montage de portraits de six survivants
Photo :Office des Nations Unies contre la drogue et le crime

La voix des victimes nous guide

Le thème de cette année place les victimes de la traite d'êtres humains au coeur de la campagne et souligne l'importance d'écouter et d'apprendre des survivants. La campagne présente les survivants comme des acteurs clés de la lutte contre la traite des êtres humains et met l'accent sur le rôle crucial qu'ils jouent dans la mise en place de mesures efficaces pour prévenir ce crime, identifier et secourir les victimes et les soutenir sur la voie de la réhabilitation.

De nombreuses victimes de la traite d'êtres humains ont été confrontées à l'ignorance ou à l'incompréhension lorsqu'elles ont tenté d'obtenir de l'aide. Elles ont vécu des expériences traumatisantes après avoir été secourues lors des entretiens d'identification et des procédures judiciaires. Certaines ont été de nouveau victimisées et punies pour des crimes qu'elles ont été forcées de commettre par leurs trafiquants. D'autres ont été stigmatisées ou ont reçu un soutien insuffisant.

Tirer les leçons des expériences des victimes et transformer leurs suggestions en actions concrètes permettra d'adopter une approche plus centrée sur les victimes et plus efficace dans la lutte contre la traite des êtres humains.

 

Logo de la campagne Coeur bleu contre la traite des personnes

Pourquoi un cœur bleu ?

La campagne « Cœur bleu » est une initiative qui vise à mobiliser l’opinion pour lutter contre la traite d'êtres humains et ses conséquences sur la société. Le cœur bleu symbolise le désespoir des victimes de la traite et nous rappelle la cruauté de ceux qui achètent et vendent d’autres êtres humains.

Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants

La traite des personnes est un crime grave et une violation des droits de l'homme. Chaque année, des milliers d'hommes, de femmes et d'enfants tombent aux mains de trafiquants dans leur pays ou à l’étranger. Tous les États sont affectés par la traite d'êtres humains, soit en tant que pays d’origine, soit de transit ou de destination des victimes. L’Office des Nations Unies pour la lutte contre la Drogue et le Crime (ONUDC), garant de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et protocoles s'y rapportant, aide les États dans leurs efforts de mise en œuvre du Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes.

Le Protocole visant à prévenir, réprimer et punir la traite des personnes, en particulier des femmes et des enfants, a été adopté par la résolution A/RES/55/25 de l'Assemblée générale des Nations Unies. Il constitue le premier instrument juridique international comprenant une définition consensuelle de la traite des êtres humains. L'objectif de cette définition est de faciliter les convergences des approches nationales pour établir des infractions pénales qui permettraient une coopération internationale efficace dans la poursuite des affaires de traite de personnes. Le Protocole a également pour but de protéger et assister les victimes de la traite des personnes dans le respect de leurs droits fondamentaux.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le 30 juillet « Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains » dans sa résolution A/RES/68/192.

Le saviez-vous ? 

  • En 2018, environ 50 000 victimes de la traite des êtres humains ont été détectées et signalées par 148 pays. 
  • 50 % des victimes détectées ont été victimes de la traite à des fins d'exploitation sexuelle, 38 % ont été exploitées à des fins de travail forcé.
  • Les victimes féminines restent les principales cibles. Les femmes représentent 46 % et les filles 19 % de toutes les victimes de la traite.
  • Dans le monde, une victime sur trois détectée est un enfant. La part des enfants parmi les victimes de la traite détectées a triplé, tandis que la part des garçons a été multipliée par cinq au cours des 15 dernières année

Source : Office des Nations Unies contre la drogue et le crime

Visages humains

Affiche de la campagne Human faces (visages humains)

Écoutez leur histoire. Aidez-les à reconstruire leur vie.

Parcourez les histoires de ces femmes, ces hommes et ces enfants qui ont eu une seconde chance dans la vie grâce au travail efficace et compatissant des ONG bénéficiaires du fonds de contributions volontaires des Nations Unies en faveur des victimes de la traite des personnes, géré par l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC).

report cover with drawing of girl

Le Rapport mondial 2020 de l'ONUDC sur la traite des personnes est le cinquième du genre mandaté par l'Assemblée générale dans le cadre du Plan d'action mondial des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes de 2010. Le rapport s'appuie sur des données provenant de 148 pays et explore des questions particulièrement pertinentes dans le contexte de la crise actuelle, notamment les conséquences des facteurs socio-économiques, les moteurs de la traite des enfants et de la traite à des fins de travail forcé, et l'utilisation d'Internet par les trafiquants.

La traite d'êtres humains est un crime avec des causes profondes. De nombreux facteurs augmentent la vulnérabilité à la traite d'êtres humains, notamment la pauvreté, la discrimination, l'inégalité des sexes, la corruption et les conflits. L'éducation a donc un rôle important à jouer dans la lutte contre cette pratique, notamment en sensibilisant les élèves sur la traite d'êtres humains et aux vulnérabilités et risques qui y sont liés.  Cette dossier éducatif permet d'amener les élèves du secondaire (âgés de 13 à 18 ans) à comprendre de façon critique le sens et l'impact de la traite d'êtres humains.

A crowd of women sitting and laughing

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.