New York
Nations Unies

Message du Secrétaire général à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale 2021


Déclarations | António Guterres, Secrétaire général


Aux quatre coins du monde, la pandémie de COVID-19 a des effets désastreux sur la santé mentale.

Tandis que des millions de personnes sont endeuillées par la perte de parents ou d’amis, bien plus encore vivent dans la crainte du chômage et la peur de l’avenir. Les personnes âgées sont guettées par l’isolement et la solitude, les enfants et les adolescents, par l’exclusion et la détresse.

Faute d’action résolue, les effets produits sur la santé mentale risquent de durer plus longtemps que la pandémie elle-même.

Nous devons agir pour corriger les inégalités criantes que la pandémie a fait ressortir au grand jour, notamment l’inégalité d’accès aux services de santé mentale.

Dans les pays à revenu élevé, plus de 75 % des personnes souffrant de dépression déclarent ne pas être bien prises en charge.

Dans les pays à faible revenu ou à revenu intermédiaire, plus de 75 % des personnes atteintes de problèmes de santé mentale ne sont pas soignées.

Cet état de fait est le résultat direct d’un sous-investissement chronique : les pays ne consacrent à la santé mentale qu’un peu plus de 2 % en moyenne du budget de la santé.

Cette situation est inacceptable.

Une réalité commence enfin à s’imposer : santé et santé mentale sont les deux faces d’une même pièce.

Les États Membres ont approuvé la dernière version du Plan d’action global de l’Organisation mondiale de la Santé pour la santé mentale.

En collaboration avec les partenaires de la communauté mondiale de la santé mentale, les organismes des Nations Unies s’emploient à définir de nouvelles orientations et à concevoir de nouveaux outils en faveur de la santé mentale.

Si ces mesures sont les bienvenues, le chemin à parcourir est encore long.

En cette Journée mondiale de la santé mentale, comme chaque jour, engageons-nous à agir ensemble, avec urgence et détermination, pour que toutes et tous, partout, puissent accéder à des soins de santé mentale de qualité.