New York

15 October 2020

Secretary-General's statement on corruption in the context of COVID-19 [scroll down for French version]

Watch the video here:

Corruption is criminal, immoral and the ultimate betrayal of public trust. 
 
It is even more damaging in times of crisis – as the world is experiencing now with the COVID-19 pandemic.
 
The response to the virus is creating new opportunities to exploit weak oversight and inadequate transparency, diverting funds away from people in their hour of greatest need.  
 
Governments may act in haste without verifying suppliers or determine fair prices. 
 
Unscrupulous merchants peddle faulty products such as -- defective ventilators, poorly manufactured tests or counterfeit medicines.   
 
And collusion among those who control supply chains has led to outrageous costs of much-needed goods, skewing the market and denying many people life-saving treatment.
 
We must work together to stop such thievery and exploitation by clamping down on illicit financial flows and tax havens; tackling the vested interests that benefit from secrecy and corruption; and exercising utmost vigilance over how resources are spent nationally.
 
Together, we must create more robust systems for accountability, transparency and integrity without delay. 
 
We must hold leaders to account.
 
Businesspeople must act responsibly.
 
A vibrant civic space and open access to information are essential.
 
And we must protect the rights and recognize the courage of whistle-blowers who expose wrongdoing.
 
Technological advances can help increase transparency and better monitor procurement of medical supplies.
 
Anti-corruption bodies need greater support and empowerment.
 
The United Nations itself continues to prioritize transparency and accountability, in and beyond the COVID-19 response. 
 
For many people in all regions, corruption has been a long-standing source of distrust and anger against their leaders and governments.
 
But corruption in the time of COVID-19 has the potential to seriously undermine good governance around the world, and to send us even farther off-track in our work to achieve the Sustainable Development Goals.
 
I urge all governments and all leaders to be transparent and accountable, and to use the tools provided by the United Nations Convention against Corruption.
 
As an age-old plague takes on new forms, let us combat it with new heights of resolve.
 
*****
Acte criminel et immoral, la corruption est la trahison ultime de la confiance publique.
 
Elle cause encore plus de préjudice en temps de crise, que le monde vit actuellement avec la pandémie de COVID-19.
 
La lutte contre le virus offre de nouvelles possibilités d’exploiter la faiblesse des systèmes de contrôle et le manque de transparence, de détourner des fonds destinés aux populations au moment où elles en ont le plus besoin.
 
Agissant dans la précipitation, les États omettent de contrôler les fournisseurs ou de rechercher des prix équitables.
 
Des commerçants peu scrupuleux vendent de mauvais produits, tels que des respirateurs défectueux, des tests mal fabriqués ou des faux médicaments.
 
Et la collusion entre les personnes qui contrôlent les chaînes d’approvisionnement fait grimper de manière scandaleuse le prix de biens indispensables, faussant le marché et privant de nombreuses personnes de traitements vitaux hors de portée.
 
Nous devons œuvrer ensemble pour mettre fin à ce vol et à cette exploitation en réprimant les flux financiers illicites et les paradis fiscaux ; en s’attaquant aux intérêts particuliers qui bénéficient du secret et de la corruption ; et en exerçant la plus grande vigilance sur la manière dont les ressources sont dépensées au niveau national.
 
Ensemble, nous devons créer sans délai des systèmes plus solides de responsabilité, de transparence et d’intégrité.
 
Nous devons demander des comptes aux dirigeants.
 
Les hommes d’affaires doivent agir de manière responsable.
 
Un espace civique dynamique et un accès ouvert à l’information sont essentiels.
 
Nous devons protéger les droits et reconnaître le courage des lanceurs d’alerte.
 
Les progrès technologiques peuvent contribuer à accroître la transparence et à mieux contrôler les achats de fournitures médicales.
 
Les organismes de lutte contre la corruption doivent bénéficier d’un plus grand soutien et avoir plus de responsabilités.
L’ONU elle-même continue de donner la priorité à la transparence et à la responsabilité, pendant la lutte contre la COVID-19 et au-delà.
 
Pour nombre de personnes, partout, la corruption est depuis toujours une source de méfiance et de colère contre les dirigeants et les gouvernements.
 
Mais la corruption pendant la COVID-19 risque de compromettre gravement la bonne gouvernance dans le monde et de nous éloigner encore plus des objectifs de développement durable.
 
J’invite instamment tous les gouvernements et tous les dirigeants à faire preuve de transparence et de responsabilité et à utiliser les instruments prévus dans la Convention des Nations Unies contre la corruption.
 
Alors que ce vieux fléau prend de nouvelles formes, combattons-le avec une détermination renouvelée.