Expositions

 

Les équipes du Programme d’action éducative sur la traite transatlantique des esclaves et l’esclavage facilitent chaque année l’organisation d’expositions éphémères sur des questions liées durant la semaine du 25 mars, qui marque la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

 

2020    2019    2018    2017    2016    2015    2014    2013    2012 

 

 


2020 - 2022

<<Nous et les autres : des préjugés au racisme>>

 

Les Nations Unies accueillent une exposition sur le racisme et la traite transatlantique des esclaves

 

Martin Luther King III with his wife, Arndrea Waters King, and daughter, Yolanda Renee

Une exposition intitulée Nous et les autres : des préjugés au racisme est montrée dans le hall des visiteurs de l’Organisation des Nations Unies à New York du 21 février au 4 mai 2020.

Elle fait écho à la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, qui est célébrée chaque année le 25 mars. Le thème de la Journée internationale de 2020 est « Lutter ensemble contre le racisme, vestige de l’esclavage ».

L’exposition examine la science qui sous-tend le concept de race ; elle montre comment le racisme s’est développé pendant la traite transatlantique des esclaves et continue de diviser les sociétés aujourd’hui et elle enseigne que le racisme est une construction sociale qui n’est pas inévitable et peut être combattue de multiples manières.

Produite par le Muséum national d’histoire naturelle de France en coopération avec l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’exposition utilise l’anthropologie, la biologie, l’économie, l’histoire et la sociologie pour explorer ce sujet pertinent et actuel.

En plus de présenter l’exposition en anglais au siège de l’Organisation des Nations Unies, le programme « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies a créé des versions itinérantes en arabe, français, kiswahili, portugais, russe et espagnol, qui seront utilisées par le réseau mondial des Centres d’information des Nations Unies et des Bureaux des coordinateurs résidents dans le cadre de leurs activités de commémoration de la Journée internationale.

Photo: Martin Luther King III, défenseur des droits de l’homme et fils de Martin Luther King, Jr, figure américaine de la lutte pour les droits civils, a visité l’exposition le 4 mars 2020, accompagné de sa femme, Arndrea Waters King, et de sa fille, Yolanda Renee.

 

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2019

 « De l’Afrique au Nouveau Monde : l’esclavage à New York  » 

 

Le programme « En mémoire de l’esclavage » des Nations Unies inaugure l’exposition L’esclavage à New York

 

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Crédit photo : ONU/Loey Felipe

De gauche à droite : Dominique Jean-Louis, conservatrice de la New-York Historical Society ; Alison Smale, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies pour la communication globale ; Louise Bailey, haute responsable politique de la Mission de l’Union africaine auprès des Nations Unies ; Michael Frazier, historien au Monument national African Burial Ground

21 mars 2019 – Les diplomates, les visiteurs des Nations Unies et les membres du personnel se sont réunis aujourd’hui dans le hall des visiteurs du bâtiment du Secrétariat au Siège de l’Organisation des Nations Unies pour l’inauguration de l’exposition De l’Afrique au Nouveau Monde : l’esclavage à New York. Il s’agissait de l’une des nombreuses activités organisées par le programme des Nations Unies « En mémoire de l’esclavage » pour célébrer la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. Le thème de la commémoration de cette année est « Mémoire de l’esclavage : le pouvoir des arts pour la justice ».

L’exposition a été inaugurée par Alison Smale, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies à la communication globale, qui a souligné que la traite transatlantique des esclaves était l’un des crimes les plus graves jamais commis. « Du début des années 1400 au milieu des années 1800, on estime que 17 millions d’Africains ont été déplacés de force d’Afrique vers les Amériques », a-t-elle déclaré. « Le racisme est un héritage de cette époque honteuse et continue de nuire à nos sociétés aujourd’hui. »

Louise Bailey, spécialiste des questions politiques, s’est exprimée au nom de la Mission permanente de l’Union africaine auprès des Nations Unies. Elle a fait remarquer que l’exposition était très opportune, car le premier esclave Africain avait mis les pieds en Virginie il y avait 400 ans. Elle a ajouté : « La diaspora africaine vivant dans les cinq arrondissements continue de jouer un rôle important dans la croissance et le développement de New York ».

L’esclavage à New York est un chapitre peu connu de la sombre saga de la traite transatlantique des esclaves. Les affranchis et les esclaves vivaient côte à côte, dans des circonstances uniques qui ont permis à la communauté africaine de faire pression pour la liberté.

La redécouverte du cimetière africain a changé le paradigme intellectuel de l’esclavage à New York. S’exprimant au nom du Monument national African Burial Ground, l’historien Michael Frazier a déclaré : « En 1703, New York comptait la plus grande population d’esclaves coloniaux en dehors de Charleston, en Caroline du Sud, et en 1756, les Africains représentaient 25 % de la population de la ville ». Le Monument national contient des restes de squelettes humains qui datent de 1627 à 1790, et constitue la dernière demeure de 10 à 15 000 dépouilles. Chaque tombe raconte une histoire intéressante.

Il est noté dans l’exposition que le cimetière africain était l’un des rares endroits où les esclaves pouvaient trouver la tranquillité. La communauté africaine vivant à New York était autorisée à y pratiquer les cérémonies funéraires africaines traditionnelles. C’était l’un des rares endroits où ils pouvaient échapper à la surveillance, car les Blancs ne s’y aventureraient jamais.

L’exposition a été créée par la New-York Historical Society. Dominique Jean-Louis, représentant le musée, a déclaré que la New-York Historical Society raconte l’histoire de la ville depuis 1804. Elle a ajouté : « Parmi toutes les histoires, celle de l’esclavage à New York se démarque ». Peu de gens savent que 42 % des habitants de New York possédaient des esclaves, ou que Wall Street porte le nom d’un mur construit en 1703 par des Africains réduits en esclavage. Et de conclure : « New York a été façonnée par les réalités brutales de la traite des esclaves. Espérons que la justice viendra avec la confrontation d’un passé difficile. »

 

TST Slavery Exhibit    Exhibit photo  

 

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De gauche à droite : Maher Nasser, Directeur de la Division de la sensibilisation du public au Département de la communication globale des Nations Unies ; Dominique Jean-Louis, conservatrice de la New-York Historical Society ; Michael Frazier, historien au Monument national African Burial Ground ; Alison Smale, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies pour la communication globale ;Louise Bailey, haute responsable politique de la Mission de l’Union africaine auprès des Nations Unies © Bo Li

 

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De gauche à droite : Dominique Jean-Louis, conservatrice de la New-York Historical Society ; Alison Smale, Secrétaire générale adjointe des Nations Unies pour la communication globale ;Michael Frazier, historien au Monument national African Burial Ground ; S. E. A. Missouri Sherman-Peter, Observatrice permanente de la Communauté des Caraïbes (CARICOM) auprès des Nations Unies © Bo Li

 

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Crédit photo : ONU/Loey Felipe

 


2018

« En mémoire de l’esclavage : criez-le fort »

 

Une exposition intitulée En mémoire de l’esclavage : criez-le fort a été montrée du 5 au 28 mars 2018 dans le hall des visiteurs du Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York.

Présentée en collaboration avec la National Organization of Minority Architects, l’exposition a mis en lumière le travail de 10 hommes et 11 femmes architectes issus de la diaspora africaine qui, grâce à leur persévérance et à leur talent créatif, ont acquis une reconnaissance dans cette profession d’élite. Leur point de vue unique leur a permis d’avoir une voix et une incidence sur la manière dont les espaces publics sont présentés et utilisés.

L’exposition a été organisée dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves de 2018, sur le thème « Mémoire de l’esclavage : triomphes et luttes pour la liberté et l’égalité ». Le thème célébrait les acquis des personnes d’origine africaine depuis l’esclavage jusqu’à nos jours. Elle a également reconnu les succès qui ont été obtenus dans le cadre du mouvement pour la liberté et l’égalité dans toutes les professions.

 

 exhibition titled “Remember Slavery: Say It Loud”

 

 


2017 

« Héritage des exploits noirs »

 

 

Une exposition intitulée Héritage des exploits noirs a été présentée dans le hall des visiteurs du Siège de l’Organisation Nations Unies à New York du 8 au 29 mars 2017.

Produite par le Musée international de l’esclavage à Liverpool, au Royaume-Uni, et adaptée de la galerie Black Achievers Wall de cette institution, l’exposition a mis en scène 21 personnalités remarquables de diverses origines, époques, régions et disciplines qui ont ouvert la voie aux droits civils et humains, ainsi qu’à la reconnaissance et à la justice pour les personnes d’origine africaine en Afrique, en Europe, en Amérique et dans le monde entier.

Héritage des exploits noirs a été présentée en partenariat avec le programme « En mémoire de l’esclavage » du Département de l’information des Nations Unies et a été montrée lors des manifestations commémoratives associées à la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves. « Cette exposition s’inscrit parfaitement dans le cadre du thème de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves de 2017, qui est "Mémoire de l’esclavage : reconnaître l’héritage et les contributions des personnes d’ascendance africaine" », a déclaré Maher Nasser, Secrétaire général adjoint par intérim des Nations Unies pour la communication globale. « Cela nous rappelle la manière dont les peuples d’Afrique et leurs descendants ont contribué à façonner les sociétés du monde entier », a-t-il ajouté. « Dans un monde où le racisme et les préjugés n’ont pas encore été éradiqués, il est crucial que nous nous souvenions de ces contributions et que nous les honorions. »

Richard Benjamin, Directeur du Musée international de l’esclavage, a déclaré : « Le Musée international de l’esclavage est incroyablement heureux de cette collaboration avec les Nations Unies et le programme "En mémoire de l’esclavage" pour cette merveilleuse exposition qui arrive à point nommé. Le Black Achievers Wall à Liverpool est l’une de nos expositions les plus importantes, car elle met en lumière les nombreuses formes de réussite – souvent face à de grandes adversités et difficultés – qui ont eu lieu à la fois pendant et depuis l’époque de la traite transatlantique des esclaves. Ces exploits remarquables ont un effet extrêmement positif sur les visiteurs du musée, en particulier sur les jeunes, et je suis sûr que ce sera également le cas à New York. »

 

 exhibition titled “A Legacy of Black Achievement”

 

 exhibition titled “A Legacy of Black Achievement”     exhibition titled “A Legacy of Black Achievement”

   exhibition titled “A Legacy of Black Achievement”

 


2016

«  Africains en Inde : d’esclaves à généraux et dirigeants  »

 

Photo : Exposition : « Africains en Inde : D’esclaves à généraux et dirigeants » – Inauguration de l’exposition, mars 2016

 

L’exposition a été présentée au Siège de l’Organisation Nations Unies à New York du 8 février au 30 mars 2016. Elle a été élaborée par le Schomburg Center for Research in Black Culture de la New York Public Library. Ses conservateurs sont le Dr. Sylviane A. Diouf, Directrice du Centre Lapidus pour l’analyse historique de l’esclavage transatlantique au Centre Schomburg, et le Dr. Kenneth X. Robbins, collectionneur et expert en art indien.

L’exposition retrace l’histoire fascinante d’esclaves est-africains en Inde, connus sous les noms de Sidis et de Habshis, qui ont acquis des positions d’autorité militaire et politique. Au moyen de photographies en couleur et de textes, l’exposition montre que leur succès a également témoigné de l’ouverture d’esprit de la société indienne, dans laquelle ils constituaient une petite minorité religieuse et ethnique, à l’origine de statut inférieur. L’exposition fait également la lumière sur la traite des esclaves dans l’océan Indien et sur l’histoire de l’Afrique et de sa diaspora en Inde.

Le programme « En mémoire de l’esclavage » a produit des versions itinérantes de l’exposition en anglais, arabe, espagnol, français, hindi, néerlandais et portugais, qui sera présentée par les Centres d’information des Nations Unies dans le monde entier à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

Au total, l’exposition a été présentée dans 19 pays.

 

Exhibit poster

 


2015 

« Les femmes et l’esclavage : raconter leurs histoires »

 

 

L’exposition Les femmes et l’esclavage : raconter leurs histoires, organisée à l’occasion de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, a été présentée dans le hall des visiteurs du Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York du 12 mars au 9 avril 2015.

L’exposition retrace les histoires de femmes esclaves qui ont enduré les éprouvantes conditions du travail forcé et de l’exploitation sexuelle, mais qui ont trouvé le courage de se battre pour la liberté.  Ces femmes ont également réussi à transmettre leur culture et leur héritage africain à leurs descendants, malgré les nombreuses violences qu’elles ont dû subir. En outre, elle met en lumière les femmes libres qui ont lutté pour l’abolition du système esclavagiste.

Cette exposition a été produite par le programme « En mémoire de l’esclavage » en partenariat avec le Mémorial de l’abolition de l’esclavage à Nantes, en France, qui a publié un vaste compte-rendu sur les femmes et l’esclavage dans son exposition Dix femmes puissantes.

Les femmes et l’esclavage : raconter leurs histoires a été produite en anglais, français, portugais et espagnol, et présentée dans 12 pays par les Centres d’information des Nations Unies.

 

Women and Slavery: Telling Their Stories exhibit   Women and Slavery: Telling Their Stories exhibit  Women and Slavery: Telling Their Stories exhibit   Women and Slavery: Telling Their Stories exhibit

 


2014 

« Victoire sur l’esclavage : Haïti et au-delà »

 

Photo : Inauguration de l’exposition-photos « Victoire sur l’esclavage : Haïti et au-delà » 

 

L’exposition « Victoire sur l’esclavage : Haïti et au-delà » est au Siège des Nations Unies, à New York, jusqu’en septembre 2014.

Prenant comme toile de fond la traite transatlantique des esclaves, l’exposition se concentre sur la lutte des esclaves pour l’indépendance d’Haïti. Outre mener à l’indépendance d’Haïti, leur courage et leurs sacrifices virent l’avènement de la première nation fondée grâce au soulèvement d’hommes et de femmes réduits en esclavage, en 1804. 

L’exposition inclut également la maquette du Mémorial permanent en l’honneur des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, qui sera érigé au Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, début 2015. Il servira à rappeler en permanence le courage des esclaves, des abolitionnistes et des héros inconnus qui contribuèrent à mettre un terme à l’esclavage.

Cette maquette est présentée par le Programme d’action éducative des Nations Unies sur la traite transatlantique des esclaves et l’esclavage (Division de la sensibilisation du public, Département de la communication globale) en partenariat avec le Mémorial de l’abolition de l’esclavage de Nantes, en France, et l’architecte Rodney Leon, auteur du Mémorial permanent en l’honneur des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves.

Elle restera exposée dans le Hall des visiteurs du Siège de l’Organisation des Nations Unies, à New York, jusqu’au 14 septembre 2014. En semaine, il est nécessaire de présenter un billet pour la visite guidée du Siège pour accéder à l’exposition. Le week-end, l’accès est libre.

 

Victory over Slavery

 

 


2013

« Libres à jamais : célébration de l’émancipation »

 

Exemplaire original signé de la Proclamation d’émancipation destiné à l’exposition sur l’esclavage au Siège de l’Organisation des Nations Unies

 

L’exposition « Libres à jamais : célébration de l’émancipation » se compose de panneaux retraçant l’histoire de la traite transatlantique des esclaves, les destins divers de héros et de militants, la lutte pour l’émancipation et les séquelles qu’a laissé l’esclavage aujourd’hui. Elle a été organisée dans le cadre de la Journée internationale de commémoration des victimes de l’esclavage et de la traite transatlantique des esclaves, le 25 mars, conformément à la résolution 62/122 de l’Assemblée générale du 17 décembre 2007.

Un exemplaire de la Proclamation d’émancipation, signée du Président Abraham Lincoln et du Secrétaire d’État William Seward, ainsi qu’un exemplaire signé du Treizième amendement de la Constitution des États-Unis, ont en outre été exposés pendant la semaine commémorative, du 18 au 25 mars.

 

 


2012

« Honorer les héros, les résistants et les survivants »

 

Photo : inauguration de l’exposition multimédias consacrée à la traite transatlantique des esclaves, Siège de l’Organisation des Nations Unies

 

L’exposition « Honorer les héros, les résistants et les survivants » a pu être organisée grâce aux personnes et entités suivantes : Alex Locadia, la collection Earl Pinto, le Schomburg Center for Research in Black Culture, l’UNESCO, la maison d’édition Yale University Press et la radio des Nations Unies. Elle comprenait des portraits et dessins de héros et militants, des documents originaux, des revues historiques illustrées, des artefacts d’une collection privée du XIXe siècle, l’installation « Pour qui sonne le glas », des cartes et des entretiens radiophoniques.

L’exposition, inaugurée le mardi 27 mars 2012, se tenait dans la Galerie principale, Hall des visiteurs, Siège de l’Organisation des Nations Unies, New York.