Silhouette d'une personne marchant sur une terre asséchée.

Agissons !

Que pouvons-nous faire ?

Étant donné que les politiques publiques et les fournisseurs dépendent fortement des choix commerciaux individuels, les consommateurs ont le pouvoir d’opérer un changement positif. En effet, si chaque consommateur cessait d’acheter des produits dont la production contribue à la dégradation des terres, les fournisseurs en réduiraient la commercialisation et ne laisseraient pas d’autre choix aux producteurs que de changer eux aussi leurs pratiques. 

Modifier notre régime alimentaire et nos choix vestimentaires permettrait de libérer des terres qui pourraient alors être utilisées à d’autres fins et de réduire les émissions de carbone. L’évolution des habitudes alimentaires à elle seule pourrait libérer entre 80 et 240 millions d’hectares de terres.

Actions spécifiques :

  • Opter pour un régime alimentaire plus équilibré, composé d’aliments d’origine végétale.  Un tel changement aura des répercussions positives sur la santé. Il permettra en outre de réduire la demande en terres agricoles et en eau, de s’adapter au changement climatique et d’en atténuer les effets, ainsi que de préserver les habitats naturels. 
  • Acheter de la viande produite de manière éthique et durable et, provenant idéalement d’animaux nourris localement.
  • Faire ses courses aux marchés locaux et privilégier l’achat de produits locaux dans les supermarchés afin de soutenir les petits producteurs et de réduire l’empreinte carbone de l’acheminement de la nourriture de la ferme à la table.
  • Privilégier les supermarchés qui indiquent au moyen d’un code-barres la provenance des produits et de leurs ingrédients, notamment leur impact sur les terres. 
  • Réduire le gaspillage alimentaire en n’achetant que le nécessaire.
  • Planter des arbres fruitiers dans les cours d’école et les parcs publics pour la consommation de tous.
  • Cultiver son propre potager, produire du compost et l’utiliser dans son jardin, ou dans les jardins communautaires.
  • Réparer, donner ou échanger ses vêtements pour ne pas contribuer à une mode éphémère, économiser l’eau et éviter la contamination des ressources naturelles.
  • Utiliser des mouchoirs en tissu plutôt qu’en papier.
  • Installer des toitures végétales pour garder la fraîcheur dans les maisons en été et éviter les pertes de chaleur en hiver, réduisant ainsi l’empreinte carbone.

 

Food. Feed. Fibre cards represented by fruits, a lamb and a cap.

Aliments. Fourrage. Fibres.

Aliments

  • Par rapport aux niveaux de 2010, 593 millions d’hectares supplémentaires de terres agricoles, soit deux fois la taille de l’Inde, seront nécessaires d’ici 2050 afin de répondre aux besoins de la population mondiale.
  • La demande en eau pour la production alimentaire pourrait atteindre entre 10 000 et 13 000 milliards de mètres cubes par an d’ici à 2050, soit jusqu’à 3,5 fois plus que la consommation totale d’eau douce actuelle.

Fourrage

  • Les terres utilisées pour le pâturage et la production de céréales destinées à l’alimentation animale représentent 80 % des terres agricoles mondiales. 
  • La production de viande bovine en Europe nécessite 80 fois plus de terres que celle de céréales. 

Fibres

  • Le nombre de vêtements achetés par habitant en Europe a augmenté de 40 % en quelques décennies à peine.
  • L’industrie de la mode consomme environ 93 milliards de mètres cubes d’eau par an.