New York
UN

Secretary-General's message on the International Day for Countering Hate Speech [scroll down for French version]


Statements | António Guterres, Secretary-General


Hate speech is used to stoke fear and division, often for political gain, and at immense cost to communities and societies. It incites violence, exacerbates tensions, and impedes efforts to foster mediation and dialogue. It is one of the warning signs of genocide and other atrocity crimes.

Hate speech is often aimed at vulnerable groups, reinforcing discrimination, stigma and marginalization. Minorities, women, refugees, migrants, and people of diverse sexual orientation and gender identity are frequent targets. Social media platforms can amplify and spread hate speech at lightning speed.

Misguided and ambiguous responses to hate speech – including blanket bans and internet shutdowns – may also violate human rights by restricting freedom of speech and expression. They may even silence some of those best placed to counter hateful narratives: human rights defenders and journalists.

But we are far from powerless in the face of hate speech. We can and must raise awareness about its dangers, and work to prevent and end it in all its forms.

The United Nations Strategy and Plan of Action on Hate Speech is our comprehensive framework for tackling the causes and impacts of hate speech, in line with international human rights standards.

Our offices and teams around the world are confronting hate speech by implementing local action plans, based on this strategy.

Education initiatives, positive speech campaigns, research to understand and address root causes, and efforts to promote inclusion and equal rights all have an important role. Religious, community and business leaders can all play their part.

The United Nations is consulting governments, technology companies and others on a voluntary Code of Conduct for information integrity on digital platforms, aimed at reducing the spread of mis- and disinformation and hate speech, while protecting freedom of expression.

As we mark the International Day for Countering Hate Speech, let us renew our efforts to prevent and end this toxic and destructive phenomenon, while promoting inclusive, just and peaceful communities and societies and protecting the rights and dignity of all.

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Les discours de haine servent à attiser la peur et à diviser, souvent à des fins politiques, aux dépens des communautés et des sociétés qui en font les frais. Ils incitent à la violence, exacerbent les tensions et entravent les efforts de médiation et de dialogue. Le discours haineux est l’un des signes avant-coureurs des génocides et d’autres atrocités criminelles.

Les discours de haine sont souvent dirigés contre les groupes vulnérables, ce qui accentue la discrimination, la stigmatisation et la marginalisation déjà subies. Les minorités, les femmes, les réfugiés, les migrants et les personnes ayant une orientation sexuelle et une identité de genre différentes sont souvent pris pour cible. Sur les plateformes de médias sociaux, les discours de haine peuvent s’amplifier et se répandre à la vitesse de l’éclair.

Les ripostes malavisées et ambiguës aux discours de haine - y compris les interdictions générales et les fermetures d’Internet - risquent également de bafouer les droits humains en restreignant la liberté d’expression. Elles peuvent même réduire au silence certaines des personnes les mieux placées pour contrer les contenus haineux : les défenseurs et défenseuses des droits humains et les journalistes.

Malgré tout, nous sommes loin d’être impuissants face aux discours de haine. Nous avons le pouvoir et le devoir de sensibiliser le public aux dangers qu’ils représentent ainsi que de faire un travail de prévention et d’oblitérer ces discours sous toutes leurs formes.

La Stratégie et le Plan d’action des Nations Unies pour la lutte contre les discours de haine constituent notre cadre global pour remédier aux causes et aux effets des discours de haine, conformément aux normes internationales relatives aux droits humains.

Nos services et nos équipes dans le monde entier luttent contre les discours de haine en mettant en œuvre des plans d’action locaux basés sur cette stratégie.

Les initiatives en matière d’éducation, les campagnes de discours positif, les recherches visant à comprendre les causes profondes pour y remédier, ainsi que les efforts destinés à promouvoir l’inclusion et l’égalité des droits ont tous un rôle important à jouer. Les chefs religieux, les responsables locaux et les chefs d’entreprise peuvent apporter leur pierre à l’édifice.

L’Organisation consulte les gouvernements, les entreprises technologiques et d’autres acteurs au sujet d’un code de conduite volontaire portant sur l’intégrité de l’information diffusée sur les plateformes numériques, l’objectif étant de réduire la propagation d’informations erronées, la désinformation et les discours haineux, tout en protégeant la liberté d’expression.

À l’occasion de la Journée internationale de la lutte contre les discours de haine, renouvelons notre engagement à prévenir et faire cesser ce phénomène toxique et destructeur, tout en favorisant l’avènement de communautés et de sociétés inclusives, justes et pacifiques et en protégeant les droits et la dignité de toutes et tous.