Osarugue, âgée de 16 ans et originaire de Benin City, au sud du Nigeria, se trouve dans un centre qui accueille des jeunes filles non accompagnées. Le centre fournit un abri, de la nourriture, une éducation et une aide juridique aux demandeurs d'asile non accompagnés à Palerme, en Sicile (13 mai 2016). Photo ONU

Historique

La Journée des migrants a été proclamée par l'Assemblée générale le 4 décembre 2000 (résolution A/RES/55/93). Elle commémore l'adoption de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Qui est un.e migrant.e ?

Terme générique non défini dans le droit international qui, reflétant l’usage commun, désigne toute personne qui quitte son lieu de résidence habituelle pour s’établir à titre temporaire ou permanent et pour diverses raisons, soit dans une autre région à l’intérieur d’un même pays, soit dans un autre pays, franchissant ainsi une frontière internationale. Il englobe un certain nombre de catégories juridiques de personnes bien déterminées, comme les travailleurs migrants ; les personnes dont les types de déplacement particuliers sont juridiquement définis, comme les migrants objets d’un trafic illicite ; ainsi que celles dont le statut et les formes de déplacement ne sont pas expressément définis par le droit international, comme les étudiants internationaux. (Source : Organisation internationale pour les migrations)

Migration et développement

Migration et développement sont liés. Les transferts de fonds effectués par les migrants contribuent à réduire la pauvreté et à améliorer notamment l’accès à l’éducation et aux soins de santé. Les migrants font des investissements et des échanges commerciaux qui stimulent la création d’emplois et améliorent la situation de la balance des paiements. Ceux qui retournent chez eux enrichissent leurs communautés de nouvelles compétences et contribuent, ainsi que leurs réseaux, à la croissance économique. Parallèlement, l’émigration massive a un coût pour les pays en développement, surtout lorsque ce sont les plus jeunes et les plus dynamiques sur le plan économique qui partent.

Les migrations jouent un rôle essentiel pour la croissance économique et le développement, notamment en remédiant aux pénuries du marché du travail à tous les niveaux de qualification. Les migrations ont des effets majoritairement positifs, aussi bien pour les pays d’origine que pour les pays d’accueil.

La réalisation des 17 objectifs de développement durable et des cibles du Programme de développement durable à l’horizon 2030 permettrait de limiter les migrations motivées par la recherche de meilleures conditions de vie, en ce qu’elle remédierait à certaines causes profondes des mouvements involontaires de réfugiés et de migrants. En outre, elle faciliterait l’adoption de politiques migratoires bien gérées et permettrait de faire baisser les coûts liés à la migration et d’accroître la contribution apportée par les réfugiés et les migrants aux pays aussi bien d’origine que de destination.

Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, les États Membres ont reconnu les nombreux avantages des migrations et engagé les gouvernements à coopérer au niveau international pour faciliter « la migration et la mobilité de façon ordonnée, sûre, régulière et responsable » (objectif 10.7).

Les Nations Unies et les migrants

Les 14 et 15 septembre 2006, des représentants de haut niveau de tous les États Membres de l’Organisation des Nations Unies se sont réunis en Assemblée générale afin d’étudier l’un des aspects les plus prometteurs des migrations, à savoir leur rapport avec le développement. Les participants ont souligné le caractère universel des migrations internationales et reconnu que les migrations internationales pouvaient être un facteur positif de développement aussi bien dans les pays d’origine que dans les pays de destination, à condition qu’elles s’accompagnent d’un ensemble de politiques appropriées. 

La quasi-totalité des États Membres qui ont participé au Dialogue de haut niveau se sont déclarés désireux de poursuivre la concertation mondiale sur les migrations internationales et le développement, à travers la création d’un forum mondial pour traiter des questions liées aux migrations internationales et au développement d’une manière systématique et globale.

Le Forum mondial sur la migration et le développement (en anglais) est un mécanisme volontaire, informel et non contraignant, établi en 2007 et dirigé par des gouvernements, qui vise à améliorer la compréhension des relations entre migration et développement, à promouvoir la coopération dans ce domaine et à favoriser l’adoption de mesures pratiques et orientées vers l’action.

Le 19 septembre 2016, les chefs d’État et de gouvernement ainsi que les hauts représentants se sont réunis à l’Assemblée générale pour examiner la question des déplacements massifs de réfugiés et de migrants (Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants) et ont adopté la Déclaration de New York pour les réfugiés et les migrants. La Déclaration se compose de trois séries d’engagements qui s’appliquent d’une part aux réfugiés, d’autre part aux migrants et enfin aussi bien aux réfugiés qu’aux migrants. Elle comprend également le cadre d’action global pour les réfugiés et une section intitulée « Vers un pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières ».

Cette Déclaration a jeté les bases qui ont permis à la communauté internationale de consolider et de renforcer le régime international sur cette question. 

Par la suite, une conférence intergouvernementale pour adopter le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières a été organisée à Marrakech, au Maroc, les 10 et 11 décembre 2018. Par ce texte, les chefs d’État et de gouvernement et hauts représentants réaffirment leur détermination à apporter une contribution importante au renforcement de la coopération relative aux migrations internationales sous tous leurs aspects.