Une vue aérienne montrant les conséquences des inondations à Bekasi, en Indonésie.
Une vue aérienne montrant les conséquences des inondations à Bekasi, en Indonésie.
Photo :Adobe Stock/ syahrir

La résilience commence chez soi

« On n’est jamais mieux que chez soi. » C’est là que nous cherchons réconfort, sécurité et refuge. Mais lorsque les eaux montent, que la canicule s’installe ou que d’autres dangers se présentent, ce lieu censé nous protéger peut devenir le théâtre même de la catastrophe.

C’est pourquoi la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe, célébrée le 13 octobre, a pour thème cette année « La résilience commence chez soi ». Le message est simple : chacun mérite un logement sûr, abordable et capable de résister aux aléas qui l’entourent.

Pour y parvenir, la préparation individuelle ne suffit pas. Les gouvernements doivent mettre en place des normes d’urbanisme et de construction plus sûres ; les entreprises doivent privilégier la sécurité à long terme plutôt que les gains à court terme ; et les communautés ont besoin d’informations, de ressources et d’une voix dans les décisions concernant où et comment elles vivent.Partout dans le monde, des solutions voient déjà le jour : qu’il s’agisse de familles s’installant dans des logements plus sûrs aux Philippines ou de techniques de construction en terre séculaires permettant de garder les maisons plus fraîches en Afrique de l’Ouest.

Car la résilience ne se résume pas à la reconstruction après une catastrophe. Elle commence avant que la catastrophe ne frappe, et elle commence chez soi.

Êtes-vous prêts à rendre le monde plus résilient ?

Impliquez-vous  et partagez vos expériences à l'aide de la boîte à outils  dédiée aux réseaux sociaux. Contribuez à faire passer le message : donnons à la prochaine génération les moyens de bâtir un avenir résilient ! Aidez-nous à sensibiliser le public à la nécessité d'une réduction des risques de catastrophe qui inclue tout le monde, en particulier les personnes les plus vulnérables, en participant aux discussions autour de la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe. Inscrivez votre événement et participez.

Messages clé

  • Personne ne devrait avoir à choisir entre un logement abordable et un logement sûr.
  • Chacun mérite un logement capable de résister aux risques qui l'entourent.
  • Les catastrophes ne se contentent pas de détruire des bâtiments : elles détruisent des vies, des moyens de subsistance et des avenirs.
  • Une alerte qui n’atteint pas les ménages, qui n’est pas comprise ou qui n’est pas suivie d’effets est une alerte qui a échoué.
  • Le coût de la mise en place de mesures de résilience dans les logements ne représente qu’une fraction du coût de la reconstruction après une catastrophe.

Contexte

Par la résolution A/RES/44/236 du 22 décembre 1989, l'Assembée générale a décidé de célébrer, chaque deuxième mercredi d'octobre, la Journée internationale de la prévention des risques de catastrophes. Ce jour avait été choisi pendant la Décennie internationale pour la prévention des risques de catastrophes naturelles (1990-1999).

Par la résolution A/RES/64/200 du 21 décembre 2009, l'Assemblée générale a décidé de désigner le 13 octobre comme date de commémoration de la Journée internationale de prévention des catastrophes. L'objectif de cette journée est de sensibiliser les gens à la manière de prendre des mesures afin de réduire leur risque en cas de catastrophe.

La troisième Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe réunie à Sendai (Japon), en mars 2015, a rappelé à la communauté internationale les coûts et dégâts engendrés au niveau local par les catastrophes, ainsi que leur effet sur le tissu social et sur l’économie. En 2014, les catastrophes naturelles avaient déplacé 19,3 millions de personnes dans le monde. Les catastrophes, exacerbées par les effets du changement climatique, ont également des conséquences sur les investissements pour le développement durable.

Le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015-2030) énonce clairement les objectifs et priorités, notamment en termes de renforcement des capacités locales, en faveur de mesures qui conduiront à une réduction substantielle des risques de catastrophe et des pertes en vies humaines.

Plus d'informations

Le saviez-vous ?

  • Le coût total des catastrophes dépasse désormais 2 300 milliards de dollars par an si l'on tient compte des répercussions indirectes et des impacts sur les écosystèmes.
  • En moyenne, environ 100 millions de personnes ont été touchées par des catastrophes chaque année entre 2016 et 2025.
  • 128 pays déclarent désormais disposer de systèmes d'alerte précoce multirisques, contre seulement 55 en 2015.
  • Le taux moyen de mortalité lié aux catastrophes pour 100 000 habitants a baissé de 65 %.

Apprendre à construire des villes plus résilientes

Copie d'écran d'un jeu vidéo

Un jeu en ligne apprend aux enfants à construire des villages et des villes plus sûrs et résilients contre les catastrophes. Les enfants apprennent par exemple que l'emplacement et les matériaux de construction des maisons font la différence en cas de catastrophe et que les systèmes d'alerte précoce, les plans d'évacuation et l'éducation permettent de sauver des vies.

À vous de jouer !

Ressources

Sites Web

Documents

Plusieurs personnes jeunes et plus âgées se tiennent au bord d'une rivière inondée.

Pour aider à atténuer les pires conséquences d’un phénomène naturel dangereux, il est vital de déployer des efforts de relèvement rapide en vue de renforcer la résilience des communautés. Les partenariats multipartites jouent un rôle fondamental à cet égard. Grâce à des partenariats efficaces, nous pouvons rassembler et partager les connaissances, l’expertise et les ressources techniques et financières nécessaires pour bâtir un avenir plus résilient.

Trois personnes traitant des grains de café à l'extérieur.

Les rivières débordent, engloutissant maisons et champs. Les cyclones ravagent les côtes, arrachant les murs des salles de classe. Des montagnes entières s'embrasent sous une chaleur incessante, obligeant les familles à fuir avec le peu qu'elles peuvent emporter. Ce que nous appelons « catastrophes » n’est que rarement imputable à la nature. Elles sont le résultat de choix : où construire, comment cultiver, dans quels domaines investir ? Et ces choix intensifient souvent l’impact des catastrophes naturelles, événements désormais accentués par le changement climatique.

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.