Maleni Chaitoo, représentante de l'International Disability Alliance, utilise la langue des signes lors d'une réunion.
Maleni Chaitoo, représentante de l'International Disability Alliance, utilise la langue des signes lors d'une réunion.
Photo :ONU/Amanda Voisard

La langue des signes pour tous !

La Journée internationale des langues des signes est une occasion unique de soutenir et de protéger l'identité linguistique et la diversité culturelle de toutes les personnes sourdes et malentendantes, ainsi que l'ensemble des personnes qui utilisent la langue des signes. En 2020, la Fédération mondiale des sourds lance un défi mondial, le Global Leaders Challenge. Ce défi vise à promouvoir l'utilisation des langues des signes par les dirigeants locaux, nationaux et mondiaux en partenariat avec les associations nationales de personnes sourdes de chaque pays, ainsi que d'autres organisations dirigées par des sourds.

Selon la Fédération mondiale des sourds, il existe environ 72 millions de personnes sourdes dans le monde et 80 % d'entre elles vivent dans des pays en développement.

Elles utilisent collectivement plus de 300 langues des signes différentes. Il s’agit de langues naturelles à part entière, structurellement distinctes des langues parlées. Une langue des signes internationale (LSI) - considérée comme un pidgin de langue des signes - est également utilisée lors de réunions entre groupes de différents pays ou de manière plus informelle lors de voyages.

La Convention relative aux droits des personnes handicapées reconnaît l’égalité entre les langues des signes et les langues parlées et engage les États parties à en faciliter le recours et l'apprentissage.

Dans l’objectif de promouvoir l'identité linguistique de la communauté sourde et de sensibiliser l’opinion publique à l’importance des langues des signes pour la pleine réalisation de ses droits fondamentaux, l'Assemblée générale des Nations Unies, en 2017, a proclamé  le 23 septembre Journée internationale des langues des signes. Dans sa résolution A/RES/72/161, elle met l’accent sur la nécessité de préserver les langues des signes en tant qu’éléments essentiels de la diversité linguistique et culturelle à l’échelle mondiale et de favoriser l’accès aux services et à une éducation de qualité dans ces langues.

Elle insiste notamment sur le principe de « Rien de ce qui nous concerne ne peut se faire sans nous », faisant référence à l’implication des communautés de personnes sourdes dans les activités qui les concernent.

Contexte

La création d’une Journée internationale des langues des signes a été initialement proposée par la Fédération mondiale des sourds (FMA), qui rassemble 135 associations nationales représentant environ 70 millions de sourds partout dans le monde. La résolution A/RES/72/161 a été, par la suite, parrainée par la Mission permanente d’Antigua-et-Barbuda auprès des Nations Unies et coparrainée par 97 autres États Membres.

La première Journée internationale des langues des signes a été célébrée le 23 septembre 2018 dans le cadre de la Semaine internationale des sourds. La Semaine internationale des sourds a été célébrée pour la première fois en septembre 1958 et a depuis évolué pour devenir un mouvement mondial et un plaidoyer concerté pour sensibiliser aux problèmes auxquels les sourds sont confrontés dans leur vie quotidienne.

Des étudiants utilisent la langue des signes

La Stratégie des Nations Unies pour l’inclusion du handicap offre une base devant favoriser l’accomplissement de progrès durables et de transformations dans la prise en compte de la question du handicap dans toutes les composantes de l’action de l’ONU : maintien de la paix et de la sécurité internationales, droits humains et développement. La Stratégie jouera un rôle crucial en donnant aux organismes des Nations Unies les moyens d’aider les États Membres à atteindre les objectifs de développement durable et à appliquer la Convention relative aux droits des personnes handicapées, le Programme d’action pour l’humanité et le Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe, entre autres instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme.

 

Le Secrétaire général António Guterres prononce son allocution

Creusant les inégalités préexistantes et révélant l’ampleur de l’exclusion, la crise mondiale liée à la COVID-19 montre combien l’inclusion du handicap est indispensable. Au nombre d’un milliard, les personnes en situation de handicap forment un des groupes les plus exclus de la société et comptent parmi les plus durement touchées par la crise sanitaire, notamment en terme de décès. Il faut une approche intégrée pour s’assurer que les personnes en situation de handicap ne sont pas laissées de côté ni dans la riposte ni dans la relance. À cette fin, il convient de leur donner une place centrale et de les faire participer à la planification et aux interventions.

 

 

 Illustration : perspective du bâtiment du Secrétariat de l‘ONU et titre, les journées internationales.

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.