Une scène de dévastation après le passage d'un ouragan.
L'initiative Connecting Business (CBi) est un réseau d'entreprises locales de réponse aux catastrophes, comme l'ouragan Dorian aux Bahamas en 2019.
Photo :Photo ONU/OCHA / Mark Garten

La gouvernance des risques de catastrophe

Cette année, la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe est consacrée à la gouvernance. On peut mesurer le degré de bonne gouvernance des risques de catastrophes en termes de vies sauvées, de réduction du nombre de personnes touchées par une catastrophe et d'atténuation des pertes économiques. La pandémie de COVID-19 et l'urgence climatique montrent que nous avons besoin d'une vision claire, de planification et d'institutions compétentes et aptes à agir sur la base de preuves scientifiques dans l’intérêt du public.

Cela nécessite la mise en place de stratégies nationales et locales de réduction des risques de catastrophe d'ici à la fin de l'année 2020, comme convenu par les États Membres des Nations Unies lorsqu'ils ont adopté le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, en 2015. Il s’agit de mettre en place des stratégies qui ne traitent pas uniquement des risques uniques, comme les inondations et les tempêtes, mais qui apportent une réponse en cas de risque systémique généré par des zoonoses (les maladies transmissibles entre l'homme et l'animal), des chocs climatiques et des dégradations de l'environnement.

Les stratégies adéquates nationales ou locales de réduction des risques de catastrophe doivent être multisectorielles et combiner des politiques dans des domaines tels que l'utilisation des terres, les codes urbanistiques, la santé publique, l'éducation, l'agriculture, la protection de l'environnement, l'énergie, les ressources en eau, la réduction de la pauvreté et l'adaptation au changement climatique.

Il est temps d’améliorer la situation si nous voulons laisser une planète plus résiliente aux générations futures.

Contexte

Par la résolution A/RES/44/236 du 22 décembre 1989, l'Assembée générale a décidé de célébrer, chaque deuxième mercredi d'octobre, la Journée internationale de la prévention des risques de catastrophes. Ce jour avait été choisi pendant la Décennie internationale pour la prévention des risques de catastrophes naturelles (1990-1999).

Par la résolution A/RES/64/200  du 21 décembre 2009, l'Assemblée générale a décidé de désigner le 13 octobre comme date de commémoration de la Journée internationale de prévention des catastrophes. L'objectif de cette journée est de sensibiliser les gens à la manière de prendre des mesures afin de réduire leur risque en cas de catastrophe.

La troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe réunie à Sendai (Japon), en mars 2015, a rappelé à la communauté internationale les coûts et dégâts engendrés au niveau local par les catastrophes, ainsi que leur effet sur le tissu social et sur l’économie. En 2014, les catastrophes naturelles avaient déplacé 19,3 millions de personnes dans le monde. Les catastrophes, exacerbées par les effets du changement climatique, ont également des conséquences sur les investissements pour le développement durable.

Le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) énonce clairement les objectifs et priorités, notamment en termes de renforcement des capacités locales, en faveur de mesures qui conduiront à une réduction substantielle des risques de catastrophe et des pertes en vies humaines.

Le saviez-vous ? 

  • Les fonds alloués aux interventions d'urgence sont environ 20 fois supérieurs à ceux destinés à la prévention et à la préparation, ce qui va à l'encontre de principes de durabilité.
  • Il n’existe pas de « catastrophe naturelle » mais bien ce que l’on appelle « des risques naturels ».
  • Ces risques sont le résultat d’un danger, d'une exposition et d’une vulnérabilité.
  • C’est le contexte de danger, d’exposition et de vulnérabilité qui a des effets en termes de décès, de pertes et de dommages.
  • Les données et les analyses ont tendance à compartimenter le risque, de manière à le simplifier et à le quantifier - ce qui est dangereux. Une focalisation sur les chiffres met l'accent sur les conséquences directes à court terme.
A hillside community

Pour mobiliser les décideurs locaux et les dirigeants des villes, le Bureau des Nations Unies pour la prévention des catastrophes (UNDRR) et ses organisations partenaires ont lancé la campagne mondiale « Pour des villes résilientes – Ma ville se prépare ! » Cette campagne vise à encourager les gouvernements locaux et nationaux à s’engager à faire de la réduction des risques et de la résilience face aux catastrophes et au changement climatique, une priorité en matière de politique. Découvrez les « Dix points essentiels pour rendre les villes résilientes » !

 

A ship stranded in the street.

Le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes (UNDRR) œuvre en vue de réduire de manière significative les pertes causées par les catastrophes. L'UNDRR (anciennement UNISDR) est le point focal du système des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes et le dépositaire du Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015‑2030). Il aide les pays et les sociétés à mettre en œuvre, surveiller et évaluer les progrès accomplis. Chaque année, il publie le rapport « Réduction des risques de catastrophe : bilan mondial  ». 

 

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.