Un enfant traîne un récipient en plastique vide avec l'aide d'une ficelle.
Un enfant joue avec un petit traîneau fabriqué à partir d'un récipient vide et d'une ficelle, au camp de Roj, dans le nord-est de la Syrie.
Photo :UNICEF/Romenzi
 

Mettre un terme aux attaques contre les enfants

C'est une triste réalité : quand un conflit armé éclate, ce sont les membres les plus vulnérables de la société - à savoir les enfants - qui sont les plus touchés. Les six violations les plus courantes en temps de guerre sont le recrutement et l'utilisation d'enfants, les meurtres, les violences sexuelles, les enlèvements, les attaques contre les écoles et les hôpitaux et le refus de l'accès à l'aide humanitaire.

Le 19 août 1982, à l'occasion de sa session extraordinaire d'urgence sur la question de Palestine, l'Assemblée générale, « consternée par le grand nombre d'enfants palestiniens et libanais qui ont été les victimes innocentes des actes d'agression d'Israël », a décidé de commémorer le 4 juin de chaque année la Journée internationale des enfants victimes innocentes de l'agression (résolution de l'Assemblée générale, A/RES/ES-7/8).

Le but de cette journée est de reconnaître les souffrances endurées par les enfants du monde entier, victimes de violences physiques, mentales et émotionnelles, et de mettre l'accent sur l'engagement des Nations Unies dans la protection de leurs droits.
 

Contexte

Le rapport historique publié en 1996 par Mme Graça Machel, experte désignée par le Secrétaire général deux ans plus tôt, avait attiré l'attention de la communauté internationale sur les conséquences dévastatrices des conflits armés sur les enfants. À la suite de ce rapport, l'Assemblée générale a adopté, en 1997, la résolution A/RES/51/77 qui a marqué un tournant dans la protection des droits des enfants piégés dans les situations de conflit partout dans le monde. Cette résolution a ainsi marqué le début d'un nouveau consensus entre les États Membres sur la nécessité d'un effort international coordonné pour remédier aux vulnérabilités et aux violations auxquelles les enfants sont confrontés.

Cette résolution, bâtie sur les efforts de l'Assemblée générale sur ce sujet, notamment la Convention relative aux droits de l'enfant et son Protocole facultatif concernant l'implication d'enfants dans les conflits armés, a conduit à la création du mandat et à la nomination d'un représentant spécial pour le sort des enfants en temps de conflit armé. Ce poste est actuellement occupé par Mme Virginia Gamba, de l'Argentine. 

Ces dernières années, le nombre de violations perpétrées contre des enfants a augmenté dans de nombreuses zones de conflit. Nous devons nous mobiliser davantage pour protéger les 250 millions d'enfants vivant dans des pays ou des zones touchés par les conflits, les empêcher d'être la cible d'extrémistes violents, mais nous devons également promouvoir le droit international humanitaire et les droits de l'homme et assurer la garantie que des comptes soient rendus en cas de violation de leurs droits.

Adopté en 2015, le Programme des Nations Unies pour le développement durable à l'horizon 2030 met aussi l'accent de manière explicite (comme dans son objectif n°16, cible 2) sur l'élimination de la maltraitance, de l'exploitation et de la traite des enfants, ainsi que de toutes les formes de violence et de torture dont ils sont victimes. Il fournit un cadre universel pour pouvoir garantir un meilleur avenir aux enfants du monde entier et c'est pourquoi la protection de leurs droits dépend aussi de sa réalisation d'ici à 2030.

Croquis illustrant les six violations graves contre les droits des enfants.

Face à l'augmentation des violations graves commises à l'encontre des enfants partout dans le monde, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, a lancé #AgirPourProtéger, une campagne mondiale visant à sensibiliser et appuyer les actions menées pour protéger les enfants touchés par la guerre en renforçant la collaboration entre les Nations Unies, la société civile et la communauté internationale. Rejoignez la campagne et découvrez ce que vous pouvez faire pour protéger les droits de ces enfants !

James avait 13 ans quand il a été enlevé a Soudan du Sud. Retenu prisonnier pendant trois ans, il a été forcé à se battre.

James avait 13 ans quand il a été enlevé au Soudan du Sud. Retenu prisonnier pendant trois ans, il a été forcé à se battre. Après avoir reçu un tir dans la jambe, il a été laissé pour mort par le groupe armé qui l’avait capturé. Le jeune garçon a pu être ramené à Djouba auprès de sa famille. Mais les cicatrices physiques et psychiques de son passé d’enfant soldat demeurent. Comme James, des dizaines de milliers d’enfants et de jeunes sont régulièrement enrôlés dans des groupes armés contre leur volonté ou par nécessité. Découvrez leurs témoignages et ce que fait actuellement l'UNICEF pour libérer ces enfants et faire en sorte de leur donner un avenir.

 Illustration : perspective du bâtiment du Secrétariat de l‘ONU et titre, les journées internationales.

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.