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Secretary-General Ban Ki-moon

Off-the-Cuff

Conférence de presse du Secrétaire général avec le Président de la République française, François Hollande [Secretary-General's remarks only]

Paris, 9 October 2012

SG: Je suis très heureux d’être à nouveau en France.

Durant mon bref séjour à Paris, j’ai eu des entretiens très fructueux avec son excellence le Président François Hollande, M. le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault et aussi M. le Ministre des affaires étrangères Laurent Fabius.

Je félicite le Président Hollande de montrer la voie.

J’ai eu de très bonnes discussions avec le Président comme il l'a expliqué suite au dîner que nous avons eu à ma résidence à New York il y a tout juste deux semaines.

Nous sommes tous préoccupés par la situation en Syrie. Nous sommes d’accord pour dire qu’il faut faire cesser la violence et la fourniture d’armes, et qu’il faut mettre en train dès que possible une transition conduite par les Syriens.

L’escalade du conflit le long de la frontière entre la Syrie et la Turquie et les répercussions que la crise a sur le Liban et les autres voisins de la Syrie sont extrêmement dangereuses. Il s’agit d’une catastrophe régionale, qui a des ramifications mondiales.

Je demande une fois encore à toutes les parties concernées de faire prevue de la plus grande retenue et de s’employer à trouver une solution politique. C’est la seule issue possible à la crise.

Je suis reconnaissant à la France de soutenir le Représentant special conjoint, Monsieur Lakhdar Brahimi.

Nous avons également parlé du Mali et du Sahel.

Je partage les préoccupations de la France et je sais que des Français sont retenus en otages au Sahel depuis 2010. Je demande qu’ils soient immédiatement libérés, de même que tous les autres otages.

Nous sommes en train d’élaborer une stratégie globale portant sur les problèmes transfrontaliers du Sahel : les armes, les réfugiés et le terrorisme.

J’ai proposé au Conseil de sécurité de nommer M. Romano Prodi, l’ancien Premier Ministre d’Italie, en tant qu’envoyé spécial pour le Sahel. Il coordonnera son action avec les parties prenantes et communiquera avec d’autres, notamment avec l’Envoyé de la France, M. Jean-Félix Paganon.

En ce qui concerne le Moyen-Orient, j’ai fait part de toute mon inquiétude face au blocage du processus de paix.

J’ai salué le leadership de la France.  Je remercie la France d’avoir dégagé 10 millions d’euros supplémentaires pour l’Autorité palestinienne.

J’espère que d’autres suivront cet exemple. La formule des deux États est la seule qui puisse mener à une paix durable.

J’ai également salué la campagne internationale que la France a lancée pour mettre fin à la peine de mort.

Enfin, j’ai été profondément attristé par les incidents antisémites qui se sont produits récemment ici, en France.

Les Nations Unies se dressent contre tout acte de haine ou d’intolérance religieuses. Je me félicite de constater que les autorités françaises ont exprimé publiquement leur rejet catégorique de tout antisémitisme et annoncé des mesures visant à renforcer    la sécurité. À l’heure où le monde fait face à tellement de problèmes, nous devons tous refuser la discorde et faire cause commune.

J’ai remercié tous les dirigeants que j’ai rencontrés de l’immense appui que la France apporte à l’Organisation des Nations Unies. Dans l’action que mène l’ONU, la France est aux premières lignes. À l’issue des entretiens que j’ai eus ici, je sais que cet engagement est plus fort que jamais. Je vous remercie M. le Président et Mesdames et Messieurs je suis prêt à entendre vos questions.

Q: Sur la Syrie, la mission de Lakhdar Brahimi, c’est intéressant en fait mais ça ne mène à rien.

SG: Permettez moi de repondre à votre question en anglais, si vous me le permettez.

I share the concerns and frustrations of the Syrian people at this time.  Too many people have suffered; too many people have died. This is an unacceptable situation. 

That is why the United Nations, together with key countries – like the members of the Security Council, including France - have been working tirelessly, day and night, to alleviate the suffering of the Syrian people.  Of course, there are divisions here and there. The Syrian people are divided into two.  The Security Council has not been able to be united, and there are some divisions, even the countries in the region. All these deadlocked situations must be broken. That is why, I believe, that, first and foremost, the violence must be stopped, as soon as possible. 

I have discussed with President Hollande at length on how we can bring about this cessation of violence, so that political dialogue could begin. The Joint Special [Representative], Mr. Lakhdar Brahimi, is now going to the region again.  He will visit several countries.  After that, he will soon visit Syria to have dialogue with President [Bashar al] Assad and other leaders there.

His priority is first to bring this unacceptable situation of violence to stop; and we provide the necessary humanitarian assistance to so many people who need our immediate support.  At this time, I would like to urge and appeal to the international community to provide their generous contributions and support for the refugees and people impacted within Syria. We are doing our best to resolve this issue as soon as possible.

Q: Qu’est-ce qui vous fait croire que le régime de Damas, le régime syrien, pourrait effectivement respecter un cessez-le-feu ? Et est-ce qu’il est possible de voter une résolution sur le Mali permettant donc d’avancer vers une solution alors qu’il y a un blocage comme vous l’avez justement dit tout a l’heure ?

SG: On your first question about the need to see an immediate ceasefire, that is exactly what we need to see happening.  It has been over 19 months, during which time more than 20,000 people have been killed. The situation has reached to such an unacceptable [level]; it is unbearable that people continue like this.  That is why I have conveyed my strong message to the Syrian Government that they should immediately declare a unilateral ceasefire.  Of course their reaction was that, what would happen if they do it, because the opposition forces might continue.  That is exactly what I have discussed, and I am in the process of discussing with the key Member States of the Security Council and the countries in the region. Lakhdar Brahimi will continue to discuss this matter. 

I am getting very positive support from the key countries. It is important that opposition forces are united in a more coherent way, and instead of pursuing a military option, I urge the opposition forces to agree to this unilateral ceasefire, when and if the Syrian Government declares it.  That, I am going to continue to discuss so that it will happen.

At this time, I would urge again those countries who are providing arms to both sides should stop providing military equipment, and also further militarization will put the Syrian people only in a more miserable situation. This is not an option. The only option available is political resolution through political dialogue, led by the Syrian people. Thank you.

Q: On the Malian situation?

SG: As you know, the interim President [Dioncounda] Traoré has requested the United Nations to provide support including security sector reform, as well as humanitarian assistance.

So many people, again, have been displaced and there have been 200,000 refugees. The continuing drought and the security instability have put so many people in a very difficult situation.  It is sort of a multiple crisis - a humanitarian crisis, and security crisis, and also in the northern part of Mali, there are terrorist groups like Ansar Dine and MUJAO.  And there is an unacceptable violation of human rights, imposing Islamist laws like Sharia. Those are all unacceptable situations. 

I believe that the Security Council members are very seriously considering and they are ready to discuss this matter, but we need more clarifications on the models and the formulas on how the international community can help them.  I sincerely hope that the Security Council will address this issue seriously, as soon as possible.