
Message du Secrétaire général, António Guterres (2026)
En ces temps troublés, l’océan nous rappelle que nos destins sont liés.
L’océan régule notre climat, préserve les écosystèmes et les économies, et fait vivre des milliards de personnes.
Mais l’océan est en grave danger – et nous sommes en train de le pousser au-delà de ses limites.
La troisième Évaluation mondiale de l’océan, publiée aujourd’hui, fait état d’une crise qui s’intensifie sous l’effet combiné des changements climatiques, de la surpêche, de la perte de biodiversité et de la pollution des mers.
Il est temps d’admettre que les ressources océaniques sont loin d’être inépuisables.
Nous devons tisser avec l’océan une nouvelle relation :
fondée sur la science,
encadrée par le droit international,
et bâtie sur une responsabilité partagée – entre les nations, les secteurs d’activités et les générations – pour promouvoir la réalisation des objectifs de développement durable.
Le succès de la troisième Conférence sur l’océan, tenue l’an dernier, et l’entrée en vigueur, cette année, de l’Accord sur la biodiversité marine des zones ne relevant pas de la juridiction nationale montrent que l’action multilatérale est non seulement possible, mais indispensable.
En cette Journée mondiale de l’océan, nous devons agir avec l’ambition et la détermination requises par la situation.
Aujourd’hui, toutefois, c’est l’océan qui a besoin de notre aide. Les signaux de détresse sont partout : eaux encombrées de plastique, effondrement des populations de poissons, disparition des écosystèmes marins, hausse des températures, montée des eaux... Nous devons faire vivre ce qui nous fait vivre.
António Guterres
