llustration d'un sans-abri.
Photo :Sadek Ahmed

Dans un monde caractérisé par un niveau sans précédent de développement économique, de moyens technologiques et de ressources financières, le fait que des millions de personnes vivent dans l’extrême pauvreté suscite une profonde indignation morale.

En outre, les personnes qui vivent dans la pauvreté doivent faire face à de nombreuses disciminations, notamment :

  • des conditions de travail dangereuses ;
  • des conditions de logement insalubres ;
  • des carences en aliments nutritifs ;
  • un accès inégal à la justice ;
  • une absence de participation politique; ,et
  • un manque d'accès aux soins de santé.

L'année 2020 marquait le 27e anniversaire de la résolution A/RES/47/196 de l’Assemblée générale des Nations Unies, instituant une Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.

2020 marquait également le 32e anniversaire de l'appel à l’action du Père Joseph Wresinski  (1917 – 1988), fondateur du Mouvement ATD Quart Monde, à la suite duquel le 17 octobre 1987, à Paris, plus de 100 000 personnes ont exprimé la nécessité de s’unir pour éliminer la pauvreté et faire respecter les droits de l’homme, en se rassemblant autour du parvis du Trocadéro à Paris, à l’endroit où fut signée la Déclaration universelle des droits de l’homme

Thème 2021 : « Construire l'avenir ensemble »

Mettons fin à la pauvreté persistante en respectant toutes les personnes et notre planète

La pandémie de COVID-19 qui a frappé le monde au cours de l'année écoulée a eu pour effet d'inverser des décennies de progrès dans la lutte contre la pauvreté et l'extrême pauvreté. Selon la Banque mondiale, entre 88 et 115 millions de personnes sont plongées dans la pauvreté à cause de la crise, la majorité des nouveaux extrêmes pauvres se trouvant dans les pays d'Asie du Sud et d'Afrique subsaharienne où les taux de pauvreté sont déjà élevés.

Cette année, ce nombre devrait atteindre entre 143 et 163 millions. Ces « nouveaux pauvres » rejoindront les rangs des 1,3 milliard de personnes vivant déjà dans une pauvreté multidimensionnelle et persistante qui ont vu leurs privations préexistantes s'aggraver pendant la pandémie mondiale. En fait, les mesures imposées pour limiter la propagation de la pandémie les ont souvent poussées davantage dans la pauvreté – l'économie informelle qui permet à de nombreuses personnes en situation de pauvreté de survivre a été pratiquement fermée dans de nombreux pays.

Alors que nous nous lançons dans la reprise post-COVID et revenons sur la voie des objectifs de développement durable, beaucoup parlent de « reconstruire en mieux », mais le message des personnes vivant dans l'extrême pauvreté est clair, elles ne veulent pas de retour au passé ni reconstruire comme avant la pandémie. Elles ne veulent pas d'un retour aux désavantages structurels endémiques et aux inégalités. Au lieu de cela, les personnes vivant dans la pauvreté proposent de construire en avant.

Sea turtle

Conférence virtuelle

Construire l'avenir ensemble : Mettons fin à la pauvreté persistante en respectant toutes les personnes et notre planète.

 

poster with hands holding up people

Les chiffres de la pauvreté

  • 736 millions de personnes vivaient en-dessous du seuil international de pauvreté fixé à 1,90 dollar par jour en 2015.
  • En 2018, près de 8 % des travailleurs et leurs familles dans le monde vivaient avec moins de 1,90 dollar par personne et par jour
  • La plupart des personnes vivant en-dessous du seuil de pauvreté sont réparties entre deux régions : l’Asie du Sud et l’Afrique subsaharienne.
  • Les taux de pauvreté élevés se trouvent le plus souvent dans des petits pays, fragiles et touchés par des conflits armés.
  • En 2018, environ 55 % de la population mondiale bénéficie bénéficiait d’au moins un type de prestation de protection sociale en espèces.

Liens utiles

UN documents

Tandis que la communauté internationale est entrée dans la troisième Décennie pour l’élimination de la pauvreté (2018-2027), on estime que 783 millions de personnes vivaient avec moins de 1,90 dollar par jour en 2013, contre 1,867 milliard en 1990. Les pays en développement connaissent depuis l’an 2000 une croissance économique remarquable, l’augmentation du produit intérieur brut (PIB) par habitant y étant plus rapide que dans les pays développés. Cette croissance a contribué à la réduction de la pauvreté et à l’amélioration des conditions de vie. Des progrès ont en outre été enregistrés dans des domaines tels que la création d’emplois, l’égalité des sexes, l’éducation et la santé, les mesures de protection sociale, l’agriculture et le développement rural ou encore l’adaptation aux changements climatiques et l’atténuation de leurs effets. 

 

A father and his son wear protective masks on a street in Queens, New York, during the COVID-19 outbreak.

Un demi-milliard de personnes, soit 8 % de la population mondiale, risquent de tomber dans la pauvreté en raison des retombées économiques de la pandémie de COVID-19, avertissent les Nations Unies. Face à cette catastrophe annoncée, des experts onusiens plaident pour une transformation d’urgence de notre modèle afin de réduire les inégalités et d’universaliser la protection sociale.  Pour la première fois depuis 1990, la pauvreté pourrait donc augmenter au niveau mondial, mettant en péril les objectifs 1 (pas de pauvreté) et 2 (faim « zéro ») du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Tel est le constat alarmant d’une étude publiée le 8 avril 2020 par l’Institut mondial de recherche sur l’économie du développement de l’Université des Nations Unies (UNU-WIDE)

 

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.