New York
UN

Statement by the Secretary-General on the situation in Côte d'Ivoire [scroll down for French version]


Statements | Ban Ki-moon, Former Secretary-General


I am very concerned about developments in Côte d'Ivoire.

 

 

 

The security situation has deteriorated dramatically over the past days with fighting having escalated between forces loyal to President Ouattara and those forces remaining loyal to Mr. Gbagbo. This is a direct consequence of Mr. Gbagbo's refusal to relinquish power and allow a peaceful transition to President Ouattara.

 

 

 

The country has been plunged into violence with a heavy toll on the civilian population.

 

 

 

In the past few days, forces loyal to Mr. Gbagbo have intensified and escalated their use of heavy weapons such as mortars, rocket-propelled grenades and heavy machine guns against the civilian population in Abidjan.

 

 

 

These forces have also targeted the Headquarters of the United Nations Operation in Côte d'Ivoire (UNOCI) at Sebroko Hotel with heavy-calibre sniper fire as well as mortars and rocket-propelled grenades. Four peacekeepers have been wounded in these attacks. Furthermore, forces loyal to Mr. Gbagbo have attacked UNOCI patrols dispatched to protect civilians and convoys transporting wounded in Abidjan, resulting in several more wounded peacekeepers.

 

Consequently, pursuant to paragraph 6 of Security Council resolution 1975 (2011) of 30 March 2011, I have instructed the Mission to take the necessary measures to prevent the use of heavy weapons against the civilian population, with the support of the French forces pursuant to paragraph 17 of Security Council resolution 1962 (2010).

 

 

 

In this regard, around 5pm local time today, UNOCI undertook a military operation to prevent the use of heavy weapons which threaten the civilian population of Abidjan.

 

 

 

I have informed the Security Council. The Under-Secretary-General for Peacekeeping Operations will brief the Security Council soon.

 

 

 

Let me emphasize that UNOCI is not a party to the conflict. In line with its Security Council mandate, the Mission has taken this action in self defence and to protect civilians. .

 

 

 

I again remind all those who commit serious violations of international humanitarian and human rights laws that they will be held accountable.

 

 

*****

Déclaration du Secrétaire général sur la situation en Côte d'Ivoire

 

Je suis très préoccupé par l'évolution de la situation en Côte d'Ivoire.

 

La situation sécuritaire s'est profondément détériorée ces derniers jours et les combats se sont intensifiés entre les forces loyales au Président Ouattara et celles restées loyales à M. Gbagbo. Cette situation est la conséquence directe du refus de M. Gbagbo de céder le pouvoir et de permettre une transition pacifique au Président Ouattara.

 

Le pays se trouve plongé dans la violence et on fait état d'un nombre très important de victimes parmi les populations civiles.

 

Ces derniers jours, les forces loyales à M. Gbagbo ont intensifié l'utilisation d'armes lourdes telles que des mortiers, des lance-roquettes et des mitrailleuses lourdes à l'encontre de la population civile d'Abidjan.

 

Ces forces ont également pris pour cible le siège de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI) qui se trouve à l'hôtel Sebroko, à l'aide de tirs d'armes lourdes lancés par des tireurs d'élite, ainsi que de mortiers et de lance-roquettes. Quatre casques bleus ont été blessés lors de ces affrontements. Les forces loyales à M. Gbagbo ont également attaqué les patrouilles déployées par l'ONUCI afin de protéger les civils et les convois transportant les blessés à Abidjan. Plusieurs autres casques bleus ont été blessés lors de ces attaques.

 

Par conséquent, conformément au paragraphe 6 de la résolution 1975 (2011) du Conseil de sécurité du 30 mars 2011, j'ai donné ordre à la Mission de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher le recours aux armes lourdes visant les populations civiles, avec l'appui des forces françaises conformément au paragraphe 17 de la résolution 1962 (2010) du Conseil de sécurité.

 

A cet effet, l'ONUCI a engagé une opération militaire aujourd'hui vers 17h heure locale, afin d'empêcher l'utilisation d'armes lourdes menaçant la sécurité des populations civiles d'Abidjan.

 

J'en ai informé le Conseil de sécurité. Le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix s'adressera au Conseil de sécurité très prochainement.

 

Je tiens à préciser que l'ONUCI n'est pas partie au conflit. Conformément au mandat qui lui a été confié par le Conseil de sécurité, la Mission a engagé cette action dans le cadre de l'auto-défense et de la protection des populations civiles.

 

Je tiens à rappeler que tout individu commettant de graves exactions à l'encontre du droit humanitaire international et des droits de l'homme sera tenu responsable.

 

New York, le 4 avril 2011