New York

04 April 2017

Secretary-General's message for the International Day for Mine Awareness and Assistance in Mine Action [scroll down for French version]

In today’s world, conflicts are multiplying and increasingly interlinked.

Most disturbingly, many warring parties shamelessly target civilians and show a flagrant disregard for international humanitarian law.

Improvised explosive devices are killing and injuring thousands of civilians annually. 

These pernicious devices are hidden in homes and schools, terrorizing local populations.    

Over the past twenty years, the United Nations and its partners have cleared vast areas of land contaminated by landmines and explosive remnants of war. Land that was once dangerous and unproductive has been returned to citizens, enabling them to rebuild their communities. The removal of landmines from roads and airstrips has facilitated humanitarian access to people in need.

The United Nations has provided medical assistance to victims, and educated millions of people on how to live safely during or in the immediate aftermath of conflict. 

We have also trained and employed thousands of men and women in mine action jobs that support and sustain peace. 
I thank the brave women and men working in mine action for their life-saving work.

I commend the Inter-Agency Coordination Group on Mine Action for its needs-driven, people centred approach.

And I applaud the United Nations Mine Action Service, now in its 20th year, for its leadership, courage and commitment to peace. 

Peace without mine action is incomplete peace.

I urge all Member States to keep this issue at the top of the international agenda when negotiating peace, when seeking to prevent harm during conflicts, and when deploying emergency humanitarian responses in war zones. 

Mine action establishes the foundations for lasting recovery and development.

No one should have to live in fear of dying even after the fighting stops.

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Les conflits se multiplient dans le monde et ils sont de plus en plus reliés les uns aux autres.

Il est particulièrement préoccupant de constater que, souvent, les belligérants n’ont aucun scrupule à prendre des civils pour cible, au mépris du droit international humanitaire.

Les engins explosifs improvisés font, chaque année, des milliers de morts et de blessés parmi les civils. 

Ces dispositifs pernicieux sont dissimulés dans des logements et des écoles, semant la terreur parmi les populations locales. 

Ces 20 dernières années, l’Organisation des Nations Unies et ses partenaires ont enlevé des mines et des restes de guerre explosifs sur de vastes étendues. Ces terres, naguère dangereuses et improductives, ont été restituées aux habitants, qui ont ainsi pu reconstruire leurs communautés. Le déminage de routes et de pistes d’atterrissage a facilité l’action des organismes à vocation humanitaire.

L’ONU a apporté une aide médicale aux victimes et, grâce à ses activités de sensibilisation, des millions de personnes ont appris à vivre en sécurité au cours ou au lendemain d’un conflit. 

Elle a aussi formé des milliers d’hommes et de femmes et les emploie à des activités de lutte antimines qui favorisent et préservent la paix. 

Je remercie ces gens courageux, dont l’action permet de sauver des vies.

Je félicite le Groupe interinstitutions de coordination de la lutte antimines d’avoir œuvré dans une perspective axée sur l’être humain et ses besoins.

Et je rends hommage au Service de la lutte antimines de l’ONU pour le rôle mobilisateur qu’il joue depuis près de 20 ans, ainsi que pour son courage et son attachement à la paix.

Sans la lutte antimines, la paix ne peut être complète.

J’invite instamment tous les États Membres à maintenir cette question au premier rang des préoccupations mondiales, lorsqu’il s’agit de négocier la paix, de s’employer à limiter les effets préjudiciables des conflits ou de mener une action humanitaire d’urgence dans les zones de guerre. 

La lutte antimines établit les fondements d’un relèvement et d’un développement durables.

Nul ne devrait continuer à vivre dans la crainte d’être tué lorsque les combats ont pris fin.