Des écoliers à Gaza applaudissent pendant un spectacle éducatif.
Des écoliers à Gaza assistent à une pièce de théâtre consacrée à l'éducation aux risques des restes explosifs de guerre.
Photo :Service de la lutte antimines de l'ONU (UNMAS)-Palestine

Persévérance, Partenariat, Progrès

L’année dernière, la communauté de l’action antimines des Nations Unies a relevé les défis liés à la pandémie de COVID-19. Le secteur a continué de produire des résultats, de s'acquitter de ses obligations, d'effectuer des levés, de déminer, de former et d'éliminer la menace des mines antipersonnel et des munitions explosives.

Le système des Nations Unies a progressé dans ses travaux pour atténuer la menace des engins explosifs improvisés et renforcé et établi de nouveaux partenariats. En 2021, les défis liés à la COVID-19 exigeront de la persévérance. Les travaux se poursuivront, les mines antipersonnel et les munitions explosives seront déminées, les stratégies de sortie et le renforcement des capacités des partenaires nationaux se poursuivront. La communauté de l'action contre les mines continuera donc de s'adapter. L'ONU veillera à faire avancer les progrès vers un monde exempt de la menace des mines terrestres et des munitions non explosées.

Ensemble dans la lutte contre les mines

Le 8 décembre 2005, l'Assemblée générale a proclamé le 4 avril Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines (A/RES/60/97).

La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines est l'occasion d'attirer l'attention sur les besoins des victimes des mines et des restes explosifs de guerre. Les États Membres, la société civile et l'ONU doivent s'employer à créer les conditions législatives, sociales et économiques permettant aux rescapés de jouir de leurs droits et de jouer un rôle productif au sein de la société.

Les États Membres sont également encouragés à ratifier tous les instruments relatifs au désarmement, au droit humanitaire et aux droits de l'homme qui concernent les mines antipersonnel, les restes explosifs de guerre et les personnes ayant survécu aux effets dévastateurs de ces engins.

Depuis plus de 20 ans, le Service de lutte antimines de l'ONU (UNMAS) concentre son action sur les besoins des populations touchées, avec une attention particulière sur les menaces posées par les engins explosifs pour les civils, les soldats de la paix et les travailleurs humanitaires.

L'UNMAS se mobilise pour sauver des vies, ainsi que pour faciliter le déploiement des missions de l'ONU et l'acheminement de l'aide humanitaire.

La lutte antimines

La lutte antimines concerne non seulement les mines terrestres mais aussi les munitions non explosées, qui constituent une menace plus grande encore dans de nombreux pays. Bombes, obus de mortier, grenades, missiles ou autres engins non explosés lors de l'impact demeurent instables et peuvent détonner à tout moment. Les bombes à sous-munitions comptent parmi les principales sources de munitions non explosées.

La lutte antimines ne consiste pas uniquement à éliminer les mines terrestres sur le terrain. Elle comprend aussi des mesures allant de la prévention contre le danger dans un environnement miné jusqu'à la promotion d'un monde sans mine.

L'ONU continue de plaider pour l'universalisation des cadres juridiques en place et d'encourager les États Membres à étendre ces régimes et à élaborer de nouveaux instruments internationaux pour protéger les civils contre les fléaux que représentent les mines terrestres et les restes explosifs de guerre, comme elle l'a fait en 2008 en appuyant la Convention sur les armes à sous-munitions, entrée en vigueur le 1er août 2010. Elle mène ce travail en collaboration avec les États intéressés, la société civile, des organisations de lutte antimines et des organisations internationales.

Depuis son ouverture à la signature en 1997, 164 pays ont ratifié ou adhéré à la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel et sur leur destruction, communément appelée Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel.

Outre les mines antipersonnel, des défis subsistent pour tous les autres restes explosifs de guerre. Le 12 novembre 2006, le Secrétaire général s'est félicité de l'entrée en vigueur du Protocole V relatif aux restes explosifs de guerre à la Convention sur certaines armes classiques et a réitéré son appel à son universalisation et à sa mise en œuvre. 

 

Mossoul : sur le chemin du retour à la vie

 

Vidéo produite en 2019 par l'ONU sur le nettoyage des mines à Moussoul, en Iraq. Un travail effectué par le Service de lutte antimines de l’ONU pour permettre la reprise des activités de stabilisation.

Documents

Liens

Mandataire mondial

Le 14 avril 2015, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a désigné l’acteur britannique Daniel Craig en tant que premier mandataire mondial des Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs au siège de l’ONU à New York.

En tant que mandataire mondial, M. Craig soutient le Secrétaire général des Nations Unies en s'engageant dans un plaidoyer public pour promouvoir l'action des Nations Unies pour parvenir à un monde exempt de la menace des mines et des risques explosifs et mobiliser des ressources pour le Fonds d'affectation spéciale pour l'assistance à la lutte antimines.

Two UNMAS team members at work during the quality assurance mission in South Sudan.

Les mines terrestres et les restes explosifs de guerre font chaque jour des victimes. Dans le monde, 57 États et 4 territoires sont encore contaminés par les mines et autres restes explosifs de guerre. Cette situation est la conséquence de conflits qui ont duré des années, voire des décennies. Douze départements, organismes, programmes et fonds des Nations Unies jouent un rôle dans les programmes d’action antimines dans 30 pays et trois territoires. Ils ont en commun une vision d’un monde libéré de la menace des mines terrestres et des restes explosifs de guerre, dans lequel les personnes et les communautés vivent dans un environnement sans risque propice au développement et où les besoins des victimes sont satisfaits.

 

two deminers

Établi en 1997, le Service de la lutte antimines des Nations Unies (UNMAS) est une division du Département des opérations de paix. C'est le centre de coordination de la lutte antimines au sein du système des Nations Unies. Il s’efforce, en collaborant avec les départements, institutions, fonds et programmes des Nations Unies, de faire en sorte que la réponse des Nations Unies au problème des mines terrestres soit efficace et coordonnée. Dans les contextes du maintien de la paix et des opérations d’urgence, l'UNMAS met en place et gère des centres de coordination de la lutte antimines, planifie et gère les opérations, mobilise les ressources et fixe les priorités de la lutte antimines dans les pays et territoires qu’il dessert.

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.