L'Afrique. Ce seul mot évoque un peuple au destin tragique. Sa population subit de plein fouet les chocs extérieurs causés par les catastrophes naturelles, la guerre et les conflits. C'est aussi là où la pandémie du sida a fait le plus de ravages. Il est indiscutable que l'Afrique est confrontée à de nombreux problèmes qui entravent sa capacité à assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations. Et la situation semble se répéter d'une année à l'autre. Pourtant, tout n'est pas négatif : c'est probablement le continent qui possède les plus grandes ressources naturelles.
L'Afrique est couverte de nombreuses terres arables, abrite une faune abondante et possède les plus hautes montagnes équatoriales ainsi que des forêts tropicales humides tout en ayant les déserts les plus arides du monde. Depuis les années 1970, l'environnement et les ressources naturelles de la plupart des pays africains ont été de plus en plus menacés par la pression causée par l'expansion rapide des populations et des villes, sur laquelle est venu se greffer le vih/sida qui a été un frein considérable au développement1,2. Les politiques adoptées n'ont pas réussi à redresser la situation et, dans un certain nombre de pays, les chefs d'État ont pris le pouvoir par la force, ce qui constitue une atteinte aux principes démocratiques.
Plusieurs facteurs ont contribué à la diminution de la production alimentaire : dégradation des terres, mauvaise gestion des ressources en eau disponibles, organismes nuisibles et maladies, méthodes de production alimentaire et d'entreposage et technologies de transformation des aliments inappropriées, conflits civils et guerres, politiques économiques mal conçues pour soutenir la production alimentaire. À tout cela s'est ajoutée la condition sociale et économique des femmes qui constituent la majorité des producteurs alimentaires3,4. Ces facteurs ont engendré une détérioration de la sécurité alimentaire qui a doublé le nombre d'Africains sous-alimentés, qui est passé de 100 millions à la fin des années 1960 à 200 millions en 1995. D'après les estimations, la région sera incapable de nourrir 60 % de sa population d'ici à 20252,3. La population africaine, estimée à 118 millions d'habitants au début du XXe siècle, a atteint 788,5 millions en 1997 et devrait s'élever à 1,5 milliard d'ici à 20154,5. Cette augmentation rapide n'est pas tant un problème que l'incapacité des pays africains à allier croissance économique et croissance démographique. Après tout, l'immense potentiel agricole et les vastes ressources naturelles de l'Afrique restent en grande partie inexploités.
L'urbanisation a été l'un des développements les plus importants du XXe siècle. Au début du siècle dernier, 5 % de la population vivait dans les zones urbaines, 20 % y vivaient dans les années 1960 puis 35 % dans les années 1990. Avec 4 %, l'Afrique a le taux annuel de croissance urbaine le plus élevé au monde. Il a été établi que l'essentiel de la croissance de la population mondiale a lieu dans les pays en développement. Cette augmentation, estimée à un milliard de personnes entre 1995 et 2010, sera principalement absorbée par les villes de ces pays. Évidemment, ces villes connaissent des problèmes considérables en matière de logements et de développement des infrastructures. Les logements étant en mauvais état et inadéquats, les bidonvilles se multiplient. Et ces villes font face à une forte augmentation du transport des passagers, à une insuffisance des ressources en eau, à une détérioration de l'assainissement et à une insécurité alimentaire en hausse4,6,9.
Dans les zones rurales, pour fuir la pauvreté, des populations migrent vers les villes à la recherche de meilleurs moyens d'existence. Les économies rurales, qui dépendent principalement de l'agriculture, ont été, en grande partie, détruites par la dégradation des terres et le manque de main-d'œuvre, alors que les jeunes et la population active partent vivre dans les villes dans l'espoir de trouver un emploi. L'agriculture continue de se pratiquer sans intrants, ce qui donne des rendements faibles. L'instabilité politique a également perturbé les activités économiques, aggravant encore plus la pauvreté. De plus, la répartition de la richesse est inégale : la plus grande partie des ressources est détenue par un minuscule pourcentage de la population, tandis que la majorité continue de s'enfoncer dans la pauvreté4.
Mais malgré ces problèmes importants, il existe de nombreuses opportunités pour améliorer les conditions de vie des pauvres. Certains pays sont prospères mais, malheureusement, on en entend trop rarement parler car les observateurs ont tendance à traiter l'Afrique d'un seul bloc.
PAUVRETÉ ET FAIM : UNE RELATION CYCLIQUE
En Afrique, la faim peut être « cachée », et chronique. Le nombre de personnes souffrant de la faim, estimé à 180 millions, est élevé et continue de progresser à un rythme rapide10, mais est cependant inférieur aux chiffres publiés récemment par la Banque mondiale.
La sécurité alimentaire permet de vivre dans la dignité et de mener une vie saine11. Être à l'abri de la faim a été décrit comme un droit de l'homme fondamental, c'est pourquoi l'élimination de la faim est l'un des Objectifs du Millénaire pour le développement (omd) de l'ONU. En fait, la réalisation de cet objectif aura des répercussions importantes sur la réalisation des autres omd et pourra également réduire les guerres et les conflits culturels12,13.
La pauvreté demeure l'une des principales causes de la faim en Afrique. Plus de la moitié des Africains vivent au-dessous du seuil de pauvreté (avec moins de 1,50 dollar par jour) et plus des trois quarts habitent dans les zones rurales14. Le manque d'argent ou de ressources pour acheter de la nourriture engendre la faim, à la fois chronique et cachée. La faim engendre donc la pauvreté, les personnes souffrant de la faim produisant moins3,12. Dans la plupart des régions, la pauvreté continue d'être un phénomène rural, bien que la pauvreté urbaine soit en hausse sous ses formes les plus sordides. La pauvreté rurale incite de nombreuses populations à quitter leur maison à la recherche d'un emploi, ce qui transfère la pauvreté vers les zones urbaines.
Alors que la croissance économique continue d'être lente et stagnante en Afrique subsaharienne, l'insécurité alimentaire est devenue un problème de développement majeur dans les villes. Il faut que l'Afrique crée un environnement qui attire à la fois les investissements locaux et étrangers et que ceux-ci offrent aux populations des opportunités d'emploi. Il faut, toutefois, pouvoir assurer la sécurité des investisseurs et de leurs investissements, ces garanties n'étant pas souvent présentes dans de nombreuses régions du continent déchirées par les conflits.
LE FLÉAU DES MALADIES
L'Afrique est frappée par des maladies meurtrières, comme le paludisme, la typhoïde, la tuberculose et, aujourd'hui, la pandémie du vih/sida. Les risques de morbidité, de mortalité et de retard de la croissance sont particulièrement élevés chez les enfants. Le fléau des maladies freine la croissance démographique, en particulier dans le cas du vih/sida. Chaque jour, environ 10 000 personnes sont infectées par le vih en Afrique subsaharienne, et plus de 14 millions - soit 64 % du taux mondial de mortalité - meurent de la maladie16,17. Selon le recensement kényan effectué en 1999, le Kenya comptait 28 686 607 habitants18, alors que le nombre de séropositifs estimés en 2001 s'élevait à plus de 2 millions19. Les taux d'infection sont particulièrement élevés parmi les pauvres, car les femmes sont souvent infectées par leur conjoint qui travaille au loin. L'analphabétisme et l'apathie sont très répandus, réduisant l'impact de la plupart des campagnes de sensibilisation; et, généralement, ces populations ont cessé de penser à leur avenir sur le long terme, étant seulement concernées par leur survie.
La maladie affecte également la sécurité alimentaire de diverses façons : la perte de la main-d'œuvre due au décès des victimes; le travail et autres ressources qui étaient consacrés à l'agriculture sont consacrés à la prise en charge des malades; la perte du savoir traditionnel; les difficultés pour la famille d'acheter de la nourriture; et la transformation des activités de production alimentaire avec l'adoption de cultures à croissance rapide au détriment de la production de cultures plus longues mais présentant une valeur nutritionnelle élevée16. En raison de la dégradation des sols, les malades ont des difficultés à cultiver leur propre terre. La sécheresse, les inondations et le changement climatique ont des répercussions sur les activités agricoles20-25.
QUAND LES ARMES REMPLACENT LE MATÉRIEL AGRICOLE
Assurer la sécurité alimentaire des populations affamées dans les régions déchirées par un conflit a été, et continue d'être, un immense défi. Il est triste de constater que la majorité des régions d'Afrique ont connu à un moment ou à un autre des conflits violents, généralement internes, entre des groupes ethniques. Les causes de ces conflits sont variées : le désir de contrôler certaines régions riches en minerais, par exemple, en Angola, en République démocratique du Congo et en Sierra Leone; les tensions dues à l'insuffisance des ressources agricoles et des pâturages; et le chauvinisme ethnique. Alors que certains conflits sont terminés depuis longtemps, leurs effets sur l'environnement, l'infrastructure, la santé ainsi que le bien-être de la nation se font encore sentir.
Dans certains pays, les conflits se poursuivent, avec leur lot de blessés et de morts à la fois du côté des combattants et du côté des civils. Ils perturbent les activités économiques quotidiennes et donc la production, la commercialisation et la distribution alimentaire. Non seulement les fermes sont abandonnées et les activités commerciales interrompues, mais les populations sont déplacées et trop fragilisées pour participer à des activités productives. L'insécurité alimentaire est alors inévitable. De plus, les personnes déplacées vivent souvent dans des camps surpeuplés où elles sont exposées à des maladies liées au manque d'hygiène. Enfin, la malnutrition se propage, touchant principalement les enfants, mais aussi les adultes comme on le voit fréquemment dans les reportages télévisés. La malnutrition chez les adultes devient une menace sérieuse à la sécurité alimentaire, en particulier dans la Corne de l'Afrique, les populations touchées étant trop affaiblies physiquement pour entreprendre des activités productives. Les communautés pastorales nomades, en particulier au Kenya et en Ouganda, sont particulièrement touchées par les conflits26,27,28.
COMMENT LA FAIM EST PERÇUE PAR LE PUBLIC
Au fil des ans, on a constaté que les pays africains étaient mal préparés à faire face aux catastrophes et aux situations d'urgence. Les périodes de sécheresse alternant avec les périodes de crue, ces deux phénomènes entraínent généralement une pénurie alimentaire due aux mauvaises récoltes. Et c'est généralement ce type de situations qui suscitent un regain d'intérêt pour l'Afrique. La télévision et les journaux diffusent des images d'Africains émaciés, en proie aux souffrances, laissés en rade et désespérés. Nous nous souvenons tous des images insoutenables d'Éthiopiens émaciés qui ont ému le monde et donné lieu à une grande mobilisation de soutien pendant la famine de 1984 qui a fait plus d'un million de morts. En Afrique australe, pendant la saison des récoltes de 1994-1995, la production céréalière a chuté de 35 % par rapport à l'année précédente, avec une baisse de la production de maïs de 42 % due à la sécheresse25,28. Les chercheurs ont identifié les famines récurrentes en Afrique subsaharienne comme un « nouvelle variante », qui a été exacerbée par le changement climatique mondial ainsi que par la pandémie du vih/sida30.

LA BIOTECHNOLOGIE EN AFRIQUE : UN PROBLÈME OU UNE PANACÉE ?
Au cours des dernières années, peu de technologies ont suscité un débat aussi vif que la biotechnologie moderne. Selon la Convention sur la diversité biologique en 199233, la biotechnologie peut être définie comme « toute application technologique qui utilise des systèmes biologiques, des organismes vivants, ou des dérivés de ceux-ci, pour réaliser ou modifier des produits ou des procédés à usage spécifique ». L'Afrique s'est souvent retrouvée au centre de la controverse sur la biotechnologie. L'application de la biotechnologie moderne à la production agricole représente un immense potentiel car elle permettrait d'augmenter la production alimentaire, de réduire les pertes et la pénurie de denrées alimentaires ainsi que la faim qui y est associée.
Plusieurs succès ont déjà été enregistrés, notamment la production de cultures qui sont plus résistantes aux conditions climatiques néfastes, comme la sécheresse ou la salinité, les organismes nuisibles et les mauvaises herbes. C'est le cas de la pomme de terre, du maïs, du soja et de la tomate34, mais il est clair que d'autres cultures peuvent aussi en bénéficier. L'utilisation réduite de pesticides et d'herbicides a également amélioré la qualité et la valeur nutritionnelle des aliments35,36.
La controverse sur l'application de cette technologie à la production alimentaire semble concerner les questions de sécurité, qui doivent être examinées. En 2002, suite à une pénurie alimentaire causée par la sécheresse, l'Afrique australe a connu une période de famine qui a menacé de faire de nombreuses victimes. Par le biais du Programme alimentaire mondial (pam), la communauté internationale a offert une aide alimentaire en produits génétiquement modifiés pour faire face à la situation. Les gouvernements ont refusé catégoriquement, invoquant les risques que représente ce type de céréales pour la santé et considérant qu'il était injuste de demander aux populations appauvries de choisir entre la mort immédiate ou la mort associée à la consommation d'aliments génétiquement modifiés. Cette opinion a été particulièrement forte en Zambie, où des craintes ont été exprimées sur la nature « toxique » du maïs et les risques de « contamination » des céréales zambiennes par le pollen du maïs transgénique37. Il est donc évident qu'il faut non seulement éduquer le public sur la biotechnologie mais aussi que les chercheurs africains soient mieux informés pour conseiller leurs gouvernements. Les réactions émotionnelles n'ont aucune valeur scientifique. Étant donné la mondialisation du commerce alimentaire, il sera difficile pour l'Afrique de se protéger contre cette technologie qu'elle considère comme étant néfaste pour le continent.
CONSIDÉRATIONS POLITIQUES
Bien que de nombreux problèmes entravent la capacité de l'Afrique à répondre aux besoins alimentaires des populations, les Africains sont pleins d'espoir. Mais l'espoir ne suffit pas. Ils doivent agir et agir vite en collaboration avec la communauté internationale afin d'éradiquer la faim.
Un élément majeur sera l'atténuation de la pauvreté, à la fois rurale et urbaine, qui permettra à un plus grand nombre de populations d'avoir accès à une nourriture adéquate. On sait qu'il ne peut y avoir de croissance économique dans un environnement non démocratique et sans la mise en place d'infrastructures adéquates. Les dirigeants africains ont la responsabilité de mettre en œuvre les politiques nécessaires pour promouvoir la démocratie, ce qui renforcera le développement social et économique, mettra fin aux violations des droits de l'homme et créera un environnement propice aux investissements, à la fois nationaux et étrangers.
L'agriculture continue de jouer un rôle important dans les économies de la plupart des pays africains. Il est donc impératif que les gouvernements prennent des mesures pour promouvoir le développement rural et agricole. Les options viables comprennent le développement de l'agriculture de subsistance pour augmenter la production alimentaire; le renforcement de la capacité du capital humain pour participer au commerce et l'utilisation de technologies qui augmentent la production, comme la biotechnologie; un meilleur accès des populations rurales à la terre, à l'emploi et au crédit; et l'amélioration des infrastructures et des services sociaux dans les zones rurales.
Afin de réduire la vulnérabilité face à la pénurie alimentaire causée par les catastrophes naturelles, il sera nécessaire pour les gouvernements africains d'améliorer l'infrastructure, en particulier les systèmes d'alerte rapide et la distribution alimentaire. De plus, les pays devront maintenir des réserves alimentaires nationales stratégiques par une gestion efficace de la production, du stockage et du traitement de la nourriture.
La contribution des femmes est également un aspect qu'il ne faut pas négliger. Selon Joachim von Braun, les femmes augmentent de 22 % les rendements des cultures de base quand elles ont le même niveau d'éducation, d'expérience, d'accès aux services d'extension et aux intrants que les hommes. Cela est particulièrement important car les femmes jouent un rôle central dans la production alimentaire, la gestion des ressources naturelles, la génération de revenus, l'alimentation et la sécurité nutritionnelle de leur famille30.

Enfin, une fois ces propositions mises en œuvre, les Africains seront dans une meilleure position pour construire un environnement libéré de la faim d'une manière durable sur les plans social, économique, politique et environnemental et seront en mesure de renforcer leur position internationale.
Notes 1 FAOSTAT. FAOSTAT Base de données statistiques. FAO, Rome, Italie. 1997. 2 Nana-Sinkam, S.C. Land and Environmental Degradation and Desertification in Africa. Publication commune UNECA/FAO, Addis Ababa, Éthiopie, 1995. 3 FAO. Nourriture, sécurité et nutrition. Sommet mondial de l'alimentation, FAO, Rome, Italie. 1996. 4 PNUE. Afrique. Dans Rapport sur l'avenir de l'environnement mondial 2000. PNUE, 1999. pp 52-68. 5 Division de la population des Nations Unies. Populations annuelles 1950-2050. Nations Unies, New York, États-Unis, 1996. 6 CNUEH. An Urbanizing World: Global Report on Human Settlements. Oxford University Press, Oxford, Royaume-Uni et New York, États-Unis. 7 ICWE. Conférence internationale sur l'eau et l'environnement : le développement dans la perspective du XXIe siècle. 26-31 janvier 1992, Dublin, Irlande. Secrétariat de l'ICWE, OMM, Genève, Suisse, 1992. 8 GIEC. Les impacts régionaux du changement climatique : évaluation de la vulnérabilité. Un rapport spécial du groupe de travail II du GIEC. Cambridge University Press, Cambridge, Royaume-Uni, 1998. 9 HABITAT. Base de données des indicateurs urbains mondiaux. HABITAT, Kenya, 1997. 10 Bryant E. Water: Tapping Africa's Most Basic. Africa Farmer. 1994; 12: 25-28. 11 FAO. Rapport final du Sommet mondial de l'alimentation, partie I. FAO, Rome, Italie, 1996. 12 Pinstrup-Andersen, P., Pandya-Lorch, R. et M.W. Rosegrant. Sécurité alimentaire mondiale. Dans : The Unfinished Agenda-Perspectives on Overcoming Hunger, Poverty and Environmental Degradation. IFPRI, 2001. 13 FAO. L'état de l'insécurité alimentaire dans le monde, FAO, Rome, 2002. 14 FIDA. Rapport sur la pauvreté rurale 2001. FIDA, Rome, 2001. 15 Babu S. « Food and Nutrition Policies in Africa: Capacity Challenges and Training Options. » Afr. J. Food Nutr. Sci. 2001;1:20 16 Wilson, S.E. AIDS Mushrooms into a Development Crisis. Dans : The Unfinished Agenda - Perspectives on Overcoming Hunger, Poverty and Environmental Degradation. IFPRI, Washington 2001, chapitre 6. 17 AIDS Analysis Africa. Southern African Edition. 1996; 7. Afrique du Sud. 18 CBS. (Central Bureau of Statistics) Rapport sur le recensement de la population 1999. CBS, Nairobi, Kenya, 1999. 19 Baltazar, G.M. AIDS in Kenya: Background Projections, Intervention and Policy. NAS COP, ministère de la Santé, Nairobi, Kenya. 2001. 20 Darkoh, M.B.K. Desertification: The Scourge of Africa. Tiempo. 1993;
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