Deux démineurs (un homme et une femme) sur le terrain.

Message du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres

La Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l’assistance à la lutte antimines est l’occasion de constater les progrès sur le plan de la sensibilisation aux dangers des mines terrestres et de nous attacher à l’avènement d’un monde sans mines. 

Plus de 160 États sont parties à la Convention sur l’interdiction des mines anti-personnel. Je demande à ceux qui n’y ont pas adhéré de le faire sans plus tarder.

Les mines terrestres, les restes explosifs de guerre et les engins explosifs improvisés touchent de manière disproportionnée les êtres vulnérables ou démunis, les personnes déplacées de force et les enfants. Ils empêchent les solutions pacifiques, bloquent l’action humanitaire et entravent le développement partagé et durable.

Nos progrès sur le plan de l’élimination des mines sont hélas anéantis parfois, lorsque nous en voyons apparaître de nouvelles. Nous ne pouvons pas nous contenter de nous mobiliser et de mener campagne pour sensibiliser au danger des mines terrestres.

Conformément à la Charte des Nations Unies, achevons les travaux consistant à repérer, nettoyer et détruire ces engins mortels.

Faisons de cette décennie la dernière, où nous devons encore nous consacrer à cette tâche.

 

Message du Mandataire mondial des Nations Unies pour l’élimination des mines et engins explosifs, Daniel Craig

Je suis très heureux d'ajouter ma voix aujourd'hui à celle du Secrétaire général des Nations Unies et de nombreux autres dirigeants, militants et citoyens concernés, pour appeler l’ensemble des Nations à ne pas perdre de vue l'objectif final de débarrasser le monde des mines et des restes explosifs de guerre. Cela demande de la détermination.

Alors que nous sortons de l'ombre de la pandémie, je tiens à rendre hommage aux hommes et aux femmes qui, fidèles à leurs habitudes, ont détruit des centaines de milliers d'explosifs en 2020, qu'il s'agisse de mines, de bombes non explosées ou d'engins explosifs improvisés. Le travail s'est poursuivi grâce à la résilience des individus, des organisations et des gouvernements.

Un nouveau "Safe Ground" a été construit au Cambodge, le Chili a déclaré que son territoire était exempt de mines et tous les États parties à la Convention sur l'interdiction des mines antipersonnel ont déclaré leur intention de débarrasser leur territoire des mines antipersonnel d'ici la fin de cette décennie.

Il existe toutefois de nouvelles contaminations. Le mois dernier, nous avons marqué le 10e anniversaire de la guerre en Syrie, un conflit qui a fait des centaines de milliers de morts, des millions de déplacés et des milliers de tonnes de nouvelle contamination explosive. Les combats doivent cesser. Le déminage doit commencer sérieusement et à grande échelle.

Il y a aussi la contamination ancienne. La guerre du Vietnam s'est officiellement terminée il y a plus de 45 ans, mais la contamination par les mines et les explosifs continue de polluer de vastes étendues de territoire.

Une seule mine peut détruire une communauté : tuer un père, une mère et, trop souvent, un enfant.

La vision que nous devons nous efforcer d'atteindre est un monde où les individus et les communautés vivent dans des maisons sûres, sur un sol sûr, dans des environnements sûrs. Un monde où les droits de l'homme, le droit à la vie, à la liberté, à la sécurité personnelle et aux besoins fondamentaux sont respectés et où personne n'est laissé pour compte, y compris les survivants d'accidents causés par des engins explosifs, les blessés et les handicapés, devant être pleinement intégrés en tant que membres égaux de leur société.

Le 4 avril est la Journée internationale pour la sensibilisation au problème des mines et l'assistance à la lutte antimines. Selon votre fonction, faites ce que vous pouvez afin de concrétiser cette vision. Restons engagés.