Aide humanitaire

Des humanitaires discustent avec des patients dans un hôpital.

L'année 2025 a durement touché des millions de personnes en Haïti, en République démocratique du Congo, dans les territoires palestiniens occupés, au Soudan, en Ukraine et ailleurs. L'escalade des conflits et les coupes budgétaires brutales ont plongé des communautés déjà en difficulté dans une crise encore plus profonde. Les attaques contre les civils, y compris les travailleurs humanitaires, se sont poursuivies. Et la crise climatique a connu son année la plus meurtrière à ce jour, provoquant des tempêtes, des inondations et des incendies de forêt sans précédent qui ont dévasté des communautés déjà fragiles. Les besoins étaient immenses, mais il y avait aussi de faibles lueurs d'espoir. Dans cette rétrospective 2025, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) revient en images sur l'aide apportée aux populations en crise en 2025.

Une scène de destruction massive après un tremblement de terre au Myanmar.

En 2025, le Bureau des Nations Unies pour les services d'appui aux projets (UNOPS) travaillé avec le système des Nations Unies et d’autres partenaires pour répondre à des besoins vitaux et venir en aide à des communautés vulnérables aux quatre coins du monde. Qu'il s'agisse de redonner espoir à l'Afghanistan ou de renforcer la résilience en République démocratique du Congo, à Gaza et en Haïti, la collaboration peut transformer des vies, même dans les circonstances les plus difficiles.

Au Myanmar, une rue bondée où circulent voitures et motos.

Six mois se sont écoulés depuis qu'un puissant tremblement de terre a secoué le centre du Myanmar, laissant derrière lui un sillage de maisons détruites et de moyens de subsistance anéantis. Au cœur de Mandalay, où les secousses ont frappé le plus durement, les cicatrices sont omniprésentes : pagodes effondrées, abris de fortune… Et une incertitude persistante. Pourtant, au milieu des décombres, une nouvelle histoire est en train de s’écrire : celle de la résilience, de la solidarité et de l'urgence d'une réponse coordonnée et à grande échelle. 

Une scène de distribution alimentaire humanitaire en Haïti, où plusieurs personnes distribuent des contenants alimentaires.

Dans deux des environnements les plus difficiles au monde, des employés du Programme alimentaire mondial (PAM) racontent leur quotidien.

Le portail d'un hôpital, tombé à terre

L’hôpital universitaire d’État d’Haïti à Port-au-Prince a fermé ses portes l’année dernière à la suite d’attaques répétées par des groupes armés. Les signes les plus visibles de la crise en Haïti ne se trouvent pas toujours dans ce que l’on peut voir : parfois, ce sont les absences qui racontent les histoires les plus bouleversantes. La violence extrême exercée par les groupes armés a vidé les écoles, les cliniques, les marchés et les maisons. Les services publics se sont presque entièrement effondrés sous le poids de l’insécurité. Et les opérations humanitaires, gravement sous-financées, sont aujourd’hui contraintes de refuser l’aide à celles et ceux qui en ont désespérément besoin. Résultat : un pays marqué par des espaces vides – là où devraient se trouver des services et biens essentiels.

Une jeune fille regardant par la fenêtre.

La réduction considérable de l’aide internationale menace les programmes dont les enfants dépendent pour leur survie alors que les hôpitaux ferment leurs portes, que les stocks d’urgence s’amenuisent et que les campagnes de vaccination sont à l’arrêt.

Un groupe d'individus rassemblés à un point de distribution de nourriture, des conteneurs à la main

L’insécurité et les difficultés d’accès à Gaza ont contraint les partenaires humanitaires à fermer des sites de nutrition ou à perturber considérablement la fourniture de services, alors que la situation alimentaire dans l'enclave palestinienne continue de se détériorer rapidement.

Un groupe d'enfants debout à l'extérieur près d'un arbre, portant des vêtements colorés et tenant des livres et des sacs à dos

Le gouvernement éthiopien et la Banque mondiale ont collaboré avec l’UNOPS pour mettre en œuvre des projets visant à améliorer les conditions de vie des communautés du Tigré.

Un groupe d'élèves quittant une école secondaire dans un camp de réfugiés à l'est du Tchad.

Le HCR et ses partenaires sont contraints de suspendre ou de restreindre certains programmes de santé, d'éducation et d'autres initiatives essentielles en faveur des réfugiés au Tchad en raison d'un grave manque de financement. Le domaine de la santé reproductive est particulièrement affecté, avec la fermeture d'une maternité qui accueillait les femmes réfugiées. De plus en plus de femmes sont désormais contraintes d'accoucher à domicile sans assistance médicale, ce qui entraîne une augmentation de la mortalité maternelle et infantile.

Un homme portant une uniforme de travailleur humanitaire distribue des sacs de nourriture à un groupe de personnes

370 travailleurs humanitaires ont été tués en 2024. Un chiffre sans précédent, reflet d’un environnement de plus en plus dangereux pour celles et ceux qui s’engagent sur le terrain afin d'apporter une aide essentielle aux populations civiles dans des contextes de crise.

Une femme assise sur une chaise devant sa maison

En août 2022, Tantine (ci-dessus), son époux et leurs enfants ont été contraints de quitter leur village dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC) après une attaque brutale de groupes armés.

portrait d'une femme assise devant une maison

En août 2022, Tantine, son époux et leurs enfants ont été contraints de quitter leur village dans l’ouest de la RDC. Elle est aujourd'hui déterminée à reconstruire sa vie.

Un enfant regarde la caméra pendant qu'un médecin lui mesure la circonférence de son bras

Les coupes budgétaires mettent des vies en danger alors que le pays est confronté à une crise nutritionnelle et alimentaire qui s'aggrave, laissant des millions de personnes, en particulier des enfants et des femmes enceintes, vulnérables à la malnutrition et à la mort.

Une salle de classe remplie d'enfants au Burkina Faso

Au Burkina Faso, des milliers de personnes déplacées par l’insécurité font face à d’immenses difficultés.

Un immeuble résidentiel endommagé dans le nord du district de Saltivka, à Kharkiv. La façade porte les marques de l’explosion d’une bombe à sous-munitions.

À Kharkiv, en Ukraine, l’UNOPS et le gouvernement du Japon s’emploient à nourrir l’espoir d’une population qui se remet des ravages de la guerre en effectuant des réparations cruciales visant à rétablir la sécurité et le confort de logements endommagés durant le conflit.