27 janvier 2026

Trop souvent, la paix est perçue comme la simple absence de guerre – un calme au milieu du chaos. Pourtant, la paix n'est pas passive. C'est un état actif et une responsabilité partagée qui exige un effort collectif soutenu. La coexistence pacifique est un choix conscient, un choix qui nous permet de considérer nos différences – de race, de religion, de langue et de culture – non pas comme des menaces, mais comme des sources d'enrichissement et de force. Elle nous invite à écouter, à privilégier le dialogue plutôt que le monologue, et à construire des ponts là où d'autres cherchent à ériger des murs. Dans un monde marqué par une polarisation croissante, la résurgence des nationalismes et la montée des tensions sociales, ce choix n'est plus une option. Il est impératif et indispensable.

En cette première Journée internationale de la coexistence pacifique, le 28 janvier 2026, la communauté mondiale est appelée non seulement à réfléchir à une noble aspiration, mais aussi à réaffirmer son engagement envers l'œuvre exigeante et transformatrice de la construction de la paix par la compréhension mutuelle à tous les niveaux de la société. InstauréeInstituée par l'Assemblée générale des Nations Unies par la résolution 79/269, cette Journée offre l'occasion de faire du respect de la diversité, du dialogue interculturel et interreligieux et de la solidarité entre tous les êtres humains les fondements d'un monde plus pacifique, plus juste et plus inclusif.

Depuis plus de deux décennies, l'Alliance des civilisations de l'Organisation des Nations Unies (UNAOC) œuvre à promouvoir la coexistence pacifique en allant au-delà des discours abstraits et en transformant le dialogue en actions collectives concrètes. Je suis fermement convaincu que le vivre-ensemble pacifique, ou « convivencia », est l'antidote à la haine.

Lors du onzième Forum mondial de l'UNAOC, organisé par le Royaume d'Arabie saoudite à Riyad en décembre dernier, une large coalition d'États membres, d'organisations internationales et régionales, de chefs religieux, de représentants du secteur privé, de jeunes et de la société civile s'est réunie autour de la vision directrice de l'UNAOC : « De nombreuses cultures. Une seule humanité ». Ensemble, ils ont exprimé une conviction commune : le dialogue est plus fort que la division, le respect plus puissant que la haine, et la paix n'est pas une aspiration lointaine, mais une responsabilité que nous partageons dès aujourd'hui.

S'appuyant sur la dynamique des précédents Forums mondiaux de Cascais (Portugal) en 2024 et de Fès (Maroc) en 2022, le Forum de Riyad a réaffirmé l'engagement de l'UNAOC en faveur d'une Alliance pour la paix – un mouvement mondial qui va au-delà des simples déclarations pour inspirer des partenariats concrets entre les gouvernements, la société civile, les chefs religieux, les jeunes et les femmes. Notre mission ne se limite pas à la seule prévention des conflits. Elle consiste à cultiver activement l'empathie, à favoriser le dialogue et à promouvoir des sociétés inclusives où chacun peut vivre ensemble dans la dignité, malgré ses différences.

En 2025, l'UNAOC a lancé un appel à la paix, à la fin des guerres et au respect du droit international à Guernica, en Espagne, et à Sarajevo, en Bosnie-Herzégovine – deux villes qui interpellent profondément la conscience de l'humanité. Au sein des communautés, des voix de résilience et de réconciliation ont fait écho à une vérité simple mais profonde : la paix a autant besoin de nous que nous avons besoin d'elle. Cet appel mondial se poursuivra lors de la troisième édition de l'initiative à Luanda, en Angola, afin de réaffirmer la conviction que la paix n'est pas un privilège, mais un droit et une responsabilité pour tous.

Pourtant, les rassemblements symboliques et les forums de haut niveau, aussi importants soient-ils, doivent se traduire par des impacts concrets sur le terrain. La coexistence pacifique commence au niveau local – dans les salles de classe, les quartiers, les lieux de travail et les espaces numériques où les germes de l'intolérance peuvent s'enraciner aussi facilement que ceux de la solidarité. Elle s'épanouit lorsque les jeunes sont responsabilisés en tant qu'acteurs de la paix, lorsque les femmes participent pleinement à la construction de la paix et lorsque les acteurs religieux et culturels servent de ponts plutôt que de barrières. Elle se renforce lorsque nous respectons l'État de droit, protégeons les droits humains et luttons fermement contre la discrimination sous toutes ses formes. Nous avons joint l'acte à la parole pour garantir que les principes mondiaux se traduisent par des changements mesurables. Nos initiatives phares, telles que le Fonds de solidarité pour la jeunesse, le programme Jeunes bâtisseurs de paix, le Programme de bourses, l'Alliance des femmes pour la paix, le Pôle d'innovation interculturelle et le Festival vidéo PLURAL+ pour les jeunes, en sont la preuve concrète.

Aujourd'hui, je pense à l'écrivain, philosophe et fils franco-algérien de la Méditerranée, Albert Camus, qui a déclaré avec clarté et courage : « La paix est la seule bataille qui vaille la peine d'être menée. »

Après plus de quatre décennies de service politique et diplomatique, je reste guidé par cette conviction. Je continue de mener ce combat non pas par la force, mais par le dialogue ; non pas par la peur, mais par l'espoir ; non pas par la division, mais par la conviction inébranlable que notre humanité commune est plus forte que tout ce qui cherche à la déchirer.

Ensemble, nous pouvons bâtir des sociétés résilientes dans leur diversité, fortes par le dialogue et riches en respect mutuel – des sociétés où la coexistence pacifique n'est pas seulement célébrée une fois par an, mais vécue au quotidien.

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