OBJECTIF 4 : Réduire la mortalité infantile et post-infantile
Au plan mondial, le taux de mortalité des moins de 5 ans a diminué d’un tiers et est passé de 89 décès pour 1 000 naissances vivantes en 1990 à 60 en 2009. Des efforts particuliers pour combattre la pneumonie, la diarrhée et le paludisme, tout en améliorant la nutrition, pourraient sauver des millions d’enfants.
Le manque de progression en matière de survie des enfants se reflète dans le manque de services sanitaires de base dans certaines régions des pays en développement.
Rendre les femmes autonomes, abattre les barrières sociales et financières à la protection sociale, encourager l’innovation pour que les pauvres aient accès à des services cruciaux et responsabiliser davantage les systèmes de santé au niveau local sont autant de mesures qui peuvent accroître l’équité, avec les avantages que cela implique pour la survie de l’enfant.
Une campagne accrue de vaccination contre la rougeole constitue un indicateur important de survie de l’enfant. En 2009, 80 % des enfants en âge d’être vaccinés ont reçu au moins une dose du vaccin contre la rougeole, contre 69 % en 2000.
CIBLE - Réduire de deux tiers, entre 1990 et 2015, le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans
- La réalisation de l’objectif visant à la survie des enfants dépend d’efforts concentrés sur les causes principales de décès.
- Les risques de décès sont plus élevés chez les enfants des zones rurales, même dans les régions où la mortalité des enfants est basse.
- Les enfants des ménages les plus pauvres ont deux à trois fois plus de risques de mourir avant leur cinquième anniversaire que ceux des ménages les plus riches.
- Le niveau d’éducation de la mère est un puissant déterminant de la survie de l’enfant.
- Les enfants pauvres et les plus difficiles à joindre n’ont toujours pas accès au vaccin salvateur contre la rougeole.
- Les décès d’enfants dus à la rougeole sont en nette régression, mais des progrès durables risquent de pâtir d’une insuffisance de fonds.