La Journée internationale pour la prévention de l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme (2026) survient à un moment particulièrement important pour les Nations Unies. Cette année marque le dixième anniversaire du lancement du Plan d’action du Secrétaire général pour la prévention de l’extrémisme violent et les vingt ans de l’adoption de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies. Alors que les États membres des Nations Unies se préparent au neuvième examen de la Stratégie, ces étapes importantes offrent une occasion opportune de réfléchir à un principe fondamental qui a guidé l’action de l’Organisation : les mesures de prévention à long terme doivent s’attaquer aux conditions propices au terrorisme tout en garantissant le plein respect des droits de l’homme, de l’état de droit et de la bonne gouvernance.
Ce postulat a une implication majeure : la prévention exige une appropriation nationale durable. Aucune initiative multilatérale, aussi solide soit-elle, ne peut se substituer à des politiques nationales ancrées dans les réalités locales et portées par les communautés qu’elles visent à servir. Lorsque les États prennent les devants avec détermination – en mobilisant institutions, ressources et volonté politique – les efforts de prévention peuvent avoir un impact réel.
La prévention comme impératif de gouvernance et de développement
Dans toutes les régions, l'émergence de l'extrémisme violent est étroitement liée aux carences de la gouvernance, à la fragmentation sociale et au manque de perspectives économiques et civiques, notamment pour les jeunes. Les inégalités persistantes, la discrimination, la corruption, la faiblesse des services publics et les griefs non résolus créent un terreau fertile pour la diffusion des discours extrémistes violents, en particulier dans un contexte de montée des conflits et d'urgences liées au changement climatique.
Dans le cadre de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, cette dimension de gouvernance se reflète le plus clairement dans le premier pilier, qui invite les États membres à s’attaquer aux conditions propices à la propagation du terrorisme. Concrètement, cela implique de mettre en place des institutions réactives et responsables ; de veiller à ce que les secteurs de la justice et de la sécurité fonctionnent dans le respect des droits humains ; de renforcer le leadership et la participation des jeunes et des femmes ; et de préserver l’espace civique. Cela requiert également d’investir dans des approches de consolidation de la paix – dialogue, réconciliation, développement communautaire et protection sociale – qui réduisent les vulnérabilités et favorisent l’inclusion et le respect de la dignité.
Dans le même temps, la mise en œuvre du Pilier I est indissociable des principes relatifs aux droits humains et à l’état de droit énoncés dans le Pilier IV. L’expérience a démontré que les mesures antiterroristes qui portent atteinte aux droits ou discriminent des communautés risquent de saper leur légitimité et d’alimenter les griefs mêmes que l’extrémisme violent exploite. Des approches sociétales globales et une gouvernance fondée sur les droits, ancrées dans le respect des procédures légales, la responsabilité et l’accès à la justice, sont donc indispensables à une prévention durable.
Placer les victimes et les obligations de protection de l'État au centre
Les victimes du terrorisme doivent demeurer au cœur des efforts de prévention. Leurs témoignages et leurs expériences mettent en lumière le coût humain considérable du terrorisme et l’obligation des États de protéger les personnes relevant de leur juridiction. En vertu du droit international des droits de l’homme, les États ont l’obligation positive de prendre des mesures raisonnables pour prévenir la violence terroriste, protéger les personnes à risque et veiller à ce que les victimes obtiennent justice, réparations et services de soutien respectueux de leur dignité.
Le respect de ces obligations ne se limite pas à une simple réaction après les attentats. Il implique de renforcer les capacités d'alerte précoce, d'investir dans des systèmes de protection non discriminatoires et axés sur la communauté, et de veiller à ce que les institutions puissent agir efficacement tout en préservant la confiance du public. Il s'agit également d'associer les victimes en tant que partenaires, dont les points de vue contribuent à l'élaboration des stratégies nationales, des cadres juridiques et des programmes de prévention.
Contributions du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme : innovation, réseaux et soutien fondé sur des données probantes
Le Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme (BLT) aide les États membres à élaborer des stratégies de prévention nationales, fondées sur les droits humains, coordonnées, étayées par des données probantes et conformes aux quatre piliers de la la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, notamment les mesures du Pilier II visant à prévenir et à combattre le terrorisme et celles du Pilier III visant à développer les capacités des États. Par le biais de son Programme mondial de prévention et de répression de l’extrémisme violent, le BLT accompagne les gouvernements dans l’adoption d’approches intégrées et globales, s’appuyant sur les meilleures pratiques internationales et l’expertise technique.

Face à l’évolution rapide des environnements numériques, le Bureau a également étendu son action aux technologies émergentes, notamment l’intelligence artificielle, les plateformes en ligne et les espaces de jeu. En conséquence, le BLT collabore avec des développeurs, des éducateurs et des experts en sécurité numérique afin de promouvoir la sécurité dès la conception, de valoriser les contenus positifs et de renforcer la culture numérique, tout en garantissant le strict respect des droits humains.
La Journée internationale pour la prévention de l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme (12 février 2026), célébrée cette année sous le thème « Prévenir l’extrémisme violent à l’ère des technologies nouvelles et émergentes », nous rappelle opportunément l’importance de ce travail. Si les nouvelles technologies offrent des possibilités considérables pour renforcer les stratégies de prévention et faire progresser les objectifs de développement durable, elles sont aussi de plus en plus exploitées par les acteurs terroristes pour diffuser des discours néfastes, faciliter le recrutement et la radicalisation, et multiplier les voies menant à la violence. Le BLT vise à aider les États membres et ses partenaires à utiliser ces outils de manière responsable et à veiller à ce que les nouvelles technologies contribuent à la paix, à l’inclusion et à la résilience.
Améliorer la cohérence grâce au Pacte mondial de coordination contre le terrorisme
Le Pacte mondial de coordination contre le terrorisme, cadre de coordination à l’échelle des Nations Unies réunissant des dizaines d’entités des Nations Unies et de partenaires, continue de servir de fondement à la cohérence systémique des efforts déployés par les Nations Unies pour prévenir et combattre l’extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme. Par l’intermédiaire de son Groupe de travail interinstitutions sur prévenir et combattre l'extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme – codirigé par le BLT, l’Alliance des civilisations des Nations Unies, l’Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture et le Programme des Nations Unies pour le développement – le Pacte a contribué à intégrer la prévention de l’extrémisme violent dans les actions de développement, de consolidation de la paix, de défense des droits humains et d’aide humanitaire.
Un engagement renouvelé en faveur de la prévention de l'extrémisme violent susceptible de conduire au terrorisme
Alors que la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies entame son neuvième cycle d'examen, un engagement mondial renouvelé est nécessaire. La prévention de l'extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme, relève de la souveraineté nationale et constitue un investissement essentiel pour une paix et une stabilité durables. Si les Nations Unies sont prêtes à apporter leur aide, le leadership national demeure indispensable.
Trois priorités devraient guider la voie à suivre :
- Réaffirmer la prévention de l’extrémisme violent comme une responsabilité nationale ancrée dans les quatre piliers de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies, y compris les engagements en faveur des droits des victimes.
- Renforcer les stratégies sur prévenir et combattre l'extrémisme violent pouvant conduire au terrorisme nationales et ancrées localement, soutenues par un financement prévisible et une participation inclusive des communautés, des femmes et des jeunes.
- Améliorer la cohérence et l’innovation du système des Nations Unies afin de garantir que l’appui renforce, plutôt que de remplacer, les capacités nationales et la résilience face au terrorisme et à l’extrémisme violent.
Dix ans après l’adoption du Plan d’action du Secrétaire général, la nécessité de prévenir l’extrémisme violent demeure plus urgente que jamais. La prévention est un travail de longue haleine qui exige l’adhésion politique, l’inclusion et la confiance, mais elle constitue aussi la voie la plus durable vers la paix, la sécurité, la protection et l’autonomisation des générations futures.
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