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Joint communiqué of the African Union, the United Nations, the European Union and the International Organization of La Francophonie on the situation in the Kasaï provinces, Democratic Republic of the Congo


Notes to correspondents


Addis Ababa, New York, Brussels and Paris, 27 March 2017: The African Union (AU), the United Nations (UN), the European Union (EU) and the International Organisation of La Francophonie continue to follow developments in the Democratic Republic of the Congo (DRC) closely. They express deep concern over the grave situation in the Kasaï provinces, as illustrated by reports that, between 23 and 24 March, about 40 members of the Congolese National Police were killed, during an ambush by the Kamuina Nsapu militia on the road between Tshikapa and Kananga.
 
The four partner organizations condemn this despicable act and express their condolences to the families of the victims. They further condemn all other acts of violence and violations of human rights that have recently taken place in the Kasaïs.
 
The levels of violence as well as reports of human rights violations witnessed in some parts of the DRC require an urgent response from the country's political leaders. In this context, they urge the defence and security forces to exercise restraint in the efforts to restore order in the Kasaïs, and encourage the continuation of the recently-initiated dialogue between the Government and the Kamuina Nsapu militia, in order to find a peaceful solution to the situation in the Kasaïs. They reiterate the need for a credible investigation to shed light on human rights violations and ensure that the perpetrators are held accountable. In this regard, they welcome the steps announced by the Government and look forward to their follow-up.
 
The four organizations underscore the urgency to fully implement the 31 December 2016 political agreement facilitated by the National Episcopal Conference of the Congo (CENCO), including the appointment, in line with the relevant provisions of that Agreement, of a Prime Minister from the Opposition. Such progress will help facilitate the country's stabilization, the restoration of law and order in areas affected by violence and the holding, within the envisaged timeframe, of the elections that should conclude the transitional period agreed to by the Congolese stakeholders.
 
Communiqué conjoint de l'Union africaine, des Nations unies, de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la Francophonie sur la situation dans les provinces du Kasaï, en République démocratique du Congo
 

Addis-Abeba, New York, Bruxelles et Paris, le 27 mars 2017: L'Union africaine (UA), les Nations unies (NU), l'Union européenne (UE) et l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) continuent de suivre de près l'évolution de la situation en République démocratique du Congo (RDC). Elles notent avec une profonde préoccupation la grave situation dans les provinces du Kasaï, attestée notamment par les informations faisant état de la mort d’environ 40 membres de la Police nationale congolaise tués lors d'une embuscade tendue par la milice Kamuina Nsapu, entre le 23 et le 24 mars, sur l’axe Tshikapa-Kananga.
 
Les quatre organisations partenaires condamnent cet acte ignoble et présentent leurs condoléances aux familles des victimes. Elles condamnent en outre tous les autres actes de violence et les violations des droits humains qui se sont déroulées récemment dans les provinces du Kasaï.
 
Le niveau de violence, ainsi que les rapports faisant état de violations des droits humains, que connaissent certaines zones de la RDC doivent interpeller tous les responsables politiques congolais. À cet égard, elles exhortent les forces de défense et de sécurité à la retenue dans leurs efforts visant à restaurer l'ordre dans les provinces du Kasaï, et encouragent la poursuite du dialogue entamé récemment entre le Gouvernement et la milice Kamuina Nsapu, afin de trouver une issue pacifique à la situation actuelle dans les provinces du Kasaï. Elles rappellent l'impératif de la conduite d'une enquête crédible pour faire la lumière sur les violations des droits humains et poursuivre en justice leurs auteurs. À cet égard, elles se félicitent des mesures annoncées par le Gouvernement et attendent avec intérêt les actions qui en résulteront.
 
Les quatre organisations partenaires soulignent également l'urgence que revêt la mise en œuvre effective de l'Accord du 31 décembre 2016, conclu sous les auspices de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), y compris par la nomination, conformément aux dispositions pertinentes dudit Accord, d'un Premier ministre issu de l'opposition. Une telle avancée facilitera le processus de stabilisation du pays, le rétablissement de l’ordre public dans les zones affectées par la violence et la tenue, dans les délais prévus, des élections qui doivent conclure la période de transition convenue par les acteurs congolais.