Un photomontage de deux images : à gauche, une photojournaliste devant des policiers anti-émeute ; à droite un journaliste dans un studio d'enregistrement porte un masque facial.
Un photomontage de deux images : à gauche, une photojournaliste devant des policiers anti-émeute (Photo UNESCO) ; à droite un journaliste dans un studio d'enregistrement portant un masque facial (Photo ONU/Evan Schneider)
 
António Guterres

La propagation de la pandémie du Covid-19 en a fait naître une nouvelle, celle de la désinformation, où de dangereux conseils de santé côtoient les théories conspirationnistes les plus folles. Le remède, c’est la presse : des informations et des analyses vérifiées, scientifiques et fondées sur des faits.

Message du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres
 

Thème 2020 : le journalisme sans crainte ni complaisance

Le 3 mai, des célébrations nationales et locales de la Journée mondiale de la liberté de la presse auront lieu dans le monde entier. Certains de ces événements prendront la forme de débats et d'ateliers en ligne. L'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) lancera une campagne mondiale dans les médias et sur les réseaux sociaux. Elle mettra l'accent sur les mesures à prendre pour garantir l’indépendance du journalisme.

Dans le cadre de cette journée, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) organise plusieurs événements d’envergure en ligne :

Le journalisme subit aujourd’hui de nombreuses pressions de la part d’acteurs qui tentent de s’accaparer ou d’intimider les médias afin d’entraver les journalistes dans leur travail quotidien et, ce faisant, d’influencer la circulation de l’information. Simultanément, à travers le monde, des individus mettent en place des stratégies efficaces pour faire face aux menaces anciennes et récentes qui pèsent sur l’indépendance des médias. La Journée mondiale de la liberté de la presse 2020 est l’occasion de présenter ces stratégies, de les célébrer et d’en tirer les enseignements, mais aussi d'aborder des questions telles que :

  • la sécurité des journalistes et la question de l’impunité
  • l’indépendance des médias et des journalistes
  • l’égalité des genres au sein des médias

La Conférence mondiale sur la liberté de la presse

La Haye, Pays-Bas, 18-20 octobre 2020

Organisée chaque année depuis 1993, la Conférence mondiale de la liberté de la presse offre aux journalistes, aux représentants de la société civile, aux autorités nationales, aux universitaires et au grand public l'occasion de discuter des nouveaux défis qui se posent à la liberté de la presse et à la sécurité des journalistes et de travailler ensemble à l'identification de solutions.

À la lumière de l'épidémie de COVID-19, le Ministère des Affaires étrangères des Pays-Bas, en étroite consultation avec l'UNESCO, a décidé de reporter la Conférence pour la journée mondiale de la liberté de la presse 2020. L'UNESCO et les Pays-Bas avaient prévu de tenir la Conférence pour la Journée mondiale de la liberté de la presse, du 22 au 24 avril 2020 au World Forum de La Haye. La conférence est maintenant prévue du 18 au 20 octobre 2020 au même endroit.

Il s'agira d'une célébration conjointe de la Journée mondiale de la liberté de la presse (3 mai) et de la Journée internationale de la fin à l'impunité pour les crimes commis contre des journalistes (2 novembre). La principale préoccupation des organisateurs est de garantir la santé de toutes les personnes concernées et d'assurer un niveau élevé de participation des parties prenantes dans le monde entier.

Une annulation de l’événement aurait signifié manquer une occasion d'attirer l'attention sur la liberté de la presse. La Conférence mondiale sur la liberté de la presse est la plus grande célébration mondiale de la liberté de la presse, et est organisée par l'UNESCO en coopération avec les États membres depuis 1993. L'UNESCO et le Royaume des Pays-Bas veulent tous deux s'assurer que cette tradition et cet héritage se perpétuent.

En outre, la planification de la conférence était bien avancée, avec plus de 1 000 participants inscrits et 60 sessions confirmées prévues sur trois jours. Le programme comprenait, entre autres, le tout premier forum international des acteurs juridiques, une conférence universitaire sur la sécurité des journalistes, un festival de la liberté de la presse destiné aux jeunes et la cérémonie de remise du Prix Mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano. Les plus importants réseaux d'acteurs des médias avaient déjà confirmé leur participation. Les organisateurs de la conférence invitent tous les partenaires à poursuivre leur engagement dans le cadre de cet événement et s'efforceront de garantir le même programme avec un niveau de participation encore plus élevé en octobre.

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez consulter la Foire aux questions (FAQ) sur le site de l'UNESCO.

Historique et objectifs

Le 3 mai a été proclamé Journée mondiale de la liberté de la presse par l'Assemblée générale des Nations Unies en 1993, suivant la recommandation adoptée lors de la vingt-sixième session de la Conférence générale de l'UNESCO en 1991. Ce fut également une réponse à l'appel de journalistes africains qui, en 1991, ont proclamé la Déclaration de Windhoek sur le pluralisme et l'indépendance des médias.

Tous les ans, la Journée mondiale de la liberté de la presse permet:

  • de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse,
  • d'évaluer la liberté de la presse à travers le monde,
  • de défendre l'indépendance des médias et
  • de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu leur vie dans l'exercice de leur profession.
Logo COVID-19 Riposte

Actions de soutien aux médias

Les médias libres et professionnels, le droit à l’accès à l’information, ainsi que les technologies numériques jouent un rôle essentiel dans la lutte mondiale contre la pandémie de COVID-19. En réponse immédiate aux défis sans précédent pour les secteurs des médias et des technologies numériques, l’UNESCO a créé un Centre de ressources regroupant une sélection de réponses au COVID-19.

Débat sur la désinformation à l'heure du COVID-19

Retrouvez le débat de haut niveau sur la désinformation à l'heure du Covid-19 avec le Secrétaire général de Nations Unies, António Guterres, la Directrice générale de l'UNESCO, Audrey Azoulay, des journalistes et décideurs. Partageons les faits, protégeons la liberté de la presse, le journalisme indépendant pour des informations fiables - elles peuvent sauver des vies.

Une illustration représente quatre visages de personnes qui parlent

Ressources audios pour contrer la désinformation

Pour contribuer à contrer la désinformation sur le COVID-19 et promouvoir des comportements sains, l'UNESCO a produit une série de messages audios qui peuvent être librement utilisés par les stations de radio du monde entier. Ces courts messages audios (disponibles en anglais, français, espagnol et arabe) donnent des informations utiles sur les mesures de prévention, démystifient le virus et soulignent l'importance de la non-discrimination et de la solidarité.

Couverture du Guide pratique de sécurité des journalistes

Guide pratique de sécurité des journalistes

Le Guide pratique de sécurité des journalistes : Manuel pour reporters en zones à risques de l’UNESCO et Reporters sans frontières (RSF), vise à fournir des directives et des conseils pratiques à tous ceux qui risquent leur vie pour apporter de l’information au public. Le manuel comprend un chapitre utile sur les mesures de sécurité à prendre par les journalistes lorsqu'ils couvrent des épidémies.

Un jeune dans un studio d'enregistrement radio.

Le développement de plates-formes alternatives de journalisme, la prise en compte des voix des jeunes dans les médias et les innovations dans le domaine de la propriété et des modèles économiques sont autant de mesures supplémentaires susceptibles de renforcer la diversité, la transparence et l’intégrité journalistique. Durant la Conférence mondiale sur la liberté de la presse 2020, une salle de presse sera entièrement dédiée aux jeunes âgés de 18 à 30 ans et ayant une formation en journalisme.

 

 

La journaliste d'investigation colombienne Jineth Bedoya Lima

La journaliste d'investigation colombienne Jineth Bedoya Lima a été nommée lauréate du Prix mondial de la liberté de la presse UNESCO/Guillermo Cano 2020 sur recommandation d'un jury international indépendant composé de professionnels des médias. Créé en 1997, ce prix est destiné à distinguer une personne, une organisation ou une institution qui a contribué d'une manière notable à la défense ou à la promotion de la liberté de la presse dans le monde, surtout si, pour cela, elle a pris des risques. Il est doté d’un montant de 25 000 dollars américains.

 Illustration : perspective du bâtiment du Secrétariat de l‘ONU et titre, les journées internationales.

Chaque journée internationale représente une opportunité d’informer le grand public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont l’occasion pour les pouvoir publics mais aussi la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.