Des agricultrices africaines sourient en groupe devant la caméra.

Message du Secrétaire général (2021)

 

L’humanité mène une guerre implacable et autodestructrice contre la nature.

La biodiversité décline et les concentrations de gaz à effet de serre sont à la hausse. Des îles les plus reculées jusqu’aux plus hauts des sommets, la pollution que nous causons est omniprésente.

Nous devons faire la paix avec la nature.

La terre peut être notre meilleure alliée, mais aujourd’hui, elle souffre.

Causée par les changements climatiques et l’expansion de l’agriculture, des villes et des infrastructures, la dégradation des terres met en péril le bien-être de 3,2 milliards de personnes.

Elle nuit à la biodiversité et favorise l’apparition de maladies infectieuses, telles que la COVID-19.

La restauration des terres dégradées permettrait d’éliminer le carbone de l’atmosphère.

Elle aiderait les populations vulnérables à s’adapter aux changements climatiques.

Elle pourrait également générer une production agricole supplémentaire d’une valeur de 1 400 milliards de dollars par an.

La restauration des terres a pour avantage principal d’être simple, peu coûteuse et accessible à tous.

C’est l’un des moyens les plus démocratiques et les plus favorables aux populations pauvres d’accélérer la réalisation des objectifs de développement durable.

Cette année marque le début de la Décennie des Nations Unies pour la restauration des écosystèmes.

En cette Journée mondiale, plaçons la santé des terres au cœur de tous nos projets.

La restauration des terres dégradées permettrait d’éliminer le carbone de l’atmosphère. Elle aiderait les populations vulnérables à s’adapter aux changements climatiques. Elle pourrait également générer une production agricole supplémentaire d’une valeur de 1 400 milliards de dollars par an.

António Guterres

Message vidéo

Message de la Directrice générale de l'UNESCO (2021)

 

La sécheresse, le changement climatique, l’érosion de la biodiversité, la dégradation des sols, les pratiques agricoles intensives et la mauvaise gestion des ressources en eau, entre autres, ont affecté nos terres jusqu’à susciter une crise mondiale de désertification à laquelle sont actuellement confrontés plus de 165 pays.

Ce phénomène a des conséquences dramatiques sur notre patrimoine environnemental commun et représente une menace considérable pour la santé des populations, la paix mondiale et le développement durable.

Or, la désertification et la sécheresse, qui sont une dégradation de la santé de l’environnement, participent à l’effondrement de la biodiversité, et favorisent également l’apparition de zoonoses. C’est un rappel supplémentaire que la santé humaine et la santé de notre environnement sont profondément indissociables.

Comme l’indique la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES) dans son rapport mondial d’évaluation, lancé le 6 mai 2019 à l’UNESCO, il est désormais urgent de prendre des mesures collectives pour préserver le tissu vivant de notre planète – et donc, en particulier, de lutter contre ces phénomènes.

La désertification et la sécheresse aggravent également la pénurie d’eau, alors que deux milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une eau potable saine – chiffre qui pourrait s’élever à trois milliards d’ici à 2050.

Les communautés les plus vulnérables du monde ne peuvent pas répondre à leurs besoins essentiels en eau, ce qui les pousse dans certains cas à migrer hors de leurs terres, devenues sèches et stériles. Selon le Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification, à l’échelle mondiale, 135 millions de personnes devraient migrer d’ici à 2030 en raison de la dégradation des terres.

Ces migrations et ces privations sont à leur tour sources de conflit et d’instabilité, preuve que la désertification est également un enjeu majeur de la paix.

Chaque année, le 17 juin, nous célébrons donc la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, afin de sensibiliser le public aux efforts internationaux pour que les sols ne se dégradent plus.

L’UNESCO a été à l’avant-garde de cette entreprise collective en s’appuyant sur son savoir-faire scientifique et en déployant ses programmes relatifs à l’eau et à l’environnement.

Il s’agit en particulier d’observer, de mesurer et de comprendre, pour permettre aux politiques publiques d’être adaptées et efficaces. Afin d’envisager ces phénomènes dans leur ensemble, l’UNESCO met en place des systèmes de mesure et de surveillance de l’aléa, comme des indicateurs communs ou des systèmes locaux de suivi et d’alerte, mais s’attache aussi aux vulnérabilités, en particulier socioéconomiques, car nous ne sommes pas tous égaux face à ce risque.

Il est essentiel d’œuvrer collectivement. Aucun progrès durable ne peut être obtenu sans la participation de tous les acteurs concernés : pouvoirs publics, entreprises, scientifiques, associations et citoyens, en particulier les plus jeunes.

Ensemble, construisons donc un avenir durable afin que les terres fertiles d’autrefois ne deviennent pas des déserts vidés de leurs populations et de leur biodiversité.

Ensemble, construisons donc un avenir durable afin que les terres fertiles d’autrefois ne deviennent pas des déserts vidés de leurs populations et de leur biodiversité.

Audrey Azoulay