Secretary-General’s message on the International Day for the Right to Truth concerning Gross Human Rights Violations and for the Dignity of Victims [scroll down for French version]
Statements | Ban Ki-moon, Former Secretary-General
Earlier this year, I had the honour of paying my respects at the gravesite of Monsignor Óscar Arnulfo Romero, who was murdered in El Salvador on this day in 1980. Monsignor Romero was an icon for human rights and social justice.
Every year, the United Nations marks the anniversary of his death by honouring the memory of the victims of gross human rights violations and promoting the importance of the right to truth and justice.
The right to the truth – which is both an individual and collective right – is essential for victims but also for society at large. Uncovering the truth of human rights violations of the past can help prevent human rights abuses in the future.
That is why the United Nations supports fact-finding missions, commissions of inquiry, and truth commissions to uncover the truth about gross violations of human rights and serious violations of international humanitarian law. We work to promote justice, propose reparations, and recommend reforms of abusive institutions.
Over the last twelve months, the United Nations supported Commissions of Inquiry on the Central African Republic, the Democratic People’s Republic of Korea, Eritrea, the recent conflict in Gaza and the Syrian Arab Republic. We are also providing advice and assistance to a number of transitional justice processes, including in Cote d’Ivoire and Tunisia. I once again call for the full implementation of recommendations of commissions of inquiry and truth commissions.
The best way to honour Monsignor Romero’s legacy of fighting for human rights and human dignity is by taking concrete action to fulfil the right to truth and other fundamental human rights in our time. On this vital day, let us together pledge to help victims, their families and societies realize their right to truth and protect all who strive to see the truth prevail.
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Plus tôt dans l’année, j’ai eu l’honneur de me recueillir sur la tombe de Mgr Óscar Arnulfo Romero, qui a été assassiné en El Salvador il y a aujourd’hui précisément 35 ans. Mgr Romero était une icône des droits de l’homme et de la justice sociale. Chaque année, l’Organisation des Nations Unies commémore sa mort en honorant la mémoire des victimes de graves violations des droit de l’homme et en faisant connaître l’importance du droit à la vérité et à la justice. Le droit à la vérité, à titre individuel mais aussi collectif, est essentiel pour les victimes mais aussi pour la société dans son ensemble, car dévoiler les violations des droits de l’homme commises par le passé, c’est aussi peut-être pouvoir empêcher qu’en soient perpétrées de nouvelles à l’avenir. C’est la raison pour laquelle l’Organisation des Nations Unies encourage la mise en place de missions d’établissement des faits, de commissions d’enquêtes et de commissions de la vérité pour faire toute la lumière sur les violations flagrantes des droits de l’homme et les graves violations du droit international humanitaire. Notre tâche est de promouvoir la justice, de proposer des réparations et de faire des recommandations en vue de la réforme des institutions abusives. Au cours des 12 derniers mois, l’Organisation des Nations Unies a apporté son concours aux commissions d’enquête qui ont été mises sur pied pour établir la réalité des faits en République centrafricaine, en République populaire démocratique de Corée, en Érythrée, à Gaza, lors du dernier conflit, et en République arabe syrienne. Elle prodigue aussi ses conseils et son assistance dans le cadre de plusieurs processus de justice transitionnelle, notamment en Côte d’Ivoire et en Tunisie. J’appelle de nouveau à la pleine application des recommandations faites par les commissions d’enquête et les commissions de la vérité. La meilleure manière de rendre hommage à la mémoire de Mgr Romero et au combat qu’il a mené au nom des droits de l’homme et de la dignité humaine, c’est de prendre des mesures concrètes pour assurer de nos jours l’exercice du droit à la vérité et d’autres droits de l’homme fondamentaux. En ce jour si spécial, nous devons ensemble promettre d’aider les victimes et leur famille et les sociétés à exercer leur droit à la vérité et de protéger tous ceux qui se battent pour faire connaître la vérité.