Le Secrétaire général de l'ONU se dirige vers une salle de conférence.

Message du Secrétaire général (2025)

L’esclavage est non seulement une horreur tirée des livres d’histoire, mais aussi un drame moderne et impitoyable.

À l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, nous commémorons les victimes du passé, en particulier les 15 millions d’hommes, de femmes et d’enfants d’Afrique qui ont été saisis, enchaînés et vendus comme esclaves par-delà l’océan, ou qui ont péri en chemin.

Nous contemplons les cicatrices douloureuses que leur asservissement a infligées à nos sociétés, notamment les inégalités structurelles et les injustices systémiques qui perdurent depuis des générations.

Nous nous mobilisons pour protéger les quelque 50 millions de personnes dans le monde actuellement soumises à des formes contemporaines d’esclavage, dont beaucoup de femmes et d’enfants.

Nous réitérons notre appel à empêcher que les violations des droits humains telles que le travail forcé et le mariage forcé ne fassent de nouvelles victimes.

Les formes contemporaines d’esclavage sont perpétuées par des réseaux criminels qui s’en prennent aux personnes qui luttent contre l’extrême pauvreté, la discrimination ou la dégradation de l’environnement, ainsi que par des trafiquants qui exploitent les personnes cherchant à fuir les conflits armés ou à migrer en quête de sécurité et de perspectives. Elles arrachent aux personnes leurs droits et leur humanité.

Les gouvernements, les entreprises, la société civile et les syndicats doivent s’unir pour mettre fin à cette crise une fois pour toutes. Ils doivent également offrir des recours et des réparations, notamment un véritable accès à la justice, une indemnisation équitable, des mesures de réhabilitation et de restitution et des garanties que les victimes et leurs familles n’auront plus à souffrir.

2026 marque le 100e anniversaire de la Convention relative à l’esclavage, à l’occasion duquel la communauté internationale a pris l’engagement audacieux de mettre fin à l’esclavage sous toutes ses formes. Nous devons agir avec la même détermination pour éliminer les formes contemporaines d’esclavage. Bâtir un monde fondé sur la liberté, la dignité et la justice pour toutes et tous est non seulement possible, mais bien notre responsabilité commune.

Les formes contemporaines d’esclavage sont perpétuées par des réseaux criminels qui s’en prennent aux personnes qui luttent contre l’extrême pauvreté, la discrimination ou la dégradation de l’environnement [...]. Elles arrachent aux personnes leurs droits et leur humanité.

Secrétaire général de l'ONU, António Guterres