New York
UN

Secretary-General's message on World Refugee Day [scroll down for French version]


Statements | António Guterres, Secretary-General


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During my decade as UN High Commissioner for Refugees, I witnessed the resilience and contributions of refugees across all walks of life.

Their perseverance in the face of adversity inspires me every day. 

Refugees represent the very best of the human spirit.

They need and deserve support and solidarity — not closed borders and pushbacks.

As we mark World Refugee Day, we confront a startling statistic.

More than 100 million people living in countries rocked by conflict, persecution, hunger and climate chaos have been forced to flee their homes.

These are not numbers on a page.

These are individual women, children and men making difficult journeys — often facing violence, exploitation, discrimination and abuse.

This Day reminds us of our duty to protect and support refugees — and our obligation to open more avenues of support.

This includes solutions to resettle refugees and to help them rebuild their lives in dignity.

We need greater international support for host countries, as called for by the Global Compact for Refugees, to boost access to quality education, decent work, health care, housing and social protection. 

And we need much stronger political will to make peace, so refugees can return safely to their homes.

This year’s theme is “Hope Away from Home.”

I call on the world to harness the hope that refugees carry in their hearts.

Let’s match their courage with the opportunities they need, every step of the way.

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Au cours des dix années que j’ai passées à la tête du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, j’ai été témoin de la résilience des réfugiés et des contributions qu’ils apportent, dans toutes les sphères de la vie.

Leur persévérance face à l’adversité est pour moi, jour après jour, source d’inspiration.

Les réfugiés représentent le meilleur de l’esprit humain.

Ce qu’il leur faut et ce qu’ils méritent, c’est du soutien et de la solidarité, et non des frontières fermées et des refoulements.

En cette Journée mondiale des réfugiés, les statistiques sont effrayantes.

Plus de 100 millions de personnes vivant dans des pays en proie à des conflits, victimes de persécutions, de la faim et du chaos climatique ont été contraintes de fuir leurs foyers.

Ce ne sont pas des chiffres sur le papier.

Ce sont des femmes, des enfants et des hommes qui entreprennent un voyage difficile, subissant fréquemment violences, actes d’exploitation, discriminations et sévices.

Cette Journée nous rappelle notre devoir de protéger et d’aider les réfugiés – et notre obligation d’offrir davantage de moyens de les secourir.

Il nous faut, notamment, trouver des solutions qui permettent de réinstaller les réfugiés et de les aider à reconstruire leur vie dans la dignité.

Il nous faut un soutien international plus important pour les pays d’accueil, comme il est demandé dans le Pacte mondial pour les réfugiés, afin d’améliorer l’accès à une éducation de qualité, à un travail décent, aux soins de santé, au logement et à la protection sociale.

Et il nous faut une volonté politique beaucoup plus forte de faire la paix, afin que les réfugiés puissent regagner leurs foyers en toute sécurité.

Le thème de cette année est « De l’espoir loin de chez soi ».

J’appelle la communauté internationale à s’inspirer de l’espoir que les réfugiés portent dans leur cœur.

Associons leur courage aux chances dont ils doivent pouvoir profiter, à chaque étape de leur cheminement.