity")

 

28 février 2020 – Le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » s’est associé à la Fondation mondiale pour le Mémorial et la sauvegarde de Gorée lors d’une projection de film organisée par la Mission permanente du Sénégal.

Le film, intitulé Gorée-Almadies : Recognizing Transatlanticity, a présenté le projet de mémorial porté par le Sénégal pour honorer l’Afrique, la diaspora africaine mondiale et les victimes de la traite transatlantique des esclaves, et a embarqué les spectateurs dans la transformation de cette vision en une réalité.

Dans son allocution inaugurale, Maha El-Bahrawi, Directrice adjointe de la Division de la sensibilisation du public au Département de la communication globale des Nations Unies, a déclaré que, bien que la traite transatlantique des esclaves ait pris fin au XIX{s+}e{e+} siècle, ses funestes héritages sont toujours présents aujourd'hui, notamment le racisme.

Notant que l'histoire de l'île de Gorée au Sénégal était liée à la traite transatlantique des esclaves, elle a déclaré : « Ce n'est qu'en nous rappelant et en reconnaissant le passé que nous pouvons espérer nous attaquer aux obstacles qui freinent encore nos sociétés. Et c'est à cela que servent les mémoriaux. Les monuments et les mémoriaux jouent un rôle crucial dans la préservation et la gestion de la mémoire. »

Évoquant le Mémorial permanent des Nations Unies en hommage aux victimes de l'esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, connu sous le nom de l'Arche du retour, elle a déclaré : « Nos sociétés ont besoin de mémoriaux. Ce ne sont pas seulement des œuvres d'art. Ils sont de puissants rappels de qui nous sommes, de ce dont nous sommes capables et de ce à quoi nous devrions aspirer en tant que communauté mondiale. »

Elle a ajouté : « En bâtissant, en entretenant et en promouvant des monuments – avec l’aide de nos partenaires – nous fournirons des espaces de réflexion. Nous ferons en sorte que la mémoire de nos ancêtres soit partagée avec les générations à venir. »

Se sont également exprimés : Saliou Niang Dieng, Ministre conseiller et chargé d'affaires de la mission permanente du Sénégal ; Malick Kane, Coordinateur du projet du Mémorial de Gorée et réalisateur du film ; Sheila Walker, Directrice générale d'Afrodiaspora, Inc ; et Peggy King Jorde, ancienne Directrice de la commémoration au monument national African Burial Ground.

La manifestation a été programmée pour coïncider avec le Mois de l'histoire des Noirs et a exposé des collections de mode d'Afrique et de la diaspora africaine.

 

   

 

 


2019

“Bigger Than Africa”

 

Group photo at screening

De gauche à droite : Jacob K. Olupona, professeur de traditions religieuses africaines,
Harvard Divinity School ; Avery Ammon, Directeur de l’Afrika House, Trinité-et-Tobago ;
Toyin Ibrahim Adekeye, réalisateur de Bigger Than Africa ;
Melissa Fleming, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies à la communication globale ;
S. E. M. Tijjani Muhammad-Bande, Président de la 74{s+}e{e+} session de
l’Assemblée générale ; Kamil Olufowobi, PDG de Most Influential People of African Descent (MIPAD) ;
Nanette Braun, Division de la mobilisation du public
au Département de la communication des Nations Unies Photo ONU : Evan Schneider

 

La projection d’un film met en lumière la persistance de la culture ouest-africaine malgré la traite transatlantique des esclaves et sa contribution à la construction des Amériques

 

Plus de 500 personnes de la communauté internationale et de la société civile ont rempli la salle du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) le 2 octobre 2019 pour regarder le documentaire Bigger Than Africa et participer à une discussion après la projection. La manifestation a été organisée par le Département de la communication globale des Nations Unies en coopération avec une organisation non gouvernementale appelée The Most Influential People of African Descent (MIPAD).

Le film a montré aux participants la manière dont la culture yoruba d’Afrique de l’Ouest a réussi à survivre à la traite transatlantique des esclaves et continue d’influencer les sociétés dans toutes les Amériques. Il utilise une grande variété d’exemples, notamment au Brésil, à Cuba, à Trinité-et-Tobago et aux États-Unis.

La manifestation a été ouverte par Melissa Fleming, Secrétaire générale adjointe à la communication globale ; S. E. M. Tijjani Muhammad-Bande, Président de la 74{s+}e{e+} session de l’Assemblée générale ; Kamil Olufowobi, Directeur général du MIPAD ; et le metteur en scène d’origine nigériane, Toyin Ibrahim Adekeye.

Dans son allocution d’ouverture, Muhammad-Bande a déclaré : « Les Nations Unies ont pris la question de l’Afrique très au sérieux, en particulier celle de l’esclavage et de ce qu’il a fait et continue de faire aux populations du monde entier. »

En présentant le film, M. Adekeye a déclaré : « En tant que personnes d’origine africaine, nous voyons le plus souvent nos différences, plutôt que nos similitudes. Bigger Than Africa raconte l’histoire de nos points communs. »

La projection a été suivie d’une discussion stimulante animée par Nanette Braun, Responsable du Service des campagnes de communication. Parmi les intervenants figuraient M. Adekeye ; Jacob K. Olupona, professeur de traditions religieuses africaines et professeur d’études africaines et afro-américaines à la Harvard Divinity School ; et Avery Ammon, Directeur de l’Afrika House, une organisation de Trinité-et-Tobago qui se consacre à la promotion de la mode et des livres africains.

En réponse à une question sur la raison pour laquelle il a produit ce documentaire, M. Adekeye a déclaré qu’il avait été inspiré par une visite dans le village africain d’Oyotunji en Caroline du Sud, où la culture yoruba a été préservée. Il s’est demandé : « Si la culture yoruba existe ici, alors où d’autre encore ? » Il a découvert qu’elle était évidente partout où les Africains avaient débarqué pendant la traite transatlantique des esclaves.

On a demandé au professeur Olupona ce qui avait différencié le peuple Yoruba, lui permettant de s’épanouir dans le Nouveau Monde. Il a expliqué que l’esclavage ayant duré si longtemps, les Amériques ont reçu de multiples vagues du peuple Yoruba. La culture yoruba a ainsi été continuellement renforcée. Il a ajouté : « J’espère que, lorsque les Africains verront ce film, cela entraînera un renouveau culturel et fera prendre conscience aux Africains de ce qu’ils ont perdu. »

Pour sa part, M. Ammon a souligné le rôle des bals masqués, appelés mas, à Trinité-et-Tobago. Ces célébrations ont mis en valeur des traditions africaines, telles que la marche sur échasses et le combat au bâton.

L’événement était co-organisé par le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » et la Décennie internationale des personnes d’ascendance africaine (2015-2024).

 

Photo of Ms. Melissa Fleming shaking hands with participant at screeningPhoto of participant at screeningPhoto of participant at screeningPhoto of Mr. Kamil Olufowobi and Ms. Melissa FlemingMr. Toyin Ibrahim AdekeyePhoto of H.E. Mr. Tijjani Muhammad-BandePhoto of participant at screeningPhoto of Mr. Kamil Olufowobi

Photo of participants at screening

Photo of participants at screening

Photo of Ms. Melissa Fleming

Photo ONU : Evan Schneider

 


2018

«Visages familiers/Lieux inattendus : la diaspora africaine dans le monde»
("Familiar Faces/ Unexpected Places : A Global African Diaspora" )

 

Panellists

Intervenants (de gauche à droite) : Ramu Damodaran, animateur, Directeur adjoint de la Division des partenariats et de
la mobilisation du public, Département de l’information des Nations Unies ; Jazmin Graves,
Département des langues et civilisations sud-asiatiques de l’Université de Chicago ;
Omar Ali, professeur d’histoire globale et comparative de la diaspora africaine à
l’Université de Caroline du Nord ; Sheila S. Walker, Docteure, metteuse en scène, anthropologue culturelle
et Directrice exécutive d’Afrodiaspora, Inc ; Gloria Browne-Marshall, membre
du Conseil exécutif de l’Association pour l’étude de la vie et de l’histoire afro-américaines ;
Alison Smale, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies à la communication globale ;
S. E. l’ambassadeur Mauro Vieira, Représentant permanent du Brésil auprès de l’ONU.

 

Les contributions de la diaspora africaine mises en lumière lors de la manifestation organisée pour célébrer le Mois de l’histoire des Noirs au Siège de l’Organisation des Nations Unies

 

Les contributions des personnes d’origine africaine ont fait l’objet d’une discussion et de la projection du film Familiar Faces/Unxpected Places – A Global African Diaspora, qui a eu lieu le jeudi 8 février 2018 au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York, pour célébrer le Mois de l’histoire des Noirs. La manifestation était organisée par le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » et la Décennie internationale des populations d’ascendance africaine 2015-2024. (Regarder la discussion.)

La Secrétaire générale adjointe à la communication mondiale, Alison Smale, a ouvert la manifestation en déclarant que le Département de l’information s’engageait à soutenir la Décennie internationale pour les personnes d’ascendance africaine 2015-2024. Elle a ajouté que « par l’intermédiaire du programme "En mémoire de l’esclavage", nous nous efforçons de célébrer les succès des personnes d’origine africaine depuis l’esclavage jusqu’à aujourd’hui, tout en reconnaissant les défis actuels sur leur chemin vers la liberté et l’égalité – notre chemin commun ».

S. E. M. Mauro Viera, Représentant permanent du Brésil auprès des Nations Unies, a également participé à la discussion d’ouverture et a souligné la contribution des personnes d’origine africaine dans son pays. « La moitié des 210 millions d’habitants du Brésil sont d’origine africaine », a-t-il déclaré aux participants. « Le Brésil est une nation profondément éprise de liberté, qui s’est construite sur un socle de diversité dans lequel nous puisons notre force en tant que nation. »

Le film documentaire, produit par Sheila Walker, nous fait voyager de l’Amérique vers la Turquie, l’Inde et d’autres lieux, et explore les riches cultures et les nombreuses contributions des descendants africains. Des thèmes tels que la continuité de la culture africaine, la compréhension de l’évolution de la diaspora mondiale africaine, l’oppression raciale et les progrès réalisés par les descendants africains ces dernières années ont été abordés lors d’une conversation stimulante qui a suivi la projection.

« Si nous ne connaissons pas les contributions des descendants africains dans la création des Amériques, nous ne savons pas grand-chose des Amériques ni du monde atlantique. Et si nous ne connaissons pas le monde atlantique, alors nous ne savons pas grand chose des êtres humains », a déclaré M{s+}me{e+} Walker en présentant son film. « Nous devons connaître tous les peuples du monde, voilà ce qui est riche. La rencontre culturelle de tous les peuples du monde nous rend tous fascinants. »

Ont participé à la discussion Gloria Browne Marshall, membre du Conseil d’administration de l’Association pour l’étude de la vie et de l’histoire afro-américaines, Omar Ali, Doyen de l’Université de Caroline du Nord à Greensboro et professeur d’histoire de la diaspora africaine, et Jazmin Graves, chercheuse au Département des langues et civilisations sud-asiatiques de l’Université de Chicago. La discussion a été animée par Ramu Damodaran, Responsable de la Section de l’impact universitaire des Nations Unies.

 

Panellists Omar Ali, Professor of Global and Comparative African Diaspora History at the University of North Carolina and Sheila S. Walker PhD: Filmmaker, Cultural Anthropologist and Executive Director of Afrodiaspora, Inc.

Omar Ali, professeur d’histoire globale et comparative de la diaspora africaine à
l’Université de Caroline du Nord et Sheila S. Walker, metteuse en scène,
anthropologue culturelle et Directrice exécutive d’Afrodiaspora, Inc. Photo : DPI/Catharine Smith

 

A participant poses a question

Une participante pose une question. Photo : DPI/Catharine Smith

 

Participants speak with panellists following the discussion

Les participants s’entretiennent avec les intervenants après la discussion. Photo : DPI/Catharine Smith

 

 


2017
« Maya Angelou: Pourtant je m'élève»
("Maya Angelou: And Still I Rise")

 

Le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » s’associe à l’African Burial Ground pour projeter un documentaire sur Maya Angelou

 

Le 18 février 2017, le programme « En mémoire de l’esclavage » du Département de l’information des Nations Unies s’est associé au Monument national African Burial Ground pour accueillir deux projections du film Maya Angelou : And Still I Rise à New York. Ce premier documentaire sur M{s+}me{e+} Angelou est une célébration de sa vie d’écrivaine, d’artiste et de militante de renom. Il met en lumière des facettes de sa vie à plusieurs moments déterminants de l’histoire des États-Unis tout en montrant la portée internationale de sa vision et de son travail.

Les projections étaient suivies d’une discussion avec la co-réalisatrice et productrice du film, Rita Coburn Whack, laquelle a partagé ses expériences personnelles avec le public, en parlant de la première fois qu’elle a lu l’autographie de Maya Angelou, Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage, sa première interview avec l’écrivaine pour la radio publique et son rôle d’ancienne productrice de son talk show sur Oprah Radio. L’hommage émouvant rendu à l’héritage de Maya Angelou a suscité à la fois des rires et des larmes dans le public.

La manifestation gratuite était ouverte au public, au sein duquel figuraient des membres du corps diplomatique, du personnel des Nations Unies, des universitaires, des parents et des étudiants. Le film a été montré pour la première fois le 21 février 2017 sur le Public Broadcasting Service (PBS) aux États-Unis, dans le cadre du Mois de l’histoire des Noirs de la chaîne, dans sa série American Masters.

 

Les participants à la projection du film (de gauche à droite) : S. E. M{s+}me{e+} A. Missouri Sherman-Peter, ambassadrice et Observatrice permanente de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) auprès des Nations Unies ; Rita Coburn Whack, co-réalisatrice et productrice de Maya Angelou : And Still I Rise ; et Omyma David, interlocutrice pour le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage »

 


2016

« Mémoire de l’esclavage : célébrons le patrimoine et la culture de la diaspora africaine et ses racines »

 

Le 16 février 2016, la Commission Amistad du New Jersey, les départements de l’éducation du New Jersey et de New York et Focus Features ont organisé pour des éducateurs une projection privée de RACE au AMC Loews Theatre, situé sur la 34rue à New York. RACE, un film sur l’athlète olympique Jesse Owens, met en lumière les comportements racistes qui prévalaient au XX{s+}e{e+} siècle et remet en question les attitudes discriminatoires qui sont encore omniprésentes aujourd’hui. Réalisé par Stephen Hopkins, RACE est un film passionnant sur le courage, la détermination, la tolérance et l’amitié, et un drame inspirant sur le combat d’un homme pour devenir une légende olympique.  Ce drame sportif biographique est tiré de l’incroyable histoire vraie de Jesse Owens, le sportif légendaire dont la quête pour devenir le plus grand champion d’athlétisme de l’histoire le propulse sur le devant de la scène mondiale aux Jeux Olympiques de 1936, où il affronte Adolf Hitler et l’idée du parti nazi de la suprématie blanche sur les Juifs, les Noirs et les autres minorités. La projection a été suivie d’une discussion sur le film et d’une distribution de ressources éducatives.  Un guide pédagogique sur le film a ensuite été mis à la disposition des éducateurs sur BazanED.com. Des membres de l’équipe « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies ont assisté à la projection.

 


2015

« Les femmes et l’esclavage »

 

Le 7 janvier 2015, la Commission Amistad du New Jersey, Paramount Pictures et le programme « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies ont organisé pour des éducateurs une projection gratuite en avant-première du film SELMA ,au AMC Loews Theatre, situé sur la 34rue à New York. Selma raconte l’histoire de la lutte historique de Martin Luther King, Jr. pour garantir le droit de vote à chacun – une campagne dont le point culminant a été la marche sensationnelle qui a relié Selma à Montgomery, en Alabama, et qui a conduit le Président Johnson à signer le Voting Rights Act de 1965. Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, était présent et a rencontré la réalisatrice, Ava DuVernay, ainsi qu’un représentant de Paramount Pictures.

SELMA a également été projeté au Siège de l’ONU pour le corps diplomatique, les membres du personnel et des étudiants le 23 avril 2015. Une discussion avec le directeur a été animée par Michele Norris, journaliste à la National Public Radio (NPR). La manifestation était coparrainée par la Mission des États-Unis auprès de l’ONU et organisé en partenariat avec Paramount Pictures et le projet « Selma4Students ».  La projection a été suivie d’une discussion avec la réalisatrice du film, Ava DuVernay, et Maher Nasser, Directeur de la Division de la sensibilisation au Département de l’information des Nations Unies, qui était animée par Michele Norris, hôte et correspondante spéciale de la NPR. Un groupe de 50 élèves représentant des écoles de New York et du New Jersey a également eu l’occasion de rencontrer M{s+}me{e+} DuVernay.

Le 11 février 2015, une pré-projection de l’épisode 4 de la mini-série THE BOOK OF NEGROES, a été organisée au Siège de l’ONU à l’occasion du Mois de l’histoire des Noirs aux États-Unis. La manifestation a été organisée par le Département de l’information des Nations Unies en partenariat avec Black Entertainment Television (BET) et coparrainée par la Mission permanente du Canada auprès des Nations Unies. The Book of Negroes est un documentaire historique présentant les noms et les descriptions de 3 000 esclaves afro-américains qui ont dû servir l’armée britannique pendant la Révolution américaine afin de gagner leur liberté avant d’être évacués sur un navire britannique vers la Nouvelle-Écosse.  La mini-série a été diffusée du 16 au 18 février 2015 sur BET. La manifestation comprenait également une discussion avec le réalisateur et producteur exécutif Clement Virgo, et les acteurs Aunjanue Ellis et Louis Gossett, Jr.

La projection en première mondiale de QUEEN NANNY : LEGENDARY MAROON CHIEFTAINESS a été accueillie au Siège de l’ONU le 19 octobre 2015, en partenariat avec la Mission permanente de la Jamaïque et la Mission permanente de la République de Trinité-et-Tobago auprès des Nations Unies. Queen Nanny : Legendary Maroon Chieftainess est un film documentaire d’une heure qui rappelle à notre souvenir et examine le mystérieux personnage de Nanny des Marrons, seule héroïne nationale féminine de la Jamaïque, et l’une des figures les plus célèbres de l’histoire de la résistance dans le Nouveau Monde.  Le film documente la lutte pour la liberté des Marrons jamaïcains, menés par la reine Nanny.  Ce film se penche également sur l’héritage de la reine Nanny et son influence sur les femmes contemporaines en général, avec les apparitions de la Première Ministre jamaïcaine, Portia Simpson-Miller, de la double championne olympique de sprint Shelly Ann Fraser-Pryce, de la « reine du reggae » Rita Marley, de la professeure d’université Verene Shepherd et de bien d’autres. La projection a été suivie d’une discussion animée par Cristina Gallach, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies à la communication et à l’information.  Parmi les intervenants, on pouvait compter : Roy Anderson, réalisateur, producteur et scénariste du film ; Harcourt Fuller, producteur et historien sur l’Afrique et la diaspora africaine à l’Université d’État de Géorgie ; Gloria Simms, actrice principale ; et Gaynel Curry, Conseillère en genre et droits des femmes pour le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. En 2016, le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » a sous-titré le film en français, en espagnol et en portugais afin de le montrer à un plus large public.

 

group photo at film screeninggroup photo at film screening

 

 


2014

« Victoire sur l’esclavage : Haïti et au-delà »

 

Reconnaissant l’efficacité du film comme outil éducatif, le Département de l’information des Nations Unies a organisé en 2014 un festival de films multilingues présentant des œuvres liées à l’esclavage et à son héritage. Pour ce faire, le Département a collaboré avec un certain nombre de partenaires, notamment le monument national African Burial Ground, le Festival du film africain de New York, le Musée des arts du Bronx et l’Organisation internationale de la Francophonie. Des projections et des discussions ont eu lieu au Siège de l’ONU, dans d’autres sites à New York ainsi que dans plusieurs Centres d’information des Nations Unies, avec le parrainage d’un certain nombre de missions permanentes auprès des Nations Unies. Les films étaient disponibles en plusieurs langues, dont l’anglais, le français, l’espagnol et le wolof, et des discussions en anglais et en français ont suivi leur projection

12 YEARS A SLAVE a été projeté au Siège de l’ONU le 26 février 2014, en présence du Secrétaire général.  Ensuite, Lawrence O’Donnell de MSNBC a animé une discussion avec le réalisateur britannique, Steve McQueen. 12 Years a Slave, qui a remporté le prix du meilleur film de l’année, ainsi que celui de la meilleure actrice dans un second rôle et du meilleur scénario adapté aux Oscars de 2014, dépeint l’histoire déchirante d’un Noir libre né dans l’État de New York, enlevé à Washington en 1841 et vendu comme esclave.  Il est distribué par Fox Searchlight Pictures (États-Unis) et Lionsgate (reste du monde).

En partenariat avec le Service des parcs nationaux des États-Unis, TOUSSAINT LOUVERTURE a été projeté le 8 mars 2014 à l’African Burial Ground de New York. Réalisée par le metteur en scène franco-sénégalais Philippe Niang, cette production primée raconte l’histoire de l’homme qui a mené la révolte des esclaves ayant abouti à l’indépendance d’Haïti. La projection a été suivie d’une discussion avec M. Jacques Antoine Dorcely, auteur de Toussaint Louverture : A Missing Hero from American History. Gratuite, la projection a été organisée en collaboration avec le Service des parcs nationaux, qui gère le monument national African Burial Ground, et le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage ». Elle a été parrainée par la Mission permanente d’Haïti auprès des Nations Unies et l’Organisation internationale de la Francophonie dans le cadre des célébrations du « Mois de la Francophonie ». Le film est distribué par France 2.

En partenariat avec la Mission permanente du Royaume-Uni, le film BELLE a été projeté au Siège de l’ONU le 2 avril 2014. Il est inspiré de l’histoire vraie de Dido Elizabeth Belle (Gugu Mbatha-Raw), la fille métisse illégitime d’un capitaine de la Royal Navy. Élevée par son grand-oncle aristocrate Lord Mansfield (Tom Wilkinson) et sa femme (Emily Watson), la lignée de Belle lui confère certains privilèges, mais la couleur de sa peau l’empêche de prendre pleinement part aux traditions de son statut social. Alors qu’elle doutait de jamais trouver l’amour, Belle est séduite par un jeune fils de vicaire idéaliste et ouvert au changement qui, avec son aide, déterminera le rôle de Lord Mansfield, alors Lord Président du Banc, dans l’abolition de l’esclavage en Angleterre. La projection a été suivie d’une discussion animée par T. J. Holmes de MSNBC, avec la réalisatrice britannique du film Amma Asante et l’actrice principale Gugu Mbatha-Raw. Le film est distribué par Fox Searchlight Pictures.

En partenariat avec le Festival du film africain de New York, SARRAOUNIA a été projeté le 13 mai 2014 au Lincoln Center, à New York. Il s’agit d’un film dramatique historique de 1986, écrit et réalisé par Med Hondo. Tiré de récits historiques sur la reine Sarraounia, qui mena les Azans dans la bataille contre les troupes coloniales françaises au début du XX{s+}e{e+} siècle, le film de Med Hondo est une vaste épopée. Brillante stratège et meneuse énergique, la reine inspire le respect aux hommes qu’elle guide au combat et une profonde loyauté à son peuple. Hondo met en contraste les fortes alliances qui se forment entre les communautés africaines et les Européens égoïstes et offre une perspective historique africaine bien nécessaire. Sarraounia n’est pas seulement le récit captivant de la bravoure d’une femme remarquable, mais aussi une étude fascinante de la révolte contre l’esclavage et de la lutte pour la paix et la liberté.

CŒUR DE LION, du réalisateur burkinabé Boubakar Diallo, a été projeté le 14 mai 2014, en partenariat avec la Mission permanente du Burkina Faso, l’Organisation internationale de la Francophonie et le Festival du film africain de New York.  Il s’agit d’un film burkinabé de 2008 dans lequel un lion fait des ravages parmi le bétail et plusieurs personnes disparaissent. Voyant que le chef du village ne réagit pas, un jeune berger, Samba, décide de suivre seul les traces du lion.
La projection a été suivie d’une discussion avec l’acteur principal Mahamadi Nana, Mamadou Diouf, de l’Université de Columbia, et Zeba Blay, critique de cinéma pour le Huffington Post. Des projections ont également eu lieu dans les Centres d’information des Nations Unies à Antananarivo, Brazzaville, Bujumbura, Ouagadougou et Tunis.

En partenariat avec le Festival du film africain de New York et le Musée des arts du Bronx,
THEY ARE WE, de la réalisatrice australienne Emma Christopher, a été projeté le 11 juillet 2014 au Joyce Kilmer Park, à New York.  Une représentation en direct de The Miguelo Valdes Project et de DJ Asho a également été organisée.  Ce film de 90 minutes raconte l’histoire de la survie contre vents et marées, et de la manière dont la détermination et l’humanité partagée peuvent triompher de la plus sombre des histoires. À Perico, à Cuba, un groupe afro-cubain a gardé en vie les chants et les danses emmenés à bord d’un bateau d’esclaves par leur ancêtre, dont le seul nom connu est Josefa. Ils les ont fièrement préservés malgré l’esclavage, la pauvreté et la répression. Pendant des années de recherche, la cinéaste Emma Christopher a tenté de retrouver leurs origines. Puis, dans un village isolé de Sierra Leone, les gens ont regardé un enregistrement des chants et des danses des Cubains, et ont déclaré avec joie « Ils sont nous ! » (« They are We ! ») avant de joindre leurs voix aux chansons. Ils n’avaient jamais oublié leur famille perdue, et leurs descendants revenaient à présent chez eux. C’est ainsi qu’ont commencé les préparatifs du plus grand festival de l’histoire du village, terre d’accueil pour leurs cousins. Emma Christopher et Sergio Leyva Seiglie ont produit le film. Le 27 décembre 2014, They Are We a été présenté au Musée américain d’histoire naturelle de New York à l’occasion de Kwanzaa, une célébration des influences de l’héritage africain sur la culture afro-américaine. En 2015, le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » a sous-titré le film en français, en espagnol et en portugais, afin qu’il puisse être montré à un plus large public.

Le 9 septembre 2014, TULA, THE REVOLT, a été projeté à l’université Fordham de New York.  Tula, The Revolt est un long métrage international en langue anglaise sur le meneur d’un grand soulèvement d’esclaves sur l’île de Curaçao, une colonie néerlandaise, le 17 août 1795.  Il raconte l’histoire vraie d’un homme qui a osé se dresser contre ses oppresseurs en menant son peuple dans une marche pacifique pour la liberté, l’égalité et la fraternité.  Il fut bientôt capturé et torturé à mort, mais grâce à lui, les esclaves gagnèrent certains droits sous le régime colonial, et le mouvement pour la liberté s’enclencha. La projection a été suivie d’une discussion avec Danny Glover, acteur principal et ambassadeur de bonne volonté de l’UNICEF ; Yuko Miki, professeure assistante d’histoire à l’Université de Fordham ; et Natasha Lightfoot, professeure assistante d’histoire à l’Université de Columbia. Stephanie James Wilson, Directrice exécutive de la Commission Amistad du New Jersey, a animé la discussion. Le film a été réalisé par Jeroen Leinders et produit par Jeroen Leinders et Dolph Van Stapele.

AKWANTU : THE JOURNEY, du réalisateur jamaïcain-américain Roy Anderson, a été projeté dans les Centres d’information et les Bureaux des Nations Unies à Accra, Dar es-Salaam, Harare, Lagos, Minsk et Erevan en 2014. Le film documente la lutte pour la liberté des légendaires Marrons de Jamaïque, anciens esclaves africains qui ont pu fuir les plantations et les navires négriers pour former des communautés dans certaines des régions les plus inhospitalières de l’île. Mal armés et en infériorité numérique, ces braves guerriers ont combattu le puissant Empire britannique pendant 80 ans et s’en sont sortis victorieux, en conséquence de quoi deux traités de paix ont été signés entre les Britanniques et les Marrons en 1738 et 1739, établissant l’autonomie des Marrons en Jamaïque. Nulle part ailleurs dans le Nouveau Monde des Africains n’avaient bénéficié d’un tel degré d’autonomie, près de soixante ans avant la Révolution haïtienne, et plus de cent ans avant la Proclamation d’émancipation qui a mis fin à l’esclavage aux États-Unis. Le film a été produit par Action 4 Reel Filmworks, LLC.

 

 


2013

« Libres à jamais : célébration de l’émancipation »

En collaboration avec le Département de l’information des Nations Unies, le long métrage LINCOLN a été projeté le 20 mars 2013 à la Mission des États-Unis auprès des Nations Unies. Le film couvre les quatre derniers mois de la vie d’Abraham Lincoln et se concentre sur ses efforts en janvier 1865 pour faire adopter le treizième amendement à la Constitution des États-Unis par la Chambre des représentants. Tony Kushner, lauréat du prix Pulitzer et scénariste nommé aux Oscars, a présenté le film. Celui-ci a été réalisé par Steven Spielberg et distribué par Walt Disney Studios Motion Pictures (Amérique du Nord) et 20th Century Fox (reste du monde).

 


2012

« Honorer les héros, les résistants et les survivants »

 

Le film documentaire intitulé SLAVERY BY ANOTHER NAME : THE RE-ENSLAVEMENT OF BLACK PEOPLE IN AMERICA FROM THE CIVIL WAR TO WORLD WAR II a été projeté au Siège de l’ONU le 28 mars 2012. Tiré du livre du même nom écrit par Douglas A. Blackmon, récompensé par le prix Pulitzer, le film remet en question la croyance selon laquelle l’esclavage a pris fin aux États-Unis avec la publication de la Proclamation d’émancipation en 1863. Il décrit la manière dont les Afro-Américains ont été contraints au travail forcé dans le Sud reconstructionniste après la guerre civile ainsi qu’au XX{s+}e{e+} siècle. Après la projection, le producteur du film, Sam Pollard, a dirigé une séance de questions et réponses avec le public, au sein duquel se trouvaient des représentants d’États Membres et de la société civile ainsi que des étudiants.

 

 


2011

« La traite transatlantique des esclaves : l’héritage vivant de 30 millions d’histoires inédites »

 

Au Siège de l’ONU le 21 mars 2011 s’est tenue la projection du film primé TRACES OF THE TRADE: A STORY FROM THE DEEP NORTH. Ce long-métrage de 86 minutes raconte l’histoire de la plus grande famille de négriers des États-Unis, la famille DeWolfe du Rhode Island. Il suit le parcours remarquable d’un groupe de membres de cette famille, notamment le réalisateur-producteur, qui a retracé le commerce triangulaire du Ghana à Cuba puis à Bristol, Rhode Island, et essayé de faire amende honorable concernant le rôle que leurs ancêtres ont joué dans l’esclavage ainsi que l’histoire et l’héritage de la traite secrète des esclaves à la Nouvelle-Angleterre. Le film met en lumière les histoires inédites des contributions que les esclaves africains ont apportées au développement de l’Amérique du Nord. Après la projection, une séance de questions-réponses a eu lieu entre le public, le Président de l’initiative du Mémorial permanent des victimes de la traite des esclaves et quatre membres de la famille DeWolfe, qui apparaissent dans le film. Le film est sorti pour la première fois lors du Festival du film de Sundance en janvier 2008.  Il a été réalisé par Katrina Browne, Alla Kovgan et Jude Ray.

 


2010

« La culture, expression de notre liberté »

 

Le 23 mars 2010, au Siège de l’ONU s’est tenue la projection du film SLAVE ROUTES : RESISTANCE, ABOLITION AND CREATIVE PROGRESS.  Ce documentaire de 100 minutes a abordé le manque persistant de connaissances sur certains aspects de la traite transatlantique des esclaves, notamment sur l’étendue géographique de ses effets, les pertes humaines en Afrique, le nombre de victimes lors du sinistre Passage du milieu, l’influence de la déportation dans certains cas et le rôle de la traite des esclaves dans le développement économique et industriel des pays impliqués. Des représentants d’États Membres, d’organisations non gouvernementales (ONG) et d’autres organisations de la société civile ont assisté à la projection. Les participants ont eu la rare occasion d’entendre l’enregistrement de débats sur ces questions entre plus de 90 experts ayant participé à un symposium sur le même sujet, organisé en 2008 par l’Institut des affaires afro-américaines de l’Université de New York pour marquer le bicentenaire de l’abolition de la traite transatlantique des esclaves.  Des membres du personnel et des invités de l’Institut des affaires afro-américaines, où le documentaire a été réalisé, étaient également présents, ainsi que la réalisatrice du documentaire, Jayne Cortez, dont les remarques lors de la projection ont attiré l’attention du public sur la nécessité d’une plus grande sensibilisation et de plus de connaissances sur de nombreux aspects de la traite des esclaves. Le film a été produit par Manthia Diawara.