Le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, lors d'une visite dans un camp de réfugiés du district d'Arua, au nord de l'Ouganda, en juin 2017. Photo:  ONU/Mark Garten

Messages 2020

 

Message du Secrétaire général de l'ONU

 

En cette Journée internationale des migrants, nous faisons le bilan d’une année où, à cause de la pandémie de COVID-19, des millions et des millions de personnes ont connu la douleur d’être séparées de leur famille et de leurs amis, la précarité de l’emploi et la nécessité de s’adapter à une réalité nouvelle et inconnue.

Tel est, en fait, le lot quotidien des migrants du monde entier.

Au cours de cette année éprouvante, nous avons également pris conscience de notre dépendance vis-à-vis de celles et ceux qui, trop souvent, sont invisibles dans la société. Face à la crise, les migrantes et les migrants jouent un rôle de premier plan – qu’il s’agisse de prendre en charge les malades et les personnes âgées ou d’assurer notre approvisionnement alimentaire pendant les périodes de confinement –, ce qui met en lumière leurs contributions plus générales à la société, partout dans le monde.

Partie intégrante de nos sociétés, les migrants devraient aussi être au cœur des mesures de relèvement.

Nous devons veiller à ce que les migrants, quel que soit leur statut juridique, soient pris en compte dans l’action entreprise par chaque pays pour lutter contre la pandémie, en particulier dans les programmes de santé, et notamment de vaccination. Nous devons rejeter les discours de haine et les actes de xénophobie. Nous devons, enfin, trouver des solutions pour les migrants qui se retrouvent abandonnés à leur sort, sans revenus ni statut juridique, et sans les moyens de retourner chez eux.

En cette Journée internationale des migrants, profitons de la perspective du relèvement, après la pandémie, pour mettre en œuvre le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières, repenser la mobilité humaine, permettre aux migrantes et migrants de relancer les économies dans leur pays et ailleurs, et édifier des sociétés plus inclusives et plus résilientes.

António Guterres

António Guterres

 

Message du Directeur général de l'OIM

 

Message de la Directrice générale de l’UNESCO

 

Cette Journée internationale des migrants est pour la communauté internationale l’occasion de réaffirmer notre engagement commun à protéger les droits inaliénables des près de 300 millions de migrants dans le monde, particulièrement menacés par la crise sanitaire.

La fermeture des frontières, les restrictions de déplacement et les mesures de confinement adoptées pour freiner la diffusion du virus, ont remis en question la possibilité même du départ, pour reconstruire ailleurs une vie que l’on espère meilleure.

Plus généralement, cette crise est venue exacerber la vulnérabilité des migrants : chez ces personnes qui ont tout quitté pour fuir la violence, la pauvreté, les catastrophes naturelles, et qui vivent dans des situations de grande précarité sur leur nouveau sol d’asile, l’avenir s’est bien souvent obscurci.

Fidèle à son mandat en faveur de la diversité culturelle et des droits humains, l’UNESCO s’engage au quotidien à œuvrer à l’inclusion des migrants dans leur société d’accueil. C’est une mission cruciale, qui doit en particulier atteindre les plus fragiles, c’est-à-dire les femmes et les enfants. C’est tout le sens de l’action de notre Organisation dans le domaine de l’éducation. En se fondant sur les analyses établies par notre Rapport mondial Migration, déplacement et éducation : bâtir des ponts, pas des murs, paru en 2019, notre travail met l’accent sur la nécessité d’investir dans l’accès à une éducation de qualité pour les enfants en situation de déplacement, car c’ est souvent la première étape vers d’autres horizons, plus stables.

Si l’éducation constitue ce premier seuil, nos efforts doivent se concentrer sur un espace : la ville. C’est en effet la ville qui représente ce lieu d’opportunités sans égal qui attire en priorité les personnes migrantes. C’est la raison pour laquelle l’UNESCO a renforcé son étroite coopération le réseau de la Coalition internationale des villes inclusives et durables. Ces partenaires locaux sont en effet essentiels au développement de nos actions contre les discours de haine, que nous avons vusmalheureusement se propager pendant la pandémie.

En cette Journée internationale des migrants, l’UNESCO appelle donc la communauté internationale à promouvoir les droits fondamentaux des migrants à la sécurité, à la dignité et à la paix. C’est un devoir impérieux, comme l’écrit la romancière iranienne Dina Nayeri, car « toute personne née dans la sécurité d’une chambre a l’obligation d’ouvrir lorsque quelqu’un en danger frappe à la porte »1, un devoir qui relève de notre humanité, de cette humanité en mouvement dans les idées, les personnes et les cultures, que nous défendons aux Nations Unies

Audrey Azoulay

Audrey Azoulay