Des écoliers de Gaza assistent à une pièce de théâtre consacrée à l'éducation aux risques des restes explosifs de guerre, avril 2016.
Photo :Photo : UNMAS Palestine
Des écoliers de Gaza assistent à une pièce de théâtre consacrée à l'éducation aux risques des restes explosifs de guerre, avril 2016. Photo UNMAS Palestine

« Les résultats obtenus par les acteurs de la lutte antimines sont la preuve que, en unissant nos efforts, nous sommes capables d’atteindre des objectifs qui pouvaient auparavant sembler hors de portée – un message particulièrement d’actualité à l’heure où nous nous employons à enrayer la pandémie. »

António Guterres, Secrétaire général de l'ONU

Ensemble dans la lutte contre les mines

Le 8 décembre 2005, l'Assemblée générale a proclamé le 4 avril Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines [A/RES/60/97].

La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines est l'occasion d'attirer l'attention sur les besoins des victimes des mines et des restes explosifs de guerre. Les États Membres, la société civile et l'ONU doivent s'employer à créer les conditions législatives, sociales et économiques permettant aux rescapés de jouir de leurs droits et de jouer un rôle productif au sein de la société.

Les États Membres sont également encouragés à ratifier tous les instruments relatifs au désarmement, au droit humanitaire et aux droits de l'homme qui concernent les mines antipersonnel, les restes explosifs de guerre et les personnes ayant survécu aux effets dévastateurs de ces engins.

Depuis plus de 20 ans, le Service de lutte antimines de l'ONU (UNMAS) concentre son action sur les besoins des populations touchées, avec une attention particulière sur les menaces posées par les engins explosifs pour les civils, les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires.

L'UNMAS se mobilise pour sauver des vies, ainsi que pour faciliter le déploiement des missions de l'ONU et l'acheminement de l'aide humanitaire.

La lutte antimines

La lutte antimines concerne non seulement les mines terrestres mais aussi les munitions non explosées, qui constituent une menace plus grande encore dans de nombreux pays. Bombes, obus de mortier, grenades, missiles ou autres engins non explosés lors de l'impact demeurent instables et peuvent détonner à tout moment. Les bombes à sous-munitions comptent parmi les principales sources de munitions non explosées.

La lutte antimines ne consiste pas uniquement à éliminer les mines terrestres sur le terrain. Elle comprend aussi des mesures allant de la prévention contre le danger dans un environnement miné jusqu'à la promotion d'un monde sans mine.

L'ONU continue de plaider pour l'universalisation des cadres juridiques en place et d'encourager les États Membres à étendre ces régimes et à élaborer de nouveaux instruments internationaux pour protéger les civils contre les fléaux que représentent les mines terrestres et les restes explosifs de guerre, comme elle l'a fait en 2008 en appuyant la Convention sur les armes à sous-munitions, entrée en vigueur en 2010. Elle mène ce travail en collaboration avec les États intéressés, la société civile, des organisations de lutte antimines et des organisations internationales.

Depuis son ouverture à la signature en 1997, 164 pays ont ratifié ou adhéré à la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, communément appelée Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel.

Outre les mines antipersonnel, des défis subsistent pour tous les autres restes explosifs de guerre. Le 12 novembre 2006, le Secrétaire général s'est félicité de l'entrée en vigueur du Protocole V relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur certaines armes classiques et a réitéré son appel à son universalisation et à sa mise en œuvre. 

Mandataire mondial des Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs

Le 14 avril 2015, le Secrétaire général de l’ONU a désigné l’acteur britannique Daniel Craig, qui incarne notamment James Bond au cinéma, comme premier Mandataire mondial des Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs.

 

Deux membres de l'équipe UNMAS au travail pendant la mission d'assurance qualité au Soudan du Sud.

Les mines terrestres et les restes explosifs de guerre font chaque jour des victimes, pour la plupart des enfants, des femmes et des personnes âgées.  Dans le monde, 57 États et 4 territoires sont encore contaminés par les mines et autres restes explosifs de guerre. Cette situation est la conséquence de conflits qui ont duré des années, voire des décennies. Douze départements, organismes, programmes et fonds des Nations Unies jouent un rôle dans les programmes d’action antimines dans 30 pays et trois territoires. Ils ont en commun une vision d’un monde libéré de la menace des mines terrestres et des restes explosifs de guerre, dans lequel les personnes et les communautés vivent dans un environnement sans risque propice au développement et où les besoins des victimes sont satisfaits.

Deux démineurs sur le terrain

Établi en 1997, le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) est une division du Département des opérations de paix. C'est le centre de coordination de la lutte antimines au sein du système des Nations Unies. Il s’efforce, en collaborant avec les départements, institutions, fonds et programmes des Nations Unies, de faire en sorte que la réponse des Nations Unies au problème des mines terrestres soit efficace et coordonnée. Dans les contextes du maintien de la paix et des opérations d’urgence, l'UNMAS met en place et gère des centres de coordination de la lutte antimines, planifie et gère les opérations, mobilise les ressources et fixe les priorités de la lutte antimines dans les pays et territoires qu’il dessert.

 Illustration : perspective du bâtiment du Secrétariat de l‘ONU et titre, les journées internationales.

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.