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Afrique horizon

CORRUPTION Adoption d'un traité de l'ONU
Afrique Renouveau: 

Une centaine de pays ont signé le premier traité international à caractère contraignant contre la corruption, lors d'une conférence de trois jours qui s'est tenue à Mérida (Mexique), en décembre. Pour entrer en vigueur, la Convention des Nations Unies contre la corruption devra réunir 30 ratifications.

L'accord, négocié pendant près de deux ans par plus de 125 pays, devrait relancer la lutte internationale contre la corruption. Le document contient plus de 70 articles, portant notamment sur la subornation, les détournements de fonds, les fraudes, le blanchiment d'argent, la protection des témoins à charge et la coopération entre Etats.

Pour la première fois en droit international, le traité "exige des Etats Membres qu'ils restituent des biens obtenus par la corruption aux pays auxquels ces biens ont été dérobés", a commenté le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan. "C'est une question qui préoccupe en particulier de nombreux pays en développement dont les richesses ont été pillées par des autorités corrompues."

La corruption est considérée comme une entrave majeure au développement, provoquant des pertes annuelles de centaines de milliards de dollars. "Ce fléau ne pervertit pas seulement les décisions économiques, il décourage aussi les investisseurs, affaiblit la compétitivité et ralentit en fin de compte la croissance économique", affirme le Directeur général de l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime, Antonio Martia Costa.

Les signataires doivent adopter des mesures destinées à réduire la corruption, y compris des codes de conduite, des mesures disciplinaires à l'égard de fonctionnaires et des lois contre la fraude et le blanchiment d'argent. M. Costa a jugé que "la convention pourrait être appliquée" en raison de son caractère contraignant.

 

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LUTTE CONTRE LA FAIM
Pénuries alimentaires en Afrique

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a prévenu en décembre que 23 pays subsahariens risquaient de souffrir de pénuries alimentaires en 2004. Les raisons sont variées : sécheresses durables en Somalie et dans d'autres pays, y compris certaines régions de l'Ethiopie et de la Tanzanie, conflits civils en Côte d'Ivoire, au Zimbabwe, en République démocratique du Congo et en Angola.

En Erythrée, malgré l'amélioration des conditions climatiques, on prévoit que 1,4 million de personnes auront besoin d'une aide alimentaire d'urgence ; 5,5 millions de Zimbabwéens, soit environ la moitié de la population du pays, devront être nourris en raison de la pénurie de graines, d'engrais et de carburant due aux difficultés économiques du pays et au programme gouvernemental controversé de réformes agraires. En dépit de récoltes abondantes et de la fin de la guerre civile en Angola, il faudra apporter une aide alimentaire à quelque 1,4 million de personnes rapatriées ou déplacées en attendant qu'elles soient réinstallées et reprennent la production agricole.

 

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DES OEUVRES D'ART PILLEES
Restitution d'un obélisque en Ethiopie

Les autorités italiennes restituent finalement à l'Ethiopie un obélisque vieux de 1700 ans, enlevé de l'ancienne cité d'Axum au cours des années 1930 par des soldats italiens. Pour les Ethiopiens, la restitution de cet ouvrage en granite haut de 24 mètres, prévue au début de 2004, n'a que trop tardé. Ils en réclament le retour depuis que le traité de paix de 1947 conclu par l'Ethiopie et l'Italie sous les auspices de l'ONU a prévu la restitution de cet obélisque, et d'autres oeuvres volées à l'Ethiopie après octobre 1935.

Les anciens pays coloniaux sont de plus en plus tenus de rendre des oeuvres d'art dérobées à leurs anciennes colonies. Les musées européens débordent de tels trésors. "Cela constitue peut-être un point de départ à la restitution des patrimoines culturels de nombreux pays", déclare l'Ambassadeur éthiopien en Italie, Mengistu Hulluka. "Ce qui était la norme par le passé ne l'est plus aujourd'hui."

 

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Promesses à tenir

Dans son message de nouvel an aux peuples du monde, le Secrétaire général Kofi Annan a réaffirmé son engagement à lutter contre le terrorisme et les armes de destruction massive, tout en invitant les dirigeants de la planète à ne pas perdre de vue un défi plus important, la guerre contre la pauvreté. "Sans développement et sans espoir, il n'y a pas de paix possible", a-t-il souligné. Voici des extraits de son message :

Il y a un peu plus de trois ans, lors du Sommet du Millénaire, les dirigeants du monde se sont engagés à faire naître l'espoir. Ils se sont fixé des objectifs précis, assortis d'un calendrier -- les objectifs du Millénaire en matière de développement. Atteindre ces objectifs ne coûterait qu'une fraction de ce que la planète consacre aux armements. Cela ferait pourtant naître l'espoir chez des milliards d'êtres humains et se traduirait par une sécurité accrue pour tous. Mais en 2003, nous n'avons pas tenu ces promesses. Nous nous sommes laissé emporter par la lame de fond de la guerre et de la discorde.

L'année 2004 doit être différente. Cela doit être l'année où nous commencerons à inverser la tendance. Nous pouvons redresser le cap dans la lutte contre le VIH/sida en donnant suite à l'initiative "3 millions d'ici à 2005" le plan de l'Organisation mondiale de la santé qui doit permettre à trois millions de personnes de recevoir un traitement antirétroviral d'ici à 2005. C'est là un objectif ambitieux, mais qui peut être atteint -- si les pays riches, les pays pauvres touchés, les gouvernements, la société civile, le secteur privé et le système des Nations Unies unissent leurs efforts -- et si le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme est financé intégralement.

Nous pouvons redresser le cap dans la lutte contre la faim, si nous conjuguons nos efforts pour distribuer des stocks alimentaires à ceux qui souffrent de la faim, partout dans le monde, et pour aider l'Afrique à produire les denrées alimentaires dont elle a besoin. Enfin, nous pouvons redresser le cap en matière de commerce international, si les gouvernements font tout ce qu'ils ont promis, en veillant à ce que le cycle de négociations en cours soit véritablement "un cycle de développement". Point n'est besoin de nouvelles promesses. Ce qu'il faut, c'est commencer à tenir celles que nous avons faites.

 

NOMINATIONS

Le Secrétaire général de l'ONU a nommé M. Jan Egeland (à droite) nouveau Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordinateur des secours d'urgence, à compter du 1er septembre 2003. M. Egeland a à son actif 25 ans d'expérience professionnelle dans les domaines de l'humanitaire, des droits de l'homme et de la paix ; il a été Secrétaire général de la Croix-Rouge norvégienne, président d'Amnesty International en Norvège et vice-président du Comité exécutif international d'Amnesty International. De 1999 à 2002, il a été Conseiller spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Colombie.

M. Daudi Ngelautwa Mwakawago a été nommé par le Secrétaire général de l'ONU au poste de Représentant spécial pour la Sierra Leone, à compter du 1er décembre 2003. Pendant la presque totalité des 10 dernières années, M. Mwakawago a été le Représentant permanent de la Tanzanie auprès de l'Organisation des Nations Unies et a occupé précédemment plusieurs postes ministériels dans son pays. En Sierra Leone, il succède à M. Oluyemi Adeniji, qui a été récemment nommé Ministre des affaires étrangères du Nigéria.