Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une visite dans un camp de réfugiés du district d'Arua, au nord de l'Ouganda, en juin 2017. Photo ONU/Mark Garten

Message du Secrétaire général (2019)

Les migrants sont des membres à part entière de la société. Ils favorisent la compréhension mutuelle et contribuent au développement durable dans les pays d’origine et de destination.

Des migrations sûres, ordonnées et régulières sont dans l’intérêt de tous. Les priorités nationales en matière de migration sont bien mieux mises en œuvre dès lors qu’elles font appel à la coopération internationale.

Tous les migrants ont droit à une égale protection de tous leurs droits fondamentaux.

Ces principes sont consacrés dans le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.

Malgré cela, les migrants sont souvent la cible de discours fallacieux et hostiles.

Nous les voyons souvent subir des épreuves indicibles en raison de politiques fondées sur la peur et non sur les faits.

En cette Journée internationale, j’exhorte les dirigeants et les populations du monde entier à donner vie au Pacte mondial, de sorte que les migrations soient bénéfiques à tous.

António Guterres

 

 

Message de la Directrice générale de l'UNESCO

En 2019, le nombre de migrants dans le monde a continué de progresser. Au cours des 12 derniers mois, 272 millions de personnes, soit 3,5 % de la population mondiale, ont été conduites à rechercher ailleurs un avenir meilleur. Certains sont en quête de nouvelles opportunités économiques, de nouvelles opportunités d’emploi ; d’autres encore – réfugiés et demandeurs d’asile – ont été accablés par le sort, et fuient les guerres, les persécutions, la faim ou la maladie.

Les phénomènes migratoires pourraient encore se renforcer dans les années à venir, en particulier sous l’effet du dérèglement climatique, qui devrait faire croître le nombre de catastrophes naturelles et rendre certaines régions du monde inhabitables.

Il est donc de la responsabilité de la communauté internationale de se mobiliser. L’adoption, l'an dernier, du Pacte mondial sur les réfugiés et du Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, fut un signal puissant en la matière. En affichant ainsi leur résolution à aborder le phénomène migratoire de manière coordonnée, en plaçant les droits de l’homme au coeur de leur approche, les États membres de l’ONU ont fait preuve d’humanisme et de responsabilité, et ont adressé un message d’espoir aux migrants actuels et futurs.

Il reste cependant beaucoup à faire. Dans de trop nombreuses régions du monde, migrants et réfugiés sont en effet encore victimes de préjugés, de discriminations, de violences, alors même qu'ils sont très souvent une source de dynamisme économique et d’innovation.

C’est dans ce contexte que l'UNESCO agit dans tous les domaines de son mandat, et en particulier à travers l’éducation et l’enseignement supérieur.

Le Passeport UNESCO des qualifications pour les réfugiés et les migrants vulnérables constituera une avancée majeure à ce sujet, en permettant aux migrants et réfugiés de faire reconnaître les études validées dans leur pays d’origine. L’UNESCO est fière d’annoncer que ce mois-ci en Zambie, à la suite d’une collaboration fructueuse avec l’autorité nationale zambienne pour la reconnaissance des qualifications, les 15 premiers Passeports UNESCO ont pu être attribués. Cette initiative est maintenant appelée à se déployer dans d’autres pays, en Amérique latine ou au Moyen-Orient notamment. Ces Passeports UNESCO seront, pour les personnes qui en bénéficieront, des Passeports pour une vie meilleure.

Afin de favoriser l’inclusion des migrants dans les sociétés, l'UNESCO agit également à travers son programme d’Éducation à la citoyenneté mondiale, pour vaincre les discours racistes et de haine qui, trop souvent, font des migrants et réfugiés des boucs émissaires. Nous travaillons aussi de concert avec les professionnels des médias, afin de véhiculer une image plus positive des migrations.

Fraternité, solidarité, dignité, humanité : ces valeurs, pour les migrants et les réfugiés, représentent plus que des incantations abstraites ; elles représentent la promesse d’un futur plus désirable – un futur qu'il est de notre devoir de leur offrir.