Une capture d'écran d'une vidéo de la campagne 2019 de la Journée mondiale du sida. ONUSIDAS

Messages

2019
Message du Secrétaire général de l'ONU

Si nous voulons mettre fin à l’épidémie de sida d’ici à 2030, comme nous nous sommes engagés à le faire dans les objectifs de développement durable, nous devons agir ensemble sans relâche. L’ONU, les gouvernements, la société civile et d’autres partenaires travaillent en étroite collaboration pour élargir l’accès aux services de santé et prévenir de nouvelles infections à VIH. En 2018, plus de 23 millions de personnes vivant avec le VIH étaient sous traitement.

Partout dans le monde, les organisations communautaires jouent un rôle de premier plan à cet égard : elles aident les personnes touchées à faire valoir leurs droits, favorisent un accès sans stigmatisation à des services sociaux et à des services de santé, veillent à ce que les services bénéficient aux personnes les plus vulnérables et les plus marginalisées et exercent des pressions pour faire modifier les lois discriminatoires. Comme l’énonce très justement la formule retenue pour le thème de cette année, les organisations communautaires font la différence.

Pourtant, tous les besoins ne sont pas satisfaits. Alors que 38 millions de personnes – un chiffre record – vivent actuellement avec le VIH, les ressources consacrées à la lutte contre l’épidémie ont diminué d’un milliard de dollars l’an dernier. Nous devons plus que jamais tirer parti de l’action que mènent les membres des organisations communautaires qui se battent pour les intérêts de leurs pairs, fournissent des services liés au VIH, défendent les droits de la personne et offrent un soutien à celles et ceux qui en ont besoin.

Lorsque les organisations communautaires s’engagent, des changements positifs se produisent, les investissements portent leurs fruits, et l’égalité, le respect et la dignité se trouvent renforcés.

Avec l’aide des organisations communautaires, nous pouvons venir à bout du sida.

António Guterres

António Guterres

 


Directrice générale de l'UNESCO

En cette Journée internationale, nous nous rassemblons pour promouvoir le droit à l’égalité et la participation effective des personnes handicapées à la vie de nos sociétés.

Plus d’un milliard de personnes, soit environ 15 % de la population mondiale, vivent aujourd’hui avec une certaine forme de handicap1. Nombreuses sont celles qui sont encore victimes de multiples formes de discrimination, de marginalisation, voire de violences et d’oppression.

En raison de la persistance de certains préjugés, les inégalités perdurent par exemple sur le marché du travail. C’est ainsi que le taux d’emploi est plus faible chez les hommes handicapés (53 %) et les femmes handicapées (20 %) que chez les hommes non handicapés (65 %) et les femmes non handicapées (30 %)2. Les personnes handicapées sont par conséquent plus susceptibles de faire face à des situations de pauvreté, alors même qu’elles doivent parfois assumer des dépenses de santé élevées. Les enfants handicapés sont eux aussi victimes d’inégalités, qui les conduisent trop souvent à ne pas pouvoir suivre des parcours scolaires adaptés.

Mais d’année en d’année, les consciences s’éveillent, les mentalités évoluent. C’est le fruit du travail admirable des associations, dont les efforts inlassables doivent être encouragés et soutenus.

Audrey Azoulay

Audrey Azoulay

 

2019
Directrice générale de l'ONUSIDA

Les organisations communautaires ont ma confiance.
Les communautés peuvent changer les choses.
Les organisations communautaires sont notre meilleur espoir pour mettre fin au sida, car les communautés luttent contre le VIH depuis son apparition !
Alors que l’épidémie ravageait nos pays, villes et villages, les femmes ont maintenu la cohésion au sein de leur communauté et ont endossé la charge de fournir les soins pour leurs familles.
Pendant trop longtemps, nous avons accepté leur action bénévole sans nous poser de questions.
Face à l’adversité, des communautés de gays, de professionnel(le)s du sexe et des consommateurs de drogues se sont organisées pour défendre leurs droits à la santé, droits accordés à tous les citoyens et toutes les citoyennes.
Nous savons que les organisations communautaires ont prouvé leur importance. Cela est incontestable.
Sans elles, 24 millions de personnes n’auraient pas accès à un traitement aujourd’hui. Sans les organisations communautaires dirigées par des femmes vivant avec le VIH et affectées par le virus, nous ne serions jamais aussi près de mettre un terme aux nouvelles infections chez les enfants, d’élever les orphelins et de prendre soin des malades.
Il y a 25 ans, une femme du Burundi du nom de Jeanne a été la première personne à révéler son statut sérologique positif. Aujourd’hui, elle place les leaders face à leurs responsabilités et lutte pour leur droit à la santé.
Depuis lors, de jeunes figures emblématiques sont venues grossir les rangs de pionnières comme Jeanne. Laissez-moi vous présenter Yana, 20 ans, qui est née avec le VIH en Ukraine.Elle a créé Teenergizer, un groupe rassemblant des jeunes de toute l’Europe de l’Est.
À notre époque où le pouvoir est détenu par des hommes d’un certain âge, elle souhaite que les jeunes dans sa situation fassent entendre leur voix et aient le choix.
Ou encore Fiacre. Fiacre vit en République centrafricaine et fait partie des milliers de personnes déplacées par un conflit. Il se rend à vélo jusqu’à une clinique pour chercher des antirétroviraux pour lui et les membres de son groupe. En chemin, il est obligé de franchir des barrages et des postes de contrôle. Sans son aide, chacun dans sa communauté devrait entreprendre ce parcours dangereux. Un courage extraordinaire, n’est-ce pas ?
Et les exemples ne manquent pas à travers le monde d'organisations communautaires qui font la différence.
Cependant, il faut arrêter de tenir leur travail pour acquis. Lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida, l’ONUSIDA salue les victoires des militantes et militants ainsi que des organisations communautaires qui combattent le VIH.
Nous nous souvenons aussi de toutes celles et ceux qui ont disparu et nous honorons leur mémoire. Face au silence, les activistes ont obtenu des services qui sauvent des vies dans leurs communautés. Mais les contributions innombrables des femmes et de beaucoup d’autres personnes ne pourront jamais remplacer la responsabilité des gouvernements.
Laissez-moi vous rappeler ici que les pays se sont engagés à ce que 30 % minimum des services liés au VIH soient fournis par les organisations communautaires.
Ils ont également convenu d'allouer 6 % de tous les financements dédiés au VIH à la mobilisation des communautés afin de promouvoir les droits humains et de modifier les lois entravant l’élimination du sida.
Ne nous voilons pas la face. Défendre les droits humains et affronter les discriminations, la criminalisation et la stigmatisation n’est pas sans risques aujourd’hui.
Ainsi, nous invitons les gouvernements à créer de bonnes conditions pour que les activistes de notre cause puissent travailler du mieux possible.
Avec les organisations communautaires ouvrant la voie et les gouvernements tenant leurs promesses, alors nous mettrons fin au sida.

Winnie Byanyima

Winnie Byanyima