La Grande Mosquée al-Nouri à Mossoul, en Irak
Photo :© UNESCO

Éradiquons le fléau de l’islamophobie de tous les pays et de toutes les communautés.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres

L'islamophobie viole les principes consacrés dans la Charte des Nations Unies.

Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a condamné à plusieurs reprises les actes de haine et d'intolérance qui se multiplient dans le monde entier à l'égard des musulmans, décrivant « une tendance plus vaste de montée de l’intolérance et des idéologies extrémistes, et de multiplication des attaques visant des groupes religieux et des populations vulnérables ». Pour la combattre, les gouvernements doivent promouvoir la cohésion sociale et protèger la liberté de religion. Les plateformes en ligne doivent s'attaquer aux discours de haine et les individus doivent s’opposer activement au sectarisme et à la xénophobie.

En réponse à la tendance alarmante de l'augmentation des discours de haine dans le monde, le Secrétaire général a lancé en 2019 la Stratégie et le Plan d’action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine. La campagne #NonÀLaHaine est une initiative mondiale qui vise à lutter contre les discours haineux et à promouvoir la tolérance et l'inclusion. Elle s'inscrit dans le cadre d'un effort plus large des Nations Unies pour lutter contre l'antisémitisme et l'islamophobie, le racisme, la discrimination et l'intolérance, en mettant l'accent sur la prévention des violations des droits humains et la promotion de la paix et de l'égalité.

Combattre l’islamophobie

De nombreux gouvernements ont mis en place des mesures pour lutter contre l'islamophobie en adoptant une législation contre les crimes de haine et des mesures pour prévenir et poursuivre les crimes de haine. Ils mènent aussi des campagnes de sensibilisation du public sur l'islam et la pratique de cette religion visant à dissiper les mythes négatifs et les idées fausses.

En 2022, les 60 membres de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) ont parrainé une résolution faisant du 15 mars la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie. Ce document souligne que le terrorisme et l'extrémisme violent ne peuvent et ne doivent être associés à aucune religion, nationalité, civilisation ou groupe ethnique. Elle appelle à un dialogue mondial sur la promotion d'une culture de tolérance et de paix, fondée sur le respect des droits de l'homme et de la diversité des religions et des convictions.

En 2024, l'Assemblée générale a adopté une résolution sur les mesures visant à lutter contre l'islamophobie. Elle condamne l'incitation à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence à l'égard des musulmans, qui se manifeste par des agressions, des profanations, des stéréotypes négatifs, la haine et d'autres actes d'intolérance, et demande aux États Membres de prendre les mesures législatives et politiques nécessaires pour lutter contre cette haine et d'interdire légalement l'incitation à la violence fondée sur la religion ou la conviction. Elle a également demandé au Secrétaire général de nommer un envoyé spécial des Nations Unies pour lutter contre l'islamophobie.

Envoyé spécial des Nations Unies pour la lutte contre l’islamophobie

En mai 2025, le Secrétaire général a nommé M. Miguel Ángel Moratinos Cuyaubé, de nationalité espagnole, envoyé spécial des Nations Unies pour lutter contre l'islamophobie. Il continue d'exercer ses fonctions de Haut Représentant pour l'Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC) tout en menant à bien cette nouvelle mission visant à renforcer les efforts de l'ONU pour lutter contre l'islamophobie à l'échelle mondiale.

M. Moratinos affirme que son rôle « n'est pas de défendre une religion en particulier, mais de défendre le droit fondamental de tous les individus à pratiquer leur religion ou leur foi sans crainte ».

Événements 2026

Manifestation de haut niveau pour commémorer la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie

Coorganisée par l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et l’Alliance des civilisations de l’Organisation des Nations Unies (16 mars 2026)

Groupe de jeunes, souriant à la caméra

Le racisme, la xénophobie et les discriminations et intolérances qui y sont liées existent dans toutes les sociétés. Le racisme nuit non seulement à la vie de ceux qui le subissent, mais aussi à la société dans son ensemble. Nous sommes tous perdants dans une société caractérisée par la discrimination, la division, la méfiance, l'intolérance et la haine. La lutte contre le racisme est le combat de tous. Nous avons tous un rôle à jouer dans la construction d'un monde sans racisme.

Dessin stylisé d'une personne se noyant dans des bulles de conversation

Le discours de haine incite à la violence et à l'intolérance. L'effet dévastateur de la haine n'est malheureusement pas nouveau. Cependant, son ampleur et son impact sont désormais amplifiés par les nouvelles technologies de communication. Parce que la lutte contre la haine, la discrimination, le racisme et les inégalités font partie des principes fondamentaux de l'Organisation, les Nations Unies s'efforcent de lutter contre le discours de haine à chaque instant. Vous aussi, dite #NonÀLaHaine.

Portrait d'une femme souriante servant de lien vers la page des célébrations des Nations Unies

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées permettent au système des Nations Unies, aux pouvoir publics et à la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.