Objectifs de développement durable : 17 objectifs pour transformer notre monde

Les objectifs de développement durable constituent un appel universel à l’action pour mettre fin à la pauvreté, pour protéger la planète et pour améliorer la vie et les perspectives de chacun, partout dans le monde.

Les objectifs de développement durable ont été adoptés par tous les États Membres de l’ONU en septembre 2015 dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, qui définit un plan de 15 ans pour atteindre lesdits objectifs et les cibles y relatives. Jamais auparavant les dirigeants du monde n’avaient promis de mener une action commune dans le cadre d’un programme politique aussi vaste et universel.

Les 17 objectifs sont interconnectés, s’appliquent à tous les pays et doivent être atteints par toutes les parties prenantes : administrations publiques, secteur privé, société civile, système des Nations Unies et autres, dans le cadre d’un partenariat de collaboration.

Cette année marque le début de la Décennie d’action en vue d’atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030. Il s’agit d’une période critique pour faire avancer une vision commune et accélérer les réponses aux défis les plus graves du monde, de l’élimination de la pauvreté et de la faim à l’inversion des tendances en matière de changements climatiques. Pourtant, en peu de temps, la propagation soudaine du nouveau coronavirus a transformé une urgence de santé publique en l’une des pires crises internationales de notre génération, bouleversant ainsi le monde tel que nous le connaissions.

La présente exposition illustre les objectifs de développement durable à travers des photos prises dans le monde entier et met en lumière ce que les 17 objectifs signifient pour les habitants de la planète.

L’exposition a été mise en œuvre par le Département de la communication globale de l’ONU.



Éliminer la pauvreté sous toutes ses formes et partout dans le monde

Plus de 700 millions de personnes vivent encore dans l’extrême pauvreté avec moins de 1,90 dollar des États-Unis par jour. Ces personnes luttent pour satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux (santé, éducation, accès à l’eau et à l’assainissement). La plupart d’entre elles, soit plus de 400 millions de personnes, vivent en Afrique subsaharienne. D’après les estimations, 71 millions de personnes supplémentaires dans le monde seront touchées par l’extrême pauvreté à cause de la COVID-19; il s’agit de la première augmentation de la pauvreté mondiale depuis 1998.

La pauvreté touche également les pays développés. À l’heure actuelle, 30 millions d’enfants grandissent dans la pauvreté dans les pays les plus riches du monde.

L’éradication de la pauvreté sous toutes ses formes reste l’un des plus grands défis auxquels l’humanité est confrontée. Si le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté a diminué de plus de moitié entre 1990 et 2015, passant de 1,9 milliard à 731 millions, trop de gens luttent encore pour satisfaire les besoins humains les plus fondamentaux.

Rocinha, communauté à faible revenu de Rio de Janeiro (Brésil). (1986) Crédit photo : ONU/Claudio Edinger

Des enfants jouent dans la décharge de Stung Meanchey à Phnom Penh (Cambodge). La décharge abrite des milliers de personnes qui gagnent leur vie en vendant des déchets recyclables. (2008) Crédit photo : ONU/Kibae Park

Éliminer la faim, assurer la sécurité alimentaire, améliorer la nutrition et promouvoir l’agriculture durable

Plus de 750 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, dont la grande majorité vit dans les pays en développement. Ce nombre devrait augmenter de plus de 100 millions rien qu’en 2020 en raison de la COVID-19. La faim et la malnutrition sont des obstacles au développement durable, car les personnes souffrant de la faim sont moins productives, plus sujettes aux maladies et moins à même d’améliorer leurs moyens de subsistance.

Pour nourrir les 750 millions de personnes qui souffrent de la faim aujourd’hui et les 2 milliards de personnes supplémentaires attendues d’ici à 2050, il convient de procéder à un changement profond du système alimentaire et agricole mondial.

Pour mettre fin à toutes les formes de faim et de malnutrition d’ici à 2030 et garantir à tous les individus, en particulier aux enfants, l’accès à une alimentation suffisante et nutritive tout au long de l’année, il faut promouvoir des pratiques agricoles durables (appui aux petits agriculteurs, et égalité d’accès à la terre, à la technologie et aux marchés, entre autres).

La coopération internationale est également nécessaire pour fournir des investissements dans les infrastructures et les technologies capables d’améliorer la productivité agricole.

Des filles font la queue dans un centre de ravitaillement à Mogadiscio (Somalie). Après des années de sécheresse, six millions de personnes dans le pays ont besoin d’une aide alimentaire. (2017) Crédit photo : ONU/Tobin Jones

Champs de riz appartenant à des tribus locales des collines de Sapa (Vietnam). (2011) Crédit photo : ONU/Kibae Park

Permettre à tous de vivre en bonne santé et promouvoir le bien-être de tous à tout âge

Malgré les grands progrès réalisés ces dernières années en matière d’amélioration de la santé des personnes, les inégalités d’accès aux soins de santé persistent. La pandémie de COVID-19 met à mal les progrès réalisés jusqu’à présent. Plus de cinq millions d’enfants meurent chaque année avant leur cinquième anniversaire. En outre, 16 000 enfants meurent chaque jour de maladies évitables, telles que la rougeole et la tuberculose. Chaque jour, des centaines de femmes meurent pendant leur grossesse ou de complications liées à l’accouchement.

Ces décès peuvent être évités grâce à la prévention et au traitement, à l’éducation, aux campagnes de vaccination et aux soins de santé sexuelle et procréative.

Les objectifs de développement durable constituent un engagement audacieux pour mettre fin aux épidémies de sida, de tuberculose, de paludisme et d’autres maladies transmissibles d’ici à 2030. L’objectif est de parvenir à une couverture sanitaire universelle et de permettre à tout un chacun d’avoir accès à des médicaments et à des vaccins sûrs et abordables.

Une fille reçoit une dose de vaccin polio oral à Hargeisa, dans le Somaliland. (Somalie, 2013) Crédit photo : UNICEF/Adriane Ohanesian

Une femme et son enfant se rendent dans une clinique familiale dans la province de Khovd (Mongolie). Les agences de l’ONU travaillent en étroite collaboration avec les hôpitaux locaux de Mongolie pour garantir l’immunisation des enfants et la fourniture de soins de santé à ces derniers. (2009) Crédit photo : ONU/Eskinder Debebe

Assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie

D’énormes progrès ont été réalisés pour atteindre l’objectif de l’éducation primaire universelle, avec 91 % d’inscriptions en 2015. Cependant, 258 millions d’enfants et de jeunes âgés de 6 à 17 ans n’étaient toujours pas scolarisés en 2018. En outre, plus de la moitié des enfants et des adolescents ne satisfont pas aux normes minimales de compétences en lecture et en mathématiques. En 2020, lorsque les écoles ont fermé leurs portes à cause de la COVID-19, d’après les estimations, 90 % des élèves n’étaient pas scolarisés, et au moins 500  millions d’entre eux n’avaient pas accès à l’apprentissage à distance.

Outre la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire pour tous les garçons et pour toutes les filles d’ici à 2030, l’objectif est d’offrir un accès égal à une formation professionnelle abordable, d’éliminer les disparités entre les genres et les écarts de richesse, et de parvenir à l’accès universel à un enseignement supérieur de qualité.

L’éducation est la clé qui permettra d’atteindre de nombreux autres objectifs de développement durable. Lorsque les personnes sont en mesure de recevoir une éducation de qualité, elles peuvent rompre le cycle de la pauvreté.

L’éducation contribue à réduire les inégalités et à parvenir à l’égalité des genres. Elle permet également aux peuples du monde entier de vivre plus sainement et de manière plus durable. L’éducation est également essentielle pour favoriser la tolérance et contribue à l’avènement de sociétés plus pacifiques.

Les élèves vont en classe dans une école publique à Taliko, dans le quartier de Bamako (Mali). (2013) Crédit photo : ONU/Marco Dormino

Des élèves de l’école élémentaire Piramerd dans le quartier de Badawa de la ville d’Erbil, dans la région du Kurdistan (Iraq). L’école, qui accueille les classes de la première à la neuvième année, est l’un des établissements d’enseignement où l’UNICEF entreprend des projets visant à améliorer les infrastructures et les normes académiques. (2011) Crédit photo : ONU/Bikem Ekberzade

Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et toutes les filles

Les femmes et les filles représentent la moitié de la population mondiale et, partant, la moitié du potentiel mondial. Cependant, l’inégalité de genre persiste partout et freine le progrès social.

En moyenne, les femmes sur le marché du travail continuent de gagner 23 % de moins que les hommes dans le monde. En moyenne, les femmes consacrent environ trois fois plus d’heures que les hommes aux travaux domestiques et aux soins non rémunérés.

La violence et l’exploitation sexuelles, la répartition inégale des soins et du travail domestique non rémunérés, ainsi que la discrimination dans la fonction publique sont autant d’obstacles qui demeurent prégnants. Tous ces domaines d’inégalité ont été exacerbés par la pandémie de COVID-19 : les signalements de violence sexuelle se sont multipliés, les femmes ont assumé davantage de tâches de soins en raison de la fermeture d’écoles, tandis que 70 % des travailleurs sociaux et du personnel de santé dans le monde sont des femmes.

Depuis 2014, 143 pays ont inscrit l’égalité entre les femmes et les hommes dans leur Constitution ; 52 pays n’ont pas encore franchi le pas.

L’égalité des genres est non seulement un droit humain fondamental, mais aussi un condition de base nécessaire à l’avènement d’un monde pacifique, prospère et durable.

Les femmes siégeant à la Chambre basse du Parlement afghan (Wolesi Jirga, ou Chambre du peuple) arrivent à leur cérémonie d’investiture à Kaboul, après que des élections parlementaires se sont tenues pour la deuxième fois dans le pays depuis 2001. Les femmes représentent 69 des 249 nouveaux parlementaires. (2011) Crédit photo : ONU/Eric Kanalstein

Des femmes et des filles défilent à El Fasher, dans le Nord du Darfour, pour célébrer la Journée internationale de la femme, qui avait pour thème « Égalité d’accès à l’éducation, à la formation, aux sciences et aux technologies ». (Soudan, 2011) Crédit photo : ONU/Olivier Chassot

Garantir l’accès de tous à des services d’alimentation en eau et d’assainissement gérés de façon durable

L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène est un droit humain. Pourtant, des milliards de personnes demeurent confrontées à des difficultés quotidiennes pour accéder aux services les plus élémentaires.

La pénurie d’eau touche plus de 40 % de la population mondiale et devrait s’aggraver avec la hausse des températures mondiales due aux changements climatiques.

Dans le monde, 3 personnes sur 10 n’ont pas accès à des services d’eau potable gérés de manière sûre. En outre, 6 personnes sur 10 n’ont pas accès à des installations sanitaires gérées en toute sécurité ; en d’autres termes, environ 3 milliards de personnes ne disposent pas d’installations de base pour se laver les mains à la maison, un besoin pourtant vital pour prévenir l’infection à la COVID-19 et contenir la propagation du virus.

Les investissements dans les infrastructures et dans les installations sanitaires, la protection et la restauration des écosystèmes liés à l’eau, ainsi que l’éducation à l’hygiène font partie des mesures nécessaires pour garantir l’accès universel à une eau potable sûre et abordable d’ici à 2030.

Dans le camp de déplacés d’Abou Chok, une enfant pousse un réservoir d’eau, qui a la même capacité que les quatre bidons portés par son compagnon. Les réservoirs, distribués par milliers dans le cadre de l’Opération hybride Union africaine-Nations Unies au Darfour, contribuent à alléger la lourde charge quotidienne que représente la collecte de l’eau. (Soudan, 2011) Crédit photo : ONU/Albert González Farran

Un enfant prend un verre d’eau dans le camp de personnes déplacées de Maslakh, à Hérat (Afghanistan). (2002) Crédit photo : ONU/Eskinder Debebe

Garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable

Notre vie quotidienne dépend d’une énergie fiable et abordable. Pourtant, la consommation d’énergie est le principal facteur responsable des changements climatiques, puisqu’elle représente environ 60 % des émissions mondiales totales de gaz à effet de serre.

De 2000 à 2018, la proportion de la population mondiale ayant accès à l’électricité est passée de 78 % à 90 %. Dans les pays les moins avancés, cette proportion a plus que doublé au cours de la même période. Et pourtant, environ 789 millions de personnes dans le monde n’ont toujours pas accès à l’électricité.

Pour garantir l’accès universel à une électricité abordable d’ici à 2030, il est nécessaire d’investir dans des sources d’énergie propres, telles que les énergies solaire, éolienne et thermique. Le développement des infrastructures et la mise à niveau des technologies pour fournir une énergie propre dans tous les pays en développement est un objectif crucial qui peut à la fois encourager la croissance et contribuer à protéger l’environnement.

La centrale solaire de Shams, située à Madinat Zayed (Émirats arabes unis), est l’une des plus grandes centrales d’énergie solaire à concentration du monde. (2014) Crédit photo : ONU/Eskinder Debebe

La serre Gourmet Mokai à Taupo (Nouvelle-Zélande) est chauffée à l’aide d’électricité produite à partir de l’énergie géothermique. (2014) Crédit photo : ONU/Evan Schneider

Promouvoir une croissance économique soutenue, partagée et durable, le plein emploi productif et un travail décent pour tous

Au niveau mondial, la productivité du travail a augmenté et le taux de chômage a diminué. Toutefois, des progrès supplémentaires sont nécessaires pour accroître les possibilités d’emploi, en particulier pour les jeunes, pour réduire l’emploi informel et les inégalités sur le marché du travail (notamment en termes d’écart de rémunération entre les genres), pour promouvoir des environnements de travail sûrs et sécurisés et pour améliorer l’accès aux services financiers, le but étant de garantir une croissance économique durable et inclusive.

Le taux de chômage mondial en 2019 était de 5 %, contre 6,4 % en 2000. Cependant, la COVID-19 pourrait entraîner l’équivalent de 400 millions de pertes d’emplois en 2020, en fonction des mesures politiques adoptées.

La pandémie aura un impact particulièrement négatif sur les travailleurs de l’économie informelle, secteur pour lequel on estime que 1,6 milliard de personnes risquent d’être touchées.

L’absence persistante de possibilités de travail décent, l’insuffisance des investissements et la sous-consommation contribuent à l’érosion du contrat social de base, selon lequel tout un chacun doit participer au progrès. La création d’emplois de qualité reste un défi majeur pour presque toutes les économies.

Les employés de la Coopérative Café Timor tamisent des grains de café. Avec 21 500 membres, la coopérative est le plus grand employeur du Timor-Leste pendant la saison de la récolte du café ; elle contribue ainsi à l’action prioritaire du Gouvernement, qui entend promouvoir le développement rural. (2009) Crédit photo : ONU/Martine Perret

Couturière au travail dans son studio à Beyrouth. En 1990, le Liban est sorti d’une guerre civile de 15 ans et a entamé une reprise lente mais régulière. (2015) Crédit photo : ONU-Femmes/Joe Saad

Bâtir une infrastructure résiliente, promouvoir une industrialisation durable qui profite à tous et encourager l’innovation

Des progrès ont été réalisés dans l’industrie manufacturière.

La part mondiale de la valeur ajoutée de l’industrie manufacturière dans le produit intérieur brut (PIB) est passée de 15,2 % en 2005 à 16,5 % en 2018.

Toutefois, la part de l’industrie manufacturière dans les pays les moins avancés reste faible, ce qui compromet sérieusement l’objectif visant à doubler la part de l’industrie dans le PIB d’ici à 2030.

L’industrie manufacturière mondiale a connu un ralentissement dans les régions développées et en développement en 2018-2019, principalement en raison de l’émergence de barrières commerciales et tarifaires qui limitent l’investissement et la croissance future. Elle a par ailleurs été lourdement affectée par la pandémie en 2020.

Si la couverture mondiale par Internet s’est largement étendue, en 2019, 46 % de la population mondiale n’utilisait toujours pas Internet.

Les investissements dans les infrastructures, à savoir dans les transports, dans l’irrigation, dans l’énergie et dans les technologies de l’information et de la communication, sont essentiels pour parvenir à un développement durable et donner des moyens d’action aux populations locales dans de nombreux pays.

Les étudiants du centre de formation Khan Younis à Gaza, géré par l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), assemblent une voiture de style Formule 1 à partir de pièces en grande partie recyclées, afin de participer au concours Formula Student. Le concours met au défi des étudiants du monde entier de concevoir, construire et faire courir une voiture de course monoplace, en gérant le processus de bout en bout. (2011) Crédit photo : ONU/Shareef Sarhan

Chez REBUILD Globally à Port-au-Prince, des ouvriers fabriquent des sandales à partir de pneus recyclés. Le programme d’emploi et de formation professionnelle est partiellement financé par une subvention du projet à effet rapide de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH). (2012) Crédit photo : ONU/Victoria Hazou

Réduire les inégalités dans les pays et d’un pays à l’autre

L’inégalité des revenus est en augmentation, en particulier dans les pays. Depuis 2017, les 10 % les plus riches gagnent au moins 20 % du revenu mondial total. Les 40 % les plus pauvres gagnent moins de 25 % du revenu mondial total.

En moyenne, et compte tenu de la taille de la population, les inégalités ont augmenté de 11 % dans les pays en développement entre 1990 et 2010.

Les inégalités menacent le développement social et économique à long terme, nuisent à la réduction de la pauvreté et mettent à mal le sentiment d’épanouissement des personnes et l’estime qu’elles ont d’elles-mêmes.

Pour réduire les inégalités, les politiques devraient être universelles et accorder une attention particulière aux besoins des populations défavorisées et marginalisées, qui seront touchées de manière disproportionnée par les répercussions économiques de la COVID-19.

Sebastián (à droite), 9 ans, et Mateo, 4 ans, discutent en marchant pendant la récréation au Colegio y Liceo Ceni, un établissement scolaire inclusif à Montevideo (Uruguay). (2013) Crédit photo : UNICEF/Giacomo Pirozzi

Jeunes étudiants du peuple autochtone salasaca d’Équateur, à l’école d’Ambato, ville située au Sud de Quito, la capitale du pays. (1985) Crédit photo : ONU/Milton Grant

Faire en sorte que les villes et les établissements humains soient ouverts à tous, sûrs, résilients et durables

La moitié de la population mondiale vit dans les villes. D’ici à 2050, 6,5 milliards de personnes, soit les deux tiers de l’humanité, vivront dans des zones urbaines.

Dans les pays en développement, la croissance rapide des villes, ainsi que l’augmentation de la migration des campagnes vers les villes ont entraîné un boom des mégapoles. En 1990, on dénombrait dix mégapoles qui comptaient 10 millions d’habitants ou plus. En 2014, 28 mégapoles abritaient un total de 453 millions de personnes. Cette urbanisation rapide surpasse le développement du logement, des infrastructures et des services, entraînant une augmentation de la part de la population urbaine vivant dans des bidonvilles (24 % en 2018).

Comme la pandémie de COVID-19 l’a clairement montré, le développement durable est impossible sans transformation significative de la manière dont les espaces urbains sont construits et gérés.

Pour rendre les villes sûres et durables, il faut garantir l’accès à des logements sûrs et abordables, améliorer les bidonvilles, investir dans les transports publics, créer des espaces verts et améliorer la planification et la gestion urbaines d’une manière à la fois participative et inclusive.

L’indice mondial des villes WSP 2018 classe Bogota (Colombie) au 24ème rang mondial pour les efforts qu’elle déploie en vue de faire face aux pressions que l’urbanisation et la croissance rapides exercent sur ses infrastructures. La ville dispose d’un système de transport de masse en surface composé de bus de grande capacité circulant sur des voies réservées, ainsi que d’un vaste réseau de pistes cyclables, et ferme chaque dimanche 100 kilomètres de ses routes aux voitures pour en limiter l’utilisation aux piétons et aux cyclistes. (2019) Crédit photo : ONU/Hector Latorre

La vue depuis l’hôtel de ville de Stockholm, avec la Riddarfjärden, la baie la plus à l’est du lac Mälaren, au centre de la ville. Sur la gauche, on peut apercevoir le clocher de Riddarholmskyrkan (l’église de Riddarholmen), lieu de sépulture officiel des monarques suédois. Stockholm se classe régulièrement dans les cinq premiers rangs de l’indice Arcadis des villes durables, ainsi que dans le sous-indice Population, qui tiennent compte de divers indicateurs de qualité de vie, tels que la santé et l’éducation. (2016) Crédit photo : ONU/Eskinder Debebe

Établir des modes de consommation et de production durables

Si la population mondiale atteint 9,8 milliards d’habitants d’ici à 2050, l’équivalent de près de trois planètes sera nécessaire pour fournir les ressources naturelles nécessaires au maintien des modes de vie actuels.

En 2015, près de 12 tonnes de ressources ont été extraites par personne, les déchets électroniques étant le secteur qui affiche la plus forte croissance. Cela signifie que la production, la consommation et les ressources naturelles doivent être gérées différemment, de façon plus efficace.

Nous devons réduire l’empreinte écologique à l’échelle mondiale en changeant le mode de production et de consommation des biens et des ressources.

Les ressources naturelles partagées doivent être gérées efficacement ; les déchets toxiques et les polluants doivent être éliminés avec soin.

Les pays en développement doivent bénéficier d’un soutien pour se tourner vers des modes de consommation plus durables d’ici à 2030.

L’initiative « Travail contre rémunération » du Programme des Nations Unies pour le développement s’associe à l’usine de recyclage de Sant Triyaj Fatra Kafoufey à Port-au-Prince pour transformer en briquettes les déchets de papier ramassés dans les rues. Les briquettes de papier sont un combustible de cuisson alternatif au « charbon » à base de bois, ou charbon de bois, dont la production contribue à la déforestation. (Haïti, 2010) Crédit photo : ONU/Sophia Paris

Un joueur frappe dans un ballon fabriqué à partir de caoutchouc recyclé lors d’un match de football qui oppose des lycéens genevois et une équipe de représentants permanents auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, pour marquer la Journée internationale de la paix. Les ballons, offerts par le Bureau des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix, sont conçus pour résister aux conditions de surface difficiles des camps de réfugiés. (Suisse, 2010) Crédit photo : ONU/Jean-Marc Ferré

Prendre d’urgence des mesures pour lutter contre les changements climatiques et leurs répercussions

Les changements climatiques touchent tous les pays, sur tous les continents. Ils découlent des activités humaines et menacent l’avenir de notre planète. Avec l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre, les changements climatiques se produisent à un rythme beaucoup plus rapide que prévu, et leurs effets se font clairement sentir dans le monde entier.

Par conséquent, on observe l’évolution des conditions météorologiques, l’élévation du niveau de la mer et la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes. L’année 2019 a été la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, entraînant des incendies de forêts gigantesques, des ouragans, des épisodes de sécheresse, des inondations et d’autres catastrophes climatiques. Si la situation n’est pas maîtrisée, les changements climatiques réduiront à néant une grande partie des progrès réalisés ces dernières années en matière de développement. Ils provoqueront également des migrations massives qui conduiront à l’instabilité et à des guerres.

Des solutions abordables et évolutives sont désormais disponibles pour permettre aux pays de passer à des économies plus propres, plus résilientes et à faibles émissions de carbone.

Les changements climatiques constituent un défi mondial qui nécessite une coopération internationale coordonné

Deux personnes replantent des semis de mangrove à Kampong Jawa, région de Banda Aceh dévastée par le tsunami de 2004. La conservation, la restauration et l’utilisation durable des zones humides côtières sont essentielles dans la lutte contre les changements climatiques. (Indonésie, 2012) Crédit photo : ONU/Irwandi M. Gade

Des panneaux solaires sont nettoyés à la centrale thermo-solaire à cycle combiné intégré d’Ain Beni Mathar au Maroc. Cette centrale électrique innovante élargit l’accès à l’électricité grâce à une énergie renouvelable abordable, réduisant ainsi la dépendance du pays au pétrole tout en créant des emplois et en réduisant les émissions de CO2. (2010) Crédit photo : Banque mondiale/Dana Smillie

Conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable

Les océans couvrent les trois quarts de la surface terrestre, contiennent 97 % de l’eau présente sur Terre et représentent 99 % de l’espace vital de la planète en volume.

Les océans du monde fournissent des ressources naturelles essentielles, notamment des aliments, des médicaments, des biocarburants et d’autres produits ; ils contribuent à la décomposition et à l’élimination des déchets et de la pollution ; enfin, leurs écosystèmes côtiers servent de tampons pour réduire les dommages causés par les tempêtes.

Aujourd’hui, plus de 30 % des stocks mondiaux de poissons sont surexploités, alors que la pollution marine atteint des niveaux alarmants, avec une moyenne de 13 000 morceaux de déchets plastiques par kilomètre carré d’océan.

Il est indispensable de gérer prudemment cette ressource mondiale essentielle si l’on souhaite garantir un avenir durable.

Paysage sous-marin du récif de Beveridge Reef (Nioué), dans le Pacifique Sud. (2016) Crédit photo : PNUD/Vlad Sokhin

Un garçon aide à relâcher une tortue dans la mer à Watamu (Kenya). (2017)Crédit photo : PNUE/Cyril Villemain

Préserver et restaurer les écosystèmes terrestres, en veillant à les exploiter de façon durable, gérer durablement les forêts, lutter contre la désertification, enrayer et inverser le processus de dégradation des terres et mettre fin à l’appauvrissement de la biodiversité

La vie végétale fournit 80 % de l’alimentation humaine ; l’agriculture est une ressource économique importante et un moyen de développement essentiel.

Les forêts couvrent plus de 30 % de la surface de la Terre. Toutefois, 7 millions d’hectares de forêts disparaissent chaque année, tandis que la dégradation persistante des zones sèches a entraîné la désertification de près de 4 milliards d’hectares.

Sur les 8 300 races animales connues, 8 % sont éteintes et 22 % sont menacée d’extinction.

Le trafic d’animaux sauvages perturbe également les écosystèmes et contribue à la propagation de maladies infectieuses, telles que la COVID-19.

Il est nécessaire de mettre un terme à la déforestation et de rétablir l’utilisation des écosystèmes terrestres si l’on souhaite réduire la perte d’habitats naturels et de biodiversité qui font partie de notre patrimoine commun.

Zone de forêt amazonienne dans l’État de Para (Brésil) riche en ressources minérales. (1983) Crédit photo : ONU/George Love

Des agriculteurs travaillent dans le cadre d’un projet de « semences de fruits » dans l’éco-région Altaï-Sayan de la province de Khovd (Mongolie). Mis en place avec l’appui du Programme des Nations Unies pour le développement, le projet offre des terres converties pour la production de graines d’arbres fruitiers, ce qui contribue à générer des revenus supplémentaires pour les agriculteurs mongols et à prévenir la déforestation dans la région. (2009) Crédit photo : ONU/Eskinder Debebe

Promouvoir l’avènement de sociétés pacifiques et inclusives aux fins du développement durable, assurer l’accès de tous à la justice et mettre en place, à tous les niveaux, des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous

Partout, les personnes doivent être libérées de la peur qu’instille toute forme de violence et se sentir en sécurité dans leur vie, quelles que soient leur origine ethnique, leur foi ou leur orientation sexuelle.

Les niveaux élevés de violence armée et d’insécurité ont un effet destructeur sur le développement d’un pays.

La violence sexuelle, la criminalité, l’exploitation et la torture sont courantes en cas de conflit ou d’absence d’état de droit. Les pays doivent prendre des mesures pour protéger les personnes les plus exposées.

Les gouvernements, la société civile et les populations locales doivent œuvrer de concert pour trouver des solutions durables aux conflits et à l’insécurité. Le renforcement de l’état de droit et la promotion des droits humains sont essentiels à ce processus, tout comme la réduction des flux d’armes illicites, la lutte contre la corruption et la garantie d’une participation continue de tous.

Une femme et son enfant dans un bureau de vote à Kidal (Mali), lors du second tour des élections présidentielles de 2013. (2013) Crédit photo : ONU/Blagoje Grujic

Des étudiants de l’université de Tripoli (Libye) participent à un atelier sur les droits humains organisé par la Mission d’appui des Nations Unies en Libye (MANUL) pour commémorer l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme des Nations Unies de 1948. (2011) Crédit photo : ONU/Iason Foounten

Renforcer les moyens de mettre en œuvre le Partenariat mondial pour le développement durable et le revitaliser

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est universel et appelle tous les pays, développés et en développement, à agir pour veiller à ne laisser personne de côté. Il suppose la mise en place de partenariats entre les gouvernements, le secteur privé et la société civile.

Les objectifs de développement durable ne peuvent être atteints qu’au moyen d’un engagement fort en faveur d’un partenariat et d’une coopération au niveau mondial.

Des défis importants subsistent : l’aide publique au développement est en baisse, les flux d’investissement privé ne sont pas bien alignés sur le développement durable, la fracture numérique reste importante et les tensions commerciales persistent.

Pour que l’opération soit couronnée de succès, chacun devra mobiliser des ressources existantes et supplémentaires, et les pays développés devront respecter les engagements qu’ils ont pris officiellement en matière d’aide au développement.

Les icônes des objectifs de développement durable, projetées sur le bâtiment du Siège de l’ONU, à New York, lors du débat général annuel de haut niveau de l’Assemblée générale. (2015) Crédit photo : ONU/Cia Pak

Nikolaj Coster-Waldau, ambassadeur de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour le développement, salue un jeune participant à la « Global Goals World Cup », tenue à Nairobi (Kenya). (2017) Crédit photo : PNUD Kenya/James Ochweri

L’HEURE DU CHANGEMENT A SONNÉ


La pandémie de COVID-19 a bouleversé nos vies, ainsi que la façon dont nous travaillons, interagissons et nous déplaçons. Cette pandémie peut marquer un tournant décisif. Saisissons cette occasion et changeons de cap pour nous tourner vers des modes de vie plus durables.

La campagne « Agissons » est un appel de l’ONU en faveur d’une action citoyenne contre les changements climatiques et pour la durabilité. Chacun d’entre nous peut contribuer à limiter le réchauffement climatique et à prendre soin de notre planète. En changeant nos habitudes et en faisant des choix dont les effets sont moins néfastes sur l’environnement, nous avons le pouvoir de relever le défi climatique et de construire un monde plus durable.

« Tout ce que nous entreprenons pendant et après la crise [liée à la COVID-19] doit être fortement axé sur la construction d’économies et de sociétés plus égales, plus inclusives, plus durables et plus résistantes face aux pandémies, aux changements climatiques et aux nombreux autres défis mondiaux auxquels nous sommes confrontés.«  – António Guterres, Secrétaire général de l’ONU

L’heure du changement a sonné. La pandémie de COVID-19 a bouleversé nos vies, ainsi que la façon dont nous travaillons, interagissons et nous déplaçons. Cette pandémie peut marquer un tournant décisif. Saisissons cette occasion et changeons de cap pour nous tourner vers des modes de vie plus durables. De petits changements dans votre vie quotidienne peuvent vous faire économiser de l’argent, améliorer votre santé et contribuer à réduire la pollution et ses effets nocifs.

La campagne « Agissons » est un appel de l’ONU en faveur d’une action citoyenne contre les changements climatiques et pour la durabilité. Chacun d’entre nous peut contribuer à limiter le réchauffement climatique et à prendre soin de notre planète. En changeant nos habitudes et en faisant des choix dont les effets sont moins néfastes sur l’environnement, nous avons le pouvoir de relever le défi climatique et de construire un monde plus durable.

Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est sous-tendu par les buts et principes de la Charte des Nations Unies, et fondé sur la Déclaration universelle des droits de l’homme.

En tant que tels, les objectifs de développement durable du Programme visent non seulement à réaliser le développement durable dans ses trois dimensions économique, sociale et environnementale, mais aussi à favoriser l’avènement de sociétés pacifiques, justes et inclusives, en réalisant les droits humains de tous.

Ils offrent un plan d’action visant à s’attaquer aux problèmes déterminants de notre époque, dont les changements climatiques, ce qui suppose de prendre de toute urgence des mesures porteuses de changement et qui ne font pas de laissés-pour-compte.

L’ONU et ses agences, fonds et programmes travaillent avec les États Membres, avec la société civile, avec le secteur privé et avec d’autres parties prenantes pour accélérer les progrès aux fins de la réalisation des objectifs de développement durable, dans un esprit de solidarité mondiale, l’accent étant particulièrement mis sur les besoins des plus pauvres et des plus vulnérables.