Une fillette revient d'une distribution d'aide humanitaire à l'Est de Mossoul (Iraq) avec une trousse d'hygiène pour bébés. © UNICEF Iraq/2016/Khuzaie
Une fillette revient d'une distribution d'aide humanitaire à l'Est de Mossoul (Iraq) avec une trousse d'hygiène pour bébés.
Photo :© UNICEF Iraq/2016/Khuzaie

Une solidarité mondiale pour mettre un terme à la pauvreté

La charité, comme les notions de bénévolat et de philanthropie, fournit un lien social réel et contribue à la création de sociétés inclusives et plus résilientes. La charité peut atténuer les pires effets des crises humanitaires, compléter les services publics dans les soins de santé, l'éducation, le logement et la protection des enfants. Elle aide à la promotion de la culture, de la science, des sports et la protection du patrimoine culturel et naturel. Elle favorise également les droits des personnes marginalisées et défavorisées et propage le message d'humanité dans les situations de conflit.

À travers le Programme de développement durable à l'horizon 2030, adopté en septembre 2015, les Nations Unies reconnaissent l'éradication de la pauvreté sous toutes ses formes comme le défi le plus important et un prérequis indispensable pour le développement durable. Ce programme appelle à renforcer l'esprit de solidarité mondiale, particulièrement à destination des plus pauvres et des plus vulnérables. Il souligne également le rôle du secteur privé – depuis les micro-entreprises jusqu'aux multinationales, en passant par les coopératives – et des organisations de la société civile et philanthropiques dans la mise en œuvre des objectifs de développement durable.

Ces 17 objectifs peuvent être regroupés en 6 domaines d'action : la dignité, l'humanité, la planète, la prospérité, la justice et les partenariats. Chacun de ces objectifs a le potentiel de transformer nos vies et notre planète en fournissant un cadre pour l'action des organisations philanthropiques, et permettre à tous de contribuer à rendre notre monde meilleur.

Contexte

La Journée internationale de la charité a été instaurée dans le but de sensibiliser et mobiliser les individus, les ONG et l'ensemble des acteurs impliqués dans le monde pour aider les autres à travers des activités bénévoles et philanthropiques.

Mère TeresaLa date du 5 septembre a été choisie pour commémorer l'anniversaire de la disparition de Mère Teresa de Calcutta, qui a reçu le Prix Nobel de la Paix en 1979 « pour ses travaux réalisés dans la lutte pour vaincre la pauvreté et de la détresse, qui constituent également une menace pour la paix. »

Mère Teresa, Agnès Gonxha Bojaxhiu de son vrai nom, est une religieuse et missionnaire catholique née en 1910. En 1928, elle s’est rendue en Inde où elle a mis sa vie au service des plus pauvres. En 1948, elle a obtenu la citoyenneté indienne et a fondé la congrégation des Missionnaires de la charité à Calcutta en 1950, qui est devenue célèbre pour son action en faveur des pauvres et des mourants de la ville.

Pendant plus de 45 ans, elle a soigné les pauvres, les malades, les orphelins et les mourants tout en guidant le développement des Missionnaires de la charité, d’abord en Inde puis dans d’autres pays, en créant notamment des hospices et des centres d’hébergement pour les plus démunis et les sans-abri. L’œuvre de Mère Teresa a été reconnue et saluée dans le monde entier et elle a reçu plusieurs prix et distinctions. Elle est décédée le 5 septembre 1997, à l'âge de 87 ans.

En reconnaissance du rôle de la charité dans l'atténuation des crises humanitaires et des souffrances humaines, ainsi que des efforts des organisations caritatives et des individus, y compris le travail de Mère Teresa, l'Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution A/RES/67/105 a désigné le 5 septembre, anniversaire de la mort de Mère Teresa, comme Journée internationale de la charité.

Une famille vivant dans un bidonville à Sonagachi, Kolkata, en Inde. Photo ONU/Kibae Park

La pauvreté ne se limite pas au manque de revenus ou de ressources productives qui garantissent des moyens de subsistance durables. Elle se manifeste aussi par la famine, la malnutrition, l’accès limité à l’éducation et aux services de base, la discrimination sociale, l’exclusion, ainsi que le manque de participation dans les prises de décision. Selon les données les plus récentes, plus de 736 millions de personnes vivent en dessous du seuil international de pauvreté. Environ 10 % de la population mondiale vit dans des conditions d’extrême pauvreté et se bat pour satisfaire des besoins élémentaires, tels que la santé, l’éducation, l’accès à l’eau potable et à un système sanitaire.

 

L’un des buts des Nations Unies, comme énoncé dans sa Charte, est de parvenir à « la réalisation de la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, culturel ou humanitaire ».  L’action humanitaire de l’ONU a débuté au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, dans une Europe dévastée dont elle a aidé à la reconstruction. À l’heure actuelle, la communauté internationale compte sur l'Organisation pour répondre aux catastrophes d'origine naturelle ou humaine, auxquelles un pays, réduit à ses propres moyens, ne pourrait faire face.

 

 Illustration : perspective du bâtiment du Secrétariat de l‘ONU et titre, les journées internationales.

Chaque journée internationale représente une occasion d’informer le public sur des thèmes liés à des enjeux majeurs comme les droits fondamentaux, le développement durable ou la santé. Ces journées sont aussi l’occasion pour le système des Nations Unies, les pouvoir publics et la société civile d’organiser des activités de sensibilisation et de mobiliser des ressources.